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[Event février 2020] Would you be my valentine ?
Monsieur le Directeur
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Vincent Leroy
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Sujet: [Event février 2020] Would you be my valentine ?
Lun 3 Fév - 23:38
                    

Le conseil se la joue Cupidon !

Bonne Saint-Valentin à tous ! En ce beau mois de février placer sous le signe de l’amour, les étudiants d’Ilukaan sont encore plus amoureux que jamais ! Ca sent le printemps, et les hormones sont en ébullition. C’est bien simple: chacun cherche son valentin ou sa valentine ! Chocolat, sortie en amoureux, bouquets de fleur et même poèmes, c’est parfois dur d’offrir la preuve de son affection à la personne aimée. Heureusement pour vous, le conseil des élèves est ici pour vous aider !

Vous avez tout de prévu pour votre beau ou votre belle, mais vous êtes bien trop timide pour aller lui parler ? Vous voulez jouer des tours à vos amis en leur faisant croire que quelqu’un d’anonyme les apprécie (car vous êtes un potit blagueur) ? Ne cherchez pas plus loin ! Le service Cupissimo est là pour vous !


Voici les étapes à suivre afin d’assurer le jour venu:

  • Notez avant tout que ce service sera disponible uniquement en rp chatbox.
  • Adressez vous par MP au compte PNJ “St-Valentin”, et remplissez cette petite fiche:


Code:
- Nom et Prénom de votre personnage: XXX
- Cadeaux: XXX
- Faut-il offrir votre cadeau d’une manière spécifique ? (ex: sur un air de chanson spécifique, avec une danse, etc…): XXX
- Nom et Prénom du destinataire: XXX


  • Les cadeaux peuvent contenir tout ce que vous voulez !
  • Si vous donnez des poèmes ou des textes en tant que cadeaux, soyez certains de les écrire !
  • Un des membres du conseil, déguisé en Cupidon, ira donner à votre partenaire vos cadeaux, et lui fera la sérénade avec le texte que vous avez écrit !
  • N’oubliez pas: le service est anonyme, et votre partenaire ne saura pas de qui vient les cadeaux ou le texte, à moins que vous y notiez votre nom.

Recueil de la Saint-Valentin

01. Le but de ce recueil

Malgré peu de participation, la lecture du recueil d'Halloween avait été appréciée, alors c'est reparti pour un tour ! Cette fois-ci, sortez vous arcs et vos flèches, vos crayons et vos claviers, vos pétales de rose et vos chocolats: l'ambiance est à la romance ! De quoi faire plaisir à nos shippeuses et shippeurs, qui auront le loisir de créer l'histoire de leurs envies.
02. Les modalités de participation

Voici une liste des conditions à respecter pour participer au recueil :

  • Le thème du recueil est "l'amour". Il est donc évident que votre écrit devra respecter ce thème: à noter que l'amour est un terme très vaste. Séparation, premier baiser, couple qui stagne, ou bien tout simplement amour amical ou familial: vous avez de quoi faire !
  • Adieu les histoires d'horreur de la dernière fois ! Cependant, nous vous invitons à toujours noter vos trigger warning (TW) si nécessaire. [Exemple: TW araignée, aiguille, etc etc.]
  • Le NSFW est autorisé. En revanche, nous vous demandons de le noter dans vos TW, et de mettre votre texte sous spoiler. Petits coquinous !
  • Vous avez le droit de faire n'importe quel type d'écrit. Il n'y a pas de minimum ou de limite de mots. Vous êtes libres là-dessus. Il peut s'agir d'un OS, d'un drabble, d’une suite de drabbles, d'un poème, d'une fic entière, que sais-je encore ! Du moment que cela respecte le thème, votre texte peut avoir n'importe quelle forme.
  • Faites attention: tous vos textes et vos drabbles doivent être réunis dans le même post. Vous avez l’autorisation d’éditer votre post au fur et à mesure.
  • Les personnages utilisés dans vos textes, s'il y en a, doivent provenir d'Ilukaan. Sinon ça ne serait pas un recueil de forum.
  • Si vous souhaitez utiliser l’OC d’un autre joueur, vous devez aller lui demander la permission.
  • Les UA (univers alternatifs) ne sont pas autorisés. Ceci veut dire que vous ne pouvez pas, par exemple, écrire un one-shot sur Lance et Keith se roulant une pelle dans l’espace avec un lion mécanique qui les regarde faire.
  • Les crackships sont cependant autorisés. Si vous souhaitez que Gabriel et Arthur se tiennent la main en rougissant, allez-y.
  • Les histoires relevant de faits passés ou futurs sont aussi autorisés. Ecrire une fanfiction sur la vie de couple mariés de Célestin et Oliver est tout à fait acceptable, tout comme écrire un poème sur les exs de Chandara l’est aussi.


Pour participer, pas besoin d'inscription, il vous suffit de poster votre texte (ou vos textes !) à la suite de ce topic. Et vous avez un mois complet, donc jusqu'au 14 mars, pour le faire. On espère que vous serez nombreux à nous montrer vos écrits de romance et d’amitié !

Aly (MP) — Tam (MP) — Sue (MP) — Alex (MP) — Gaumar (MP)
Compte commun (MP)
Voir le profil de l'utilisateur            https://ilukaan.forumactif.com
Chevalier du Shame
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Karkat Vantas
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Sujet: Re: [Event février 2020] Would you be my valentine ?
Jeu 20 Fév - 23:58
                    
L'amour brille sous les ☆étoiles☆
  • Liste des triggers: Chat, pauvre estime de soi, moronsexualité,
  • des gens qui sont cutes, un gars triste, des cheveux, de l'amour.
  • L’armoire est ouverte et les vêtements sont éparpillés partout : il y a des froufrous à n’en plus finir, des tissus de toutes les teintes, chaudes, froides, ternes et pailletées. Les accessoires ne manquent pas dans ce bal de coutures. Les gants élégants se mêlent aux collants colorés alors que les serre-tête et les bijoux restent dans leur coin, loin du danger que sont les pieds de nos deux protagonistes.

    Célestin n’a pas encore fait son choix. C’est la première fois qu’il teste les vêtements de son petit ami, et ils sont bien trop nombreux pour envisager un seul d’entre eux. Sans parler de toutes les combinaisons qui s’offrent à lui. Il ne sait pas quelle jupe va avec quel haut, quel chemisier s’accorde à quelle chaussure. Il n’est pas familier avec cette garde-robe, ce n’est pas la sienne. Il considère pendant un moment choisir une des tenues qu’il apprécie voir sur Oliver, mais où serait l’originalité dans tout ceci ? Il doit composer lui-même.

    Oliver patiente, les bras croisés.

    Un corset attire le regard de Célestin. Il se penche pour le ramasser, une idée germant dans son esprit. Il regarde aux alentours, et prend un chemisier blanc en accompagnement. Oliver hausse un de ses fins sourcils, intrigué par la soudaine mise en action de son partenaire. Avec le corset et le chemisier vient ensuite un short brun, de très longues chaussettes blanches, et des bottes immenses. Du point de vu Lolita d’Oliver, l’ensemble ne fait aucun sens. Du point de vue rêveur de Célestin, c’est celui qui lui conviendra le mieux.

    Il sourit en étalant les vêtements sur le lit aux couleurs d’Ursirre : bleu et blanc contre la tenue brune et blanche. Oliver écarquille ses yeux bleus en réalisant la raison d’un tel mélange.

    - Ça fait pirate, non ?

    Oliver sourit à son tour quand Célestin confirme ses dires.

    - Il ne manquerait plus que le chapeau.
    - Je suppose que je vais devoir en acheter un.
    - Tu n’as pas besoin, Oliver. Un vrai pirate se reconnaît à son attitude !

    Ils se regardent avec complicité dans un silence confortable et tendre, contemplant alors leurs deux ensembles côte à côte sur le confortable matelas.

    La demoiselle en détresse embrasse son pirate.


    ☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆


    - Ils sont PARTOUT, Francis. PARTOUT.
    - Je sais ! Je sais, ça ne sert à rien de hurler, ça ne les fera pas disparaître, et en plus tu vas avoir des rides. Si tu n’en as pas déjà.

    Arthur lance un regard noir à Francis, mains posées sur la table et épaules tendues. Un moment de silence passe alors que les deux se regardent dans les yeux sans aucun complexe. Une seconde devient deux secondes deviennent dix secondes entières.

    - A qui je mens. Tu as déjà des rides.
    - Va les retirer !!

    Francis lève les mains en l’air en signe de paix obligatoire, et s’éloigne avec un semblant de dignité certain. Ce n’est pas de sa faute s’il a les cheveux longs, et ce n’est pas de sa faute si les décoincer du siphon de douche est bien trop dégoutant pour lui, et bien trop dur pour faire à la baguette. C’est que ces petits fourbes blonds et fins se faufilent dans des endroits inattendus, et s’y attachent comme s’il s’agissait d’une question de survie.

    Arthur se masse les tempes. Quand Francis lui avait proposé d’emménager ensemble, il avait imaginé une bulle conjugale agréable et paradisiaque.

    Il n’avait pas du tout imaginé tous les problèmes que pourraient causer la simple chevelure de son cher et tendre.


    ☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆


    Keith Kogane ne regarde pas souvent plus loin que le bout de son nez. Son entourage lui passe inaperçu, seul son avis est le bon à ses yeux, et son impulsivité lui empêche toute possibilité de réflexion trop poussée. Mais il n’est pas non plus idiot. Il comprend bien que quelqu’un dans cette école a des sentiments pour lui. Il a la question : « Qui m’aime ? ». Il n’a absolument pas la réponse. Son manque d’observation l’entrave.

    Il en discute de plus en plus souvent avec son ami le plus proche, Lance. « On m’a offert une rose », « je sens que quelqu’un doit m’apprécier », « je me demande de quelle maison elle est. »
    Lance McClain regarde souvent Keith. C’est qu’il est quelqu’un de soucieux des autres, qui apprécie aider son entourage. Il n’est pas le plus intelligent, mais il sait parfaitement ce qu’il ressent, qui il est, et qui sont ses amis. Lance, lui, a la réponse : « Je l’aime ». Il se pose alors une autre question : « M’aime-t-il ? ».

    Il a envie de fuir quand Keith lui parle de la rose qu’il lui a secrètement offerte. Mais il a aussi envie de l’embrasser. Comme un réflexe de survie : « Bats toi ou barres toi. » Il ne sait pas du tout comment gérer toutes ces émotions.

    C’est dans la chambre qu’ils partagent quelques soirs que Lance ose faire un premier pas timide.

    - Peut-être que cette personne qui t’aime est plus proche de toi que tu ne le penses.

    Ceci fait réfléchir Keith. L’âme de Lance meurt doucement, son énergie drainée par un cœur battant bien trop fort.

    - Tu penses que c’est le genre de Katie d’offrir des fleurs ?

    Lance a une révélation : Il est moronsexual.


    ☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆


    Vincent caresse Minou le Terrible Fils de Zeus Conquérant des Terres Septentrionales Terreur des Sept Mers avec une infinie tendresse, passant ses doigts doucement parmi ses poils doux. Il porte Minou le Terrible Fils de Zeus Conquérant des Terres Septentrionales Terreur des Sept Mers à ses lèvres pour lui embrasser le haut de la tête. Minou le Terrible Fils de Zeus Conquérant des Terres Septentrionales Terreur des Sept Mers ronronne avec bonheur. Minou le Terrible Fils de Zeus Conquérant des Terres Septentrionales Terreur des Sept Mers rend l’affection en frottant l’une de ses petites oreilles contre la joue de Vincent, et ce dernier sourit comme s’il était l’homme le plus heureux du monde.

    Darren sent qu’il pourrait conquérir les Terres Septentrionales et les sept mers rien que pour être à la place de ce chat.


    ☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆


    - BLOODY HELL FRANCIS !

    L’ancien Cervirald passe sa tête par l’ouverture de la porte, confus. Il est allé faire les courses, il a cuisiné, il a même nourri le stupide crapaud qu’Arthur a acheté pour se moquer de lui. Sa liste des tâches ménagères a été remplie entièrement. Il n’a plus qu’à préparer le repas de ce soir, mais il n’y a rien d’urgent : ils viennent de finir celui du midi.

    Arthur montre le lavabo de la cuisine avec ses deux bras.

    - TES CHEVEUX ! Ils sont là aussi !
    - Ce sont des esprits libres, chéri. Et puis, tu les aimes.
    - Quand ils sont sur ta tête, pas en train de boucher tous les trous de cette maison !

    Francis soupire, et s’approche pour les retirer.


    ☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆


    - Qu’avez-vous à dire pour votre défense, Kenneth Kirkland, le plus immense traître de toute la génération des zoomers ?

    La peluche de dragon orange ne réagit absolument pas. Meulin se penche un peu vers Terezi, lisant ses lèvres comme elle peut. La canne de Terezi est pointée sur le mur d’à côté. Chandara s’approche pour la remettre au bon endroit : menaçant la pauvre créature de tissu.

    - Tu sais, notre séparation a été mutuelle, Terezi. Je ne pense pas qu’il soit un traître ! On s’est bien amusé ensemble !
    - Mais où est le fun si on ne peut pas l’accuser ? Quel est l’intérêt d’un procès ?!

    Meulin regarde Chandara comme pour chercher un soutien, ne serait-ce que visuel. La laotienne hausse les épaules, l’air un peu inquiète. Elle regarde les trois peluches sur le banc des accusés : trois petits dragons orange, jaune et noir, assis sur un rebord de fenêtre de la salle commune des Cerviralds. A l’occasion de ce rôle play juridique, monsieur écaille-mandarine, monsieur museau-citron et monsieur ailes-réglisse ont été renommés en Kenneth, Alfred et Karkat.

    - Je sais qu’Alfred m’a quitté, et qu’il n’a pas été des plus honnêtes avec moi. Mais je ne pense pas que ça mérite la prison non plus !
    - Et puis, Karkitty n’a rien fait, Terezi. C’est toi qui l’a quitté !

    L’aveugle baisse sa canne, son amusement évaporé.

    - Allez, les filles ! On est censé être ces filles badass et célibataires prêtes à pendre leur ex PUIS faire un coup d’état, tout en portant des chapeaux hyper cools ! Ce n’est pas drôle si on reste réalistes !

    Meulin et Chandara se concertent à nouveau du regard. Elles n’ont pas vraiment envie de jouer à ce jeu. Ce n’est pas qu’elles détestent le rôle play, c’est même le contraire pour Meulin d’ailleurs. C’est juste qu’elles n’aiment pas être méchantes avec qui que ce soit, au contraire de Terezi qui adore endosser le rôle de dragonne et juge cruelle et sans pitié. Elle a même préparé trois cordes d’avance, au grand déplaisir de ses deux compères.

    - Pourquoi ne serions-nous pas plutôt trois justicières faisant le procès de trois bandits qui auraient brûlé une ville entière en échange d’argent ?
    - Oh, j’aime ce scénario Chat-dara ! Terezi, allez ! Tu ne penses pas que c’est mieux ?

    Terezi réfléchit un moment, sa main droite au menton. C’est vrai. Pourquoi être la juge de ce cas-ci alors qu’elle se sait être la coupable ? Ce jeu ne la fait pas se sentir mieux. Chandara et Meulin ont sûrement raison : le passé est dans le passé, le raviver ne sert à rien. Maintenant, elles sont libres, elles ont du temps, et elles peuvent s’amuser comme bon leur semble, sans aucun homme. L’indépendance est totale.

    - D’accord, mais seulement si Meulin fait l’avocat du diable et Chandara l’avocat du bien ! Je verrais laquelle des deux est la plus convaincante !

    L’accusation finit une heure plus tard par une séance de vernis à ongle. Terezi adore l’odeur.


    ☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆


    Damianos se balance sur l’une des chaises de la salle du conseil. Laurent, à côté de lui, regarde son téléphone portable à la recherche des news sorcières.

    - Laurent.

    Le blond redresse la tête afin de regarde son petit ami, l’encourageant à continuer. Damianos a l’air de trouver sa question importante.

    - Je viens de réaliser. Pourquoi on appelle nos pouces « pouces » s’ils ne poussent pas ?

    Laurent a une révélation : il est moronsexual.


    ☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆


    SORTIR AVEC DAVE : OUI OU NON ?
    LISTE DES POUR :
    - IL EST BEAU
    - IL SENT BON
    - IL EST GENTIL AVEC MOI
    - IL M’EMBRASSE SOUVENTLE FRONT
    - IL DIT QU’IL M’AIME
    - IL ME FAIT RIRE
    - IL PROVOQUE CES SENTIMENTS NIAIS EN MOI
    - IL M’A DEMANDE DE SORTIR AVEC LUI
    LISTE DES CONTRES :
    - IL ME QUITTERA APRES QUELQUES JOURS
    - CA ME FERA ENCORE PLUS MAL QU'AVEC ELLE


    ☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆


    Il s’approche doucement, pas à pas. Il fait sombre et le plancher grince. Il s’arrête. Son cœur s’accélère : le moindre bruit, et c’est game over. Le moindre bruit, et son mari se réveillera. Il n’a pas le droit à l’erreur.

    Il inspire longuement par le nez, et reprend sa marche. Ouvrir la porte est son premier challenge. Lentement, il pose la main sur la poignée ronde, la saisit, la tourne. Le petit « clac » validant l’ouverture l’effraie autant que le rassure. Son arme à la main, il pénètre la pièce obscure.

    Il fait noir, mais il connait le lieu par cœur. Il s’agit de sa chambre aussi, après tout. Avec grâce et élégance, il s’approche du lit conjugal. Sa victime est encore assoupie. Il est certain qu’elle se réveillera en hurlant quand il se servira de son outil : mais il sera trop tard. Le crime sera fait.
    Il tend la tondeuse électrique.

    Arthur se réveille en sueur.

    Les cheveux de Francis le rendent visiblement fou. Est-ce qu’il vient vraiment de rêver les raser sans pitié ?! Uh.

    Peut-être ont-ils besoin d’une thérapie de couple. Ou d’un coiffeur.


    Jawn pour EPICODE




    ATTENTION WORTHLESS HUMAN.
    THIS IS YOUR GOD SPEAKING.

    carcinoGeneticist vous trolle en #626262

    [Event février 2020] Would you be my valentine ? Fadq
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    Melanthios Black
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    Sujet: Re: [Event février 2020] Would you be my valentine ?
    Dim 1 Mar - 2:50
                        
    Un idiot, une boîte et une allumette.Trigger Warning : Edgy, narrateur stupide, et du feu.Tout commença lorsque Melanthios trouva la motivation de défaire ses derniers cartons.

    Bien qu’il eût emménagé en août à Bloombury, les montagnes de boîtes ne l’intéressèrent jamais assez pour qu’il achève de les vider. Sa vaisselle, sa bibliothèque, son arbre à chat. Les nécessités sortirent. Les documents, les photos de famille, les bibelots, il n’y toucha pas.

    Un jeudi soir d’hiver, après avoir enseigné à chaque période, nettoyé les serres et donné son cadeau d’anniversaire à sa collègue, Mademoiselle Vega, il aurait dû être fatigué. Toute cette énergie utilisée pour si peu d’accumulée lors de ses brèves nuits.

    Pourtant, il rentra chez lui, jeta ses bottes aux semelles mouillées sur son tapis de bienvenue, accrocha son manteau, rangea son parapluie et n’arriva pas à se convaincre de s’écraser sur le canapé.

    À la place, il fit quelques pas vers la cuisine et sortit la bouilloire de sa grande armoire boisée.

    La peinture des murs commençait à être écaillée. Le bleu bébé laissait place à du blanc. Le blanc des armoires, lui, laissait place à du bois. Un bois un peu brisé, qui cherche à laisser une écharde.

    Les comptoirs ne lui servaient pas parce qu’il ne savait pas cuisiner. Des taches rouges témoignaient de leur utilité. Le réfrigérateur prenait trop de place, était trop métallique, trop vide.

    Guidées par l’habitude, les mains du professeur allumèrent le robinet, fermèrent le robinet, tournèrent le feu de la cuisinière.

    Il ouvrit son armoire à thé, juste par-dessus le lavabo, et attrapa son préféré. Un vert japonais qu’il faisait auparavant exporter aux frais de ses parents, aujourd’hui aux siens.

    La tasse. Il en prit une, de la porcelaine, et la déposa sur la table. Juste à côté, il plia ses gants blancs. Loin du regard d’autrui, il se le permettait. Pas avec de la compagnie. Toutes les petites cicatrices, laissées à cause de sa mauvaise habitude de tout mordiller lorsqu’il se sentait anxieux, avaient le potentiel d’attiser la suspicion. Si un de ses collègues remarquait que quelque chose clochait chez lui, il devrait rendre sa lettre de résignation. Il n’en avait pas envie. Ilukaan commençait à lui plaire, le Canada aussi, malgré son froid mordant et ses nuages.

    La bouilloire siffla. Melanthios trottina jusqu’à la cuisinière et la prit.

    La vapeur s’échappa du bec en même temps que l’eau chaude. Il s’assit, sur une de ses chaises et non pas sur le canapé, et attendit que l’infusion se fasse.

    C’est en regardant les feuilles tourner qu’il réalisa que sa maison manquait cruellement de vie. La noirceur constante dans laquelle il s’immergeait, dûe à sa sensibilité à la lumière et au soleil, n’aidait certes pas, mais il manquait quelque chose d’autre à son chez-lui pour qu’il soit vraiment spécial.

    Il se souvint à sa deuxième gorgée que les cartons de bibelots se trouvaient au fond de sa garde-robe.

    ---

    Des efforts monumentaux plus tard, toutes les boîtes se trouvaient finalement devant lui. Jamais le sol de sa chambre n’avait été aussi bordélique.

    Curieux, il se pencha, étirant sa jambe anciennement cassée et son pantalon beaucoup trop propre pour la maison.

    Bougies salle de bain, bougies salon, bougies chambre, bougies cuisine, bougies entrée…

    Il repoussa celles-là. Sa collection de bougies était devenue aussi excessive lors de ses années d’université, alors que le stress le rongeait constamment et que leur parfum l’aidait à reprendre son calme assez longtemps pour terminer ses travaux. Il en avait déjà déballé une boîte et c’était suffisant. Il utiliserait celles-ci lorsqu’elles seraient brûlées.

    Albums photo famille, matériel biologie, matériel jardin, souvenirs.

    Il prit la boîte des photos de famille et la boîte des souvenirs. Voilà ce dont il avait besoin pour rendre sa maison plus intéressante.

    Une fois empilées, il les tira vers le lit avec lui. Dos contre le matelas et la structure dure, il ne fit pas l’effort de trouver une position plus confortable avant de se déchirer avec son ongle le papier collant qui tenait les volets fermés.

    Un album photo de Poudlard traînait déjà dans sa bibliothèque. Il l’aurait oublié si monsieur Harper ne l’avait pas feuilleté et n’aurait pas demandé des copies de ses vieilles photos avec Alma, la seule personne qu’il ait aimé. Ça ne lui ferait pas de mal d’en rajouter, si ?

    (Pas que Melanthios sache ce que c’était, l’amour véritable, quand la seule personne avec qui il a voulu partager sa vie a fini par le traiter de monstre.)

    Le premier était marqué 1985. Son année de naissance. Il l’ouvrit brièvement, feuilleta quelques pages. Lui et sa mère avaient vécu seuls à Cardiff pendant quelques années après sa naissance, mais il n’avait gardé aucun souvenir de cette maison, une des demeures de vacances de la famille Courville. Assez rapidement, il passa au suivant. 1988. Dedans, il y avait plusieurs échographies, puis les premières apparitions de son petit frère. Celian avait l’air bien étrange lorsqu’il était bébé - mais Melanthios en pensait de même pour lui-même. Ses petits cheveux noirs, il ne les avait plus depuis bien, bien longtemps.

    Il le referma et poussa la boîte en arrière. Il les rangerait dans sa bibliothèque et les examinerait plus tard, lorsqu’il serait d’humeur à se détester plus longuement. La partie où les blessures de Celian apparaîtraient lui donnait presque hâte. Rien ne lui plaisait plus au monde que de se rappeler d’à quel point il était une mauvaise personne, si déjà il était une personne.

    De la même façon que pour le premier, le sorcier arracha le ruban adhésif du second carton. Celui sur lequel il avait marqué « Souvenirs » au sharpie et qui puait encore un peu l’alcool du crayon.

    Impossible de déterminer exactement quelles avaient été ses intentions, lorsqu’il avait tout emballé. Cette boîte était pleine à craquer de tout et de n’importe quoi. Beaucoup de papiers froissés. Des portes-clés. Des grues en origami, plusieurs, même.
    Il hésita à refermer la boîte. Tous ces objets avaient été des cadeaux, des cadeaux d’une certaine personne dont il a été très dur pour lui de se détacher, à l’époque.

    Détournant le regard, sa main agrippa la première feuille en haut. Pliée en deux nettement, après avoir été froissée, possiblement à maintes reprises, vu la fragilité qu’il pouvait deviner au papier, maintenant qu’il y touchait de sa peau. Il l’ouvrit avec toute la délicatesse qu’il accordait habituellement aux fleurs dont il s’occupait.

    Trois longs paragraphes, écrits à l’encre, pâlis par les décennies. Tout autour, il y avait des petits dessins de coeurs, d’étoiles, et même un petit sticker.

    « Mon cher Mel chéri,

    Joyeux anniversaire ! Je sais que novembre, c’est le mois de l’année où tu es le plus grognon, mais tu devrais quand même en profiter. On a pas 14 ans à tous les jours ! Tu sais, quand je suis arrivé à Poudlard, je pensais pas tomber sur un idiot comme toi. Ça a dû être le destin, je me suis dit. Pendant un moment, j’ai presque cru que tu étais sérieux quand tu me menaçais dans le train ! Mais, au final, tu aboies plus que tu mords. Comme cadeau, je pensais que je te laisserais gagner au poker la semaine prochaine. Je rigole, bien évidemment, n’arrête pas de lire maintenant pour venir me crier dessus, tu
    feras ça après


    Il décida d’arrêter de lire à la première invitation. Cette lettre lui venait de Blanche. La seule personne qu’il ait aimée. Gryffondor, énervant.e, adorable et traître.

    La raison pourquoi il avait mal tourné, quand le mot qu’il était vampire commença à faire de tour de l’école, et qu’il se sentit obligé de se venger, de se défendre. Les deux.

    Les sourcils froncés et le poing serré, Melanthios replia la lettre et la déposa à côté de la boîte pour continuer à explorer.

    Ignorant les petits souvenirs, les grigris et les notes affectueuses qu’il recevait pendant ses cours de sortilèges, il sortit une autre lettre. Elle était simplement pliée en quatre, comme s’il ne s’était jamais attardé dessus auparavant.

    « Rend-moi mon manuel de métamorphose. »

    Sans dessins, sans autocollants, sans signatures. Il put tout de même reconnaître la calligraphie, il aurait pu la reconnaître entre mille.

    Une autre lettre. Encore une autre. Une autre, une autre, une autre. Plus qu’un tas, sa boîte en carton était une archive. Sa première année, difficile, car il n’était pas habitué à être loin de la maison. La deuxième, mieux, la troisième, horrible, parce que c’est là que son secret est sorti, qu’il a perdu tous ses amis et qu’il s’est mis à jouer aux racailles pour se sentir mieux à propos de lui-même. La quatrième, cinquième, sixième… Pareilles.

    Les petits papiers et les lettres d’amour laissèrent place aux menaces, aux provocations et aux rendez-vous devant l’école.
    La lecture de chaque nouveau message mangeait en partie la motivation du botaniste.

    Je n’aurais pas dû aller me battre dans la salle de bain ce jour-là. Je m’en souviens. Je n’aurais pas dû cacher les manuels de Blanche. Je n’aurais pas dû lever la voix lorsque Madame Hughes nous a mis ensemble pour notre compte-rendu de défense contre les forces du mal. Je n’aurais pas dû-

    Je n’aurais pas dû lui cacher le fait que j’étais vampire. Tout se serait arrêté au début, tout aurait été plus simple et je n’aurais pas gaspillé trois ans de sa vie et sa haine. Non, à la place j’ai dû être stupide et égoïste. Comme toujours. Comme aujourd’hui - Non. Non pas comme aujourd’hui, hein ? Non.


    Sans s’en convaincre, il se répéta que tout allait bien, ses pensées se transformant en courts chuchotements, presque inaudibles.

    La prochaine chose qu’il fit, ce fut de se lever, avec lenteur, avec une lourdeur à ses gestes et à ses membres. Il prit les souvenirs partout par terre, ramassa la boîte et quitta sa chambre, abandonnant le bordel qu’il venait de créer.

    ---

    La lumière jaunâtre de la salle de bain lui brûlait la rétine, mais la douleur n’empêcha pas le demi-vampire d’identifier son rideau de douche, un linge noir, et de le tirer. La boîte sous son coude, il la lança dans la baignoire. Les papiers s’éparpillèrent un peu partout sur la céramique blanche.

    La violence du lancer lui arracha un petit rictus satisfait.

    Il claudiqua jusqu’à la cuisine avec une vitesse et un but dans chacun de ses mouvements comme il n’en avait pas eu depuis bien longtemps.

    Son retour fut triomphal. Serrée autour de sa main, une boîte d’allumettes, qu’il manquait à peine d’écraser.

    Le regard qu’il adressa à ses souvenirs fut le même qu’il adressait à sa réflexion dans le miroir.

    Il sortit un bâtonnet de feu de son contenant et le frotta sur la surface rugueuse qui devait servir à son ignition. Une fois. Il ne prit pas. Deux fois. Toujours pas. Trois fois. Ce fut la bonne.

    En toute finalité, il tint la petite flamme par-dessus tout son combustible et la lâcha sans même dire au revoir.

    Puis, il tomba à genoux devant le bain, les deux mains serrant fortement son rebord.

    Ce fut facile. Presque trop facile.

    La lumière lui faisait mal aux yeux, mais lui guérissait l’âme. La destruction le ramenait à la vie, ne serait-ce que pendant un court instant. Rarement se sentait-il aussi satisfait, rarement souriait-il.

    Puis, ses mains se mirent à suer. À trembler.

    Le papier se repliait sur lui-même avant de noircir et de devenir cendre. Une sorte de rire l’anima, qu’il se força à retenir. Quelle ironie du sort, quelle ironie du sort. Il s’est acharné si longtemps à tout garder, à s’accrocher à son passé, pour tout mettre à feu sur un coup de tête.

    Une partie de Melanthios paniquait. Tout ce dont il voulait tant se souvenir pour ne pas commettre deux fois la même erreur, envolé en fumée.

    Il toussa. L’alarme à feu commença à faire du bruit.

    Une autre partie de lui était satisfaite. Finalement, il se permettait d’oublier. Il cherchait une paix d’âme qu’il n’aurait certainement jamais, car il n’était pas humain, et être humain aurait bien été la seule chose qui lui aurait donné. Mais il s’en rapprochait. En se laissant oublier, il laissait une partie de ses regrets partir, avec la fumée, avec les étincelles et les flammes.

    Jamais il ne serait en paix avec toutes les actions insensées et téméraires du Serpentard qu’il a été. Jamais il ne se pardonnerait d’avoir blessé Celian alors que le problème venait de sa propre stupidité.

    Par contre, peut-être que ce soir, il pourrait laisser partir Blanche.

    Les mots de monsieur Harper lui revinrent en tête. Ceux qu’il avait prononcés en août, peu après leurs retrouvailles, en Italie. De soir, ils étaient allés pique-niquer sur la plage, et entre deux silences embarrassants, Caleb lui avait demandé s’il avait quelqu’un dans sa vie. Non, évidemment que non. Il lui souhaita, mais Melanthios lui rendit ces souhaits. Qu’il refusa. « Parce que je ne retomberai jamais amoureux. Donc ça ne durera jamais. » Pas après la mort tragique d’Alma.

    Le presque-humain y repensa, et essaya de se convaincre qu’il en serait de même pour lui. Parce que ne jamais faire face à un défi, c’est facile. S’il ne retombe jamais en amour, c’est facile de ne pas faire de bourde, de ne briser la confiance de personne, de ne pas échouer.

    Il retira lentement ses mains du bord du bain. Il ferma les yeux, le picotement de la fumée les rendant larmoyants, et toussa, toussa, toussa encore. Il se releva et se jeta vers la fenêtre de la salle de bain, qu’il ouvrit plus rapidement que jamais auparavant. Il toussa encore, pendant longtemps, avant de se retourner.

    Le rideau avait commencé à prendre en feu.

    Il se jeta vers la douche et se pencha vers les flammes pour tourner la poignée du robinet. L’eau jaillit. Les yeux mouillés et le coeur battant à cent à l’heure, il visa le rideau, puis les papiers, pour être sûr que le danger ne reviendrait pas.

    Le feu ne voulait pas s’éteindre. Donc, Melanthios ne lâcha pas prise. Il continua à viser l’incendie, se mouillant les chaussettes, la chemise et la cravate.

    Jusqu’à temps qu’elle ne soit plus que fumée, odeur et noirceur sur céramique blanche.

    ---

    Une demie-heure toutes portes et toutes fenêtres ouvertes plus tard, le professeur rentra dans la salle de bain. Son nez piquait, il avait mal au coeur. Les odeurs étaient plus claires pour lui que pour les Hommes. Ça puait, donc. Beaucoup.

    Une éponge, des gants en plastique, des nettoyants à bain et sa baguette seraient ses outils. En un court recurvit, la majorité du dégât disparut. De ce qui semblait avoir été un bain de pétrole, il ne restait plus que des taches brunes. Plusieurs.

    Il se mit les gants, aspergea les marques et frotta. Frotta, frotta, frotta.

    Elles ne voulaient pas partir. Abandonnant presque, il repensa à son téléphone dans sa poche. Oui. Oui...

    D’une main, il le sortit et le déverrouilla.

    Il ouvrit sa liste de contacts. Son doigt appuya presque sur le nom de Monsieur Harper, mais s’arrêta au dernier instant.

    Ils étaient amis. Et c’était ce à quoi servaient les amis.

    D’un autre côté… Melanthios ne voulait pas le déranger. Il avait un seul ami. En lui posant des questions stupides et en lui faisant perdre son temps, l’ancien Gryffondor finirait par s’ennuyer, puis se lasser de lui, puis partir.

    Il appuya donc un contact au dessus. « Ilukaan Personnel Group Chat ».

    Il tira son gant restant avec ses dents, perçant un peu le caoutchouc, puis le recracha par terre juste à côté de lui.

    Melanthios Today at 11:34 PM
    Est-ce que, par pur hasard, l'un d'entre vous saurait comment enlever les traces de brûlé dans un bain ? Je demande pour un ami.

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    Cervirald
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    Clémentine Murano
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    Sujet: Re: [Event février 2020] Would you be my valentine ?
    Lun 9 Mar - 22:51
                        
    TW NSFW dans le premier texte! du coup il est sous spoilers



    Dearly Detested


    Spoiler:
     

    A l’aube
    Ce petit jeu avait commencé il y avait bien longtemps. Des rires enfantins entre une grande gigue et une toute petite fille un peu timide, qui avaient fini par se changer en regards froids, faute de popularité. Des regards froids vites accompagnés de paroles du même acabit, puis vite changées en poison que l'une et l'autre aimaient se lancer au visage. Les cicatrices de ces échanges avaient fini par laisser des zones invalides chez les deux pendant longtemps.
    6h13. Clémentine regardait le plafond sans trop réfléchir, se concentrant sur sa respiration, celle de sa partenaire, les petites lumières dorées que laissait passé le ciel gris filtrées par les rideaux mal tirés, les reflets de celle ci sur leur peaux se touchant presque.
    Depuis l'eau avait coulé sous les ponts certes, les plaies s'étaient refermées, des excuses échangées. C'était toujours dur pour Clémentine de se dire qu'il n'était plus utile de mettre autant de barrières entre elles deux. La plus petite restait là en silence, les yeux maintenant rivés sur les traits de Lavinia, d'une part subjuguée de l'autre se demandant si elle avait assez de respect pour soi même.
    C'était presque automatique depuis quelques semaines, comme si lorsqu'elles avaient enfin lâché leurs armes, les vieux rituels avaient dû trouver un autre moyen de se faire.
    Ça n'allait pas durer de toutes manières, se disait Clémentine.
    Lavinia avait ouvert les yeux, alors que ceux de Clémentine avaient fini par basculer dans le vide.
    -« Qu'est ce qui t'arrive ? » demanda la grande brune
    - « Rien, rien ».
    Un court silence.
    -« T'es bizarre Murano » répliqua-t-elle, se remettant bien sous la couette
    -« … Ouais. » Clémentine attendit que l'autre soit rendormie pour se lever en douceur.    


    10 minutes plus tard elle était repartie vers sa chambre, ne laissant derrière elle qu'une barrette ornée de fleurs et l’odeur de jasmin de son parfum.
    Lavinia soupira à son réveil, avant de s'allumer une cigarette, regardant la lumière dorée du matin baigner le paysage par la fenêtre.

    Effluves
    Printemps.
    Alors que les fenêtres de l'école filtrent les rayons du soleil, Clémentine se promenait tranquillement dans les couloirs, brassard de préfète au bras, devant les salles de potions.
    Cela pouvait être dangereux parfois, mais à cette heure ci c'était normalement les 6e années, avant son cours à elle, pas de soucis à se faire.
    Pianotant sur son téléphone, Lavinia traversait le couloir des salles de potions pour trouver un coin où s'asseoir sans trop se faire embêter. La silhouette d'une toute petite femme devant elle lui fait nonchalamment lever un œil de son écran.
    Le silence règne dans le couloir, alors que l'on entends des cuillères taper contre les parois des chaudrons. Sans animosité particulière ni malaise c'est Lavinia qui ouvre d'abord la bouche.
    - « Murano »
    - « Lovelace » lui rétorque Clémentine, sur le même ton qu'elle, alors qu'elles se croisent.
    Une douce odeur se répand dans le couloir, les 6e années devaient s'adonner à l'art de la confection de l'amortentia.
    Cigarette, Mangue et Gardénia .    
    Vieux Livres, Jasmin et Fleur d'oranger.
    Quelque chose cloche. Les deux femmes échangent un regard le temps d'un instant qui semble durer 30 minutes, comprennent, rougissent et continuent leur chemin, sans piper mot.

    Bizarre
    Fin du Printemps, dans un parc en fleurs
    Lovées dans l'ombre d'un arbre, les mains entrelacées et les cheveux défaits. Tandis que Lavinia regarde le paysage fleuri, Clémentine regarde entre sa robe rouge et le vide, sa main s'accrochant parfois plus à celle de Lavinia.
    C'était bizarre, de mettre de côté des années de haine et un cœur brisé. C'était bizarre que son cœur se retrouve a s'emballer quand elle plongeait ses mains dans ses cheveux, ou qu'elle la regardait dans les yeux. C'était bizarre d'avoir des émois d'adolescente pour elle, à son âge.
    C'était tout aussi bizarre pour Lavinia, qui n'avait pas vraiment idée de ce qu'elle pouvait bien faire dans ce type de relation. Surtout avec elle.
    Cela dit pour les deux, jusqu'ici tout allait bien.
    Clémentine entrelaça ses doigts dans ceux de Lavinia un peu plus fort et releva la tête. Son teint sous l'ombre contrastait avec le bleu presque trop saturé du ciel, le camaïeu de rouges et de roses des fleurs. Elle aurait aimé  savoir dessiner pour garder l’instant.  Lavinia, qui elle profitait du vent sur son visage, entrouvrit un œil pour trouver ceux de la plus petite plongés dedans. Le rose lui vint aux joues.
    « Attends, je vais prendre une photo » dit Clémentine, calmement, sortant on téléphone. Elle avait envie de lui crier qu’elle était magnifique mais cela semblait un peu trop. Elle se contenta donc de prendre une photo, qu’elle mettrai ensuite comme fond d’écran, niaise qu’elle est.
    Lavinia pris une pose nonchalante, faussement naturelle, ce qui eut le mérite de la faire rire après coup. S’en suivirent quelques photos ou elle fit des grimaces, notifiant bien Clémentine qu’elle devait les supprimer (elle ne l’a pas fait).
    Elles avaient été dans ce parc assez de fois pour qu'elles en connaissent assez les changements saisonniers : les feuilles mortes baignées dans la faible lumière d'octobre , le silence froid et enneigé dans lequel une cigarette devenait une source de chaleur, les pluies printanières qui faisaient ressortir l'odeur des arbres en fleur, ...
    Clémentine déposa un petit baiser sur l'épaule de la plus grande, qui y répliqua par un baiser sur le front. C'était peut-être bizarre mais ne fallait-il pas profiter de l'instant s'il était doux ? Clémentine approcha doucement son visage de celui de Lavinia, pour déposer un baiser chaste sur ses lèvres. Serrant un peu plus la main de Clémentine, Lavinia rendit le baiser, qui ne fut plus chaste bien longtemps. Le goût de la cigarette et l'odeur de mangue fut bientôt prirent le pas sur les sens de Clémentine, qui au fur et à mesure qu'elle faisait durer le baiser enlaçait de plus en plus Lavinia, le cœur battant la chamade.
    Elles finirent par se séparer. Portant son regard sur le visage de Lavinia, Clémentine y trouva beaucoup de rouges à lèvres autour de sa bouche, cassant toute l'ambiance et provoquant chez elle un éclat de rire. Enfin, elle n'en était pas en reste non plus. « T'en as plein autour de la bouche aussi, génie » lui rétorqua Lavinia dans un rire doux.
    « On devrait rentrer, j'ai envie d'un café » annonça Clémentine, se relevant doucement. La brise s'était intensifiée d'un coup, faisant valser leurs cheveux dans tous les sens.
    Sur le chemin du retour, Clémentine chantait une chanson en japonais.
    Lavinia écoutait.
    C'était bizarre ce sentiment. Comme les fleurs qui poussent dans des déchirures sur le béton.


    TW évocation de suicide / Blessure faite à soi même

    Ghosting.

    DimaKeyne
    J’aime quand ça finit bien ok.
    Les années n’avaient pas été trop tendres avec Dimitri depuis qu’il était sorti d’Ilukaan. Certes il avait eu son diplôme, et réussi avec un peu de peine à décrocher un poste d’attaché ministériel magique auprès du ministère allemand, au Canada. Il était sur la pente montante, après des années de rechute violente qui ont nécessité des heures de thérapie, des médicaments, et des passages en hôpital.
    Il avait fini par se couper de presque tout le monde, exception faire de sa soeur, sa mère (toujours via lettres) et de Damianos et Laurent, avec qui le contact restait un peu superficiel. Mettons que ça avait été compliqué pour Dimitri de leur reparler. Il s’était même coupé de Keyne, décision réfléchie pendant environ 0.2 secondes lors d’un voyage impulsif. On ne peut pas dire qu’il ne regrettait pas.
    Dimitri en était venu à regretter beaucoup de choses. Déjà de ne pas avoir pris plus au sérieux son stress post traumatique. Ensuite de s’être coupé de sa petite amie, de sa famille et de ses amis au profits de fantômes hallucinés. D’agir trop vite sur des impulsions violentes qui peuvent amener à la perte d’un oeil, au hasard. D’avoir  fait ci. D’avoir fait ça. Le jeune homme était devenu une pâle copie de lui même, vivant uniquement dans le passé.
    6h30. Après une très courte nuit, le réveil de Dimitri sonne. Par automatisme, il se lève et fonce à la salle de bain. Son reflet dans le miroir n’est pas si plaisant que ça. Son oeil restant est cerné, l’autre fermé et recouvert d’une imposante cicatrice. Son premier réflexe est de mettre un cache oeil médical blanc. Il aura déjà moins l’air d’un gland d’un pirate qu’avec un cache oeil noir. Il arrange ensuite ses cheveux blonds, maintenant bien longs en une demi queue de manière à ne pas être trop négligé. Puis ensuite hygiène habituelle, réglé comme du papier à musique. Chaque étape après l’autre était la même jour après jour. Il ne voulait pas trop sortir de sa routine. Il finissait par ressembler, selon lui, à un humain. Peigné et rasé,
    Vêtements. Café. Clés. Sac. Oui la baguette est dedans. Depuis toutes ces années elle était restée dans le petit étui en cuir fait main par Keyne. Carte. Merde est ce que j’ai bien fermé la porte. Merde Edelgard m’a envoyé un message elle veut prendre un café avant le travail. Dimitri soupire mais le contact hors collègues n’est pas une mauvaise idée, et il est encore tôt.  Arriver au travail en retard pour une fois ne lui fera pas de mal. Et puis au pire merde.
    C’est donc grommelant qu’il se traîne dans un café en centre ville, retrouver Edelgard que les années n’avaient pas rendues plus tendre non plus, mais elle était là, c’était déjà ça.
    “ Ta thérapie se passe bien?” demande Edelgard
    “ Tu t’en fous de mettre les pieds dans le plat tu sautes à pieds joints dedans toi.” réponds le blondin, désagréable. Une réponse accueillie d’un regard noir par sa soeur.   “ Oui ça se passe de mieux en mieux, normalement on devrait réduire les doses la semaine prochaine. Puis les petites techniques pour calmer les crises aident bien.”
    Ses déclencheurs étant assez rares, les crises violentes se faisaient de plus en plus rares. Il prenait ses dispositions pour ne pas être dans une foule, pour ne pas prendre les transports en commun bondé, pour arriver avant et partir après ses collègues pour éviter la cohue à la sortie du boulot…. Et pour ce qu’il y avait de plus glauque tel que le sang, c’était facile.
    La discussion entre les deux demi-frère et soeur continuait tranquillement, les clients du café entrant et sortant en pleine heure de pointe. Edelgard fit d’un coup la grimace, qu’elle essaie tant bien que mal de cacher. Dimitri hausse un sourcil.
    “ Que me vaut cette grimace? Café trop amer?”
    “ Non non! C’est euhm euh” Elle butte sur ses mots. Lassé de ces jeux stupides, il se retourne et se re-retourne immédiatement.
    Keyne était dans la file, attendant patiemment son café. Les cheveux courts, arborant une robe verte pastel et des petits talons noirs.  Là il se sentait mal. Il fallait qu’il sorte d’ici et vite.
    “ Oh wow tu as vu l’heure, on m’attend au travail c’est très important.”
    Le grand blond se leva d’un coup, ne trouvant plus Keyne du regard. Parfait. Il attrape son gobelet, se retourne et - se retrouve nez à nez avec Keyne.  
    Merde. Les deux n’ont pas l’air des plus à l’aise devant l’autre. Edelgard les regarde, les yeux ronds comme des soucoupes, retenant presque son souffle. Le soleil de 7h45 se reflétant sur le gratte ciel en face d’eux baignent leurs visages dans une petite lumière dorée. Les petites taches de rousseur de Keyne ressortent. Elle relève la tête et esquisse un demi sourire.
    “ Dimitri.”
    Son ton n’est pas spécialement froid mais, il sentait que ce n’était pas la joie. Plus jeune, Dimitri se serait liquéfié sur place, mais à présent, un masque glacial prends place sur son visage, contrastant avec les cheveux aux reflets dorés tombant sur son front.
    “ Bonjour.” Il n’a pas vraiment envie de rester là à discuter de platitudes “J’ai à faire. Bonne journée.”  Il n’a pas non plus spécialement envie de se laisser envahir par la culpabilité.
    Le bougre se contente de rattraper son manteau et sort du café, rapidement. Son coeur se serre, l’espace d’un instant.
    La journée de travail se passe sans accroc, sans trop d’émotions non plus. Les émotions sont rarement bien vues par Dimitri. Enfin, les siennes. Celles des autres étaient à peu près valides tant qu’elles restaient de l’ordre de la colère. Du coup elles ne l’étaient pas vraiment en fait.
    20h.
    Comme à son habitude, Dimitri sort du bureau après tout le monde et se met en route pour rentrer à pieds jusqu’à chez lui. Le soleil se couchait, laissant l’horizon teinté de rose et de violet. Le téléphone vibre. Edelgard encore. “Viens manger avec moi, je t’invite”. Dimitri roule de l’oeil. D’un côté c’était gâché car il ne pouvait pas sentir le goût de quoi que ce soit, de l’autre, qui disait non à une invitation au restaurant. Et son psychiatre le tannait pour qu’il sorte plus, cela aurait moins le mérite de le faire sortir.
    “Rejoins moi à mon appartement, j’ai des choses à poser avant de pouvoir sortir”

    ”Je t’y rejoins dans une demi-heure”

    Une fois rentré, Dimitri pose son sac et s’effondre dans son canapé. Il avait tenté de chasser l’image mentale de Keyne de son esprit toute la journée, se disant qu’il aurait dû lui demander comment elle allait, si elle avait trouvé un travail dans le coin, si elle accepterait de lui pardonner. Mais il s’était comporté comme un glaçon idiot, donc bon, il avait brûlé son unique cartouche sur ce sujet.
    Edelgard connaissait le code et l’étage et c’est donc tout naturellement qu’il s’attendait à la voir en ouvrant la porte. Il se retrouve, encore une fois, nez à nez -enfin, si l’on omet les 23 centimètres qui les séparent - avec Keyne, qui n’a pas l’air moins surprise que lui.
    - “ Euh….Bonsoir? ” se risque Dimitri, qui ne savait plus où se mettre
    - “ Ta soeur m’a dit qu’elle habitait ici
    - “ Elle n’habite pas du tout ici, c’est chez moi.
    Déjà, c’était bizarre de la part d’Edelgard d'affirmer vivre ici. La grand blond attrape son téléphone dans sa poche et voit un message sur l’écran verouillé : “ Discutez, tu me remercieras plus tard”. Il grogne. Il faut toujours qu’elle se mêle de ce qui ne la regarde pas celle là. Ses médocs, sa thérapie, son ex.
    - “ Tu as déménagé je vois ” Engage Keyne comme si de rien n’était.
    - “ Oui. Euhm, tu veux visiter? ” Non crétin, ne demande pas ça, tu t’es comporté comme un  sociopathe ce matin.  “ Enfin je veux dire-
    Dimitri avait retrouvé, pour une seconde, son attitude de jeune homme propre et poli.  Le coeur de Keyne s’était serré un instant.
    - “ Oui je veux bien! ” dit-elle, presque enjouée. Et hop, elle s’engage et rentre.  Soit.
    Dimitri ferme la porte, et reste un peu planté là, regardant Keyne marcher dans son appartement pas hyper hyper propre.
    - “ Ce n’est pas rangé, je ne m’attendais pas à de la visite
    - “ Oui je me doute!
    Un ange passe
    - “ Alors tu as trouvé un-
    - “ Pourquoi m’as tu laissée sans nouvelles pendant huit mois?
    Aïe directement les questions qui fâchent. Dimitri croise les bras.
    - “ J’avais mes raisons
    - “ Oh tu as des raisons de ghoster ta petite amie? Lesquelles, je veux bien les entendre.
    - “ Je ne pense pas que tu comprendrais
    - “ Et pourquoi donc? J’ai été là pour les pires moments et sur un coup de tête tu pars en voyage, me laisse sans nouvelles, déménage dans un autre coin, change de numéro - il faut que je continues ou ça te reviens en tête?
    - “ … J’ai eu des problèmes dont je ne voulais pas te parler.
    - “ Si tu ne voulais plus de moi tu aurais pu me le dire!
    Il ne pouvait pas la laisser dire ça. Le sang commençait à lui monter et il essayait tant bien que mal de garder son calme.
    - “ Ce n’est absolument pas ça! ” Son ton montait, la colère se mélangeant à la culpabilité exponentiellement
    - “ Alors quoi, Dimitri! ” Keyne, pour sa part, criait déjà.
    - “ Je n’avais pas l’intention de revenir! ” Explosa Dimitri. “ Je ne suis jamais parti en voyage, et je n’avais pas non plus l’intention de déménager!
    En parler avait été compliqué. Aussi bien à son psychiatre qu’à sa soeur, alors à Keyne. Il aurait préféré ne jamais la recroiser, faire son truc dans son coin et disparaître pour de bon un jour. Dimitri regardait le sol, pas trop capable de soutenir un regard après cette confession.
    - “ Ce n’était pas une question de ne plus vouloir de toi, ” reprit-il. “ C’était purement personnel, et je ne voulais pas t’embarasser de ces problèmes. J’ai refait un séjour en hôpital, j’ai re-eu des médicaments et j’ai déménagé, dans l’espoir que tu me considères comme un connard et que l’on ne se recroise pas.
    Il aurait préféré que l’on se souvienne de lui comme une sale personne plutôt que l’on le prenne en pitié. Ou de la rendre triste.
    - “ Tu as toute la version à présent, tu peux partir si tu le souhaites. ” Dit-il sur un ton énervé. Ses yeux n’étaient pas remontés.
    - “ Regarde-moi.
    Dimitri ne remonte pas le regard. Keyne s’avance et prends son visage entre ses mains, lui remontant la tête brusquement. Elle était folle de rage, triste, appeurée.  Aucune idée d’où se placer, si il fallait lui en coller une ou l’enlacer, hurler de rage ou pleurer. Ses yeux verts se plongèrent dans l’iris bleu de ce crétin, qui ne pouvait plus trop détourner le regard. Il fallait être courageux maintenant.
    - “ Je ne voulais pas que tu te fasses du souci
    - “ Tu te moques de moi? ” Elle colla son front au sien “ Je ne me suis jamais autant fait de souci, tu as raté ton coup, abruti. Je t'en veux, beaucoup.
    Un poids s'envola ventre du jeune homme à son contact. Il se risque à poser une de ses mains sur celles de Keyne, qu’il caresse, attendri. Il avait l’impression de pouvoir respirer à nouveau.
    - “ Je suis désolé, j’ai agi sous une impulsion et je pensais vraiment que c’était la seule façon de-.
    Il se fit couper par un “shhhhh” de la part de Keyne.  L’odeur d’orange de ses cheveux lui prit le nez, et il finit par entrelacer ses doigts dans les siens. Ils restèrent comme ça pendant deux bonnes minutes, pas trop sûrs de quoi faire de leurs émotions. Keyne finit par passer le doigt sur le cache oeil, qui l’intriguait depuis ce matin.
    - “ Qu’est ce que tu as fait à ton oeil
    - “ J’ai eu un accident
    - “ Mhmh” Elle n’y croyait guère, et lui ne voulait pas lui dire la vérité. Pas tout de suite.
    - “ Je ne sais pas si tu peux me pardonner
    - “ Fais moi confiance déjà. Et je te pardonnerais pour ces huit mois quand je serai prête.
    Elle passa finalement ses bras autour de son cou, tandis que ceux de Dimitri glissèrent le long de ses hanches, pour la serrer plus fort contre lui. Elle posa doucement ses lèvres sur les siennes et ce fut comme si le monde autour, les problèmes et les regrets avaient disparu. Au moins pendant 5 minutes.
    Ils se séparèrent et Dimitri s’empressa de mettre ses mains dans celles de Keyne.
    - “ Tu veux que je te laisse?
    - “ Non, restes, s’il te plait.” Il laisse passer un silence. “ Je t’invite à dîner. ”
    Elle hocha la tête, souriant doucement.
    Cela n’allait pas tout arranger, mais c’était déjà un début.  

    .



    Honey, you should see me in a crown
    Never Mind My Dreams

    Spoiler:
     


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    Le champion Darren
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    Darren van Mastroëm
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    Sujet: Re: [Event février 2020] Would you be my valentine ?
    Sam 14 Mar - 19:00
                        
    felin pour l'autre
    Il était environ trois heures du matin. Cela faisait un certain moment que le professeur de botanique, Darren van Mastroëm, s'était abandonné aux bras de Morphée. Le calme s'était imposé en maître dans les appartements du professeur, cette nuit-là. Une quiétude habituelle mais agréable, uniquement dérangée par un son certes léger, mais assez audible pour se démarquer. Ce son, c'était celui du vent qui soufflait contre les pins du parc. Cette mélodie discrète était accompagnée par la pluie, qui frappait contre les vitres de la chambre dans un clapotis presque inaudible.

    Le calme ne fut que de courte durée. Son téléphone venait de se mettre à sonner pendant de longues secondes qui parurent des heures. Le pauvre malheureux fut réveillé par la mélodie trop joyeuse de son cellulaire qui semblait bien trop fort en des heures aussi matinales. N'ayant pas la moindre volonté de sortir du lit ou encore de décrocher le téléphone, il prit son temps pour se réveiller. Il souffla du nez avant de pincer ce dernier, ouvrant finalement ses yeux avec difficulté. Il prit son temps pour s’étirer avant d'enfin récupérer le téléphone. Appel manqué. Sûrement de la famille qui n'avait pas pensé au décalage horaire avant d’appeler, à son avis. La lumière fut beaucoup trop forte pour ses yeux, qu'il plissait pour savoir qui était l'oiseau de nuit qui l'avait contacté. Il n'eut pas le temps de voir le nom de celui ou celle qui lui avait passé un coup de fil pour que ce dernier rappelle. C'était Vincent. Son supérieur. Assez étonné de voir ce nom, il prit un certain temps avant d'enfin décrocher.

    — Darren, je te réveille ?


    La voix de Vincent semblait tremblante. Le professeur se redressa dans son lit, tout en maintenant le téléphone à hauteur de son oreille. Il soupira longuement avant de répondre, d'une voix faible et plutôt rauque.

    — Oui. En effet.

    Darren marqua une pause de quelques secondes avant de reprendre, se disant que ce dernier attendait sûrement une meilleure réponse.

    — Je... peux t'aider ?
       
    — Tu peux venir d'urgence dans mes appartements ?

    Il semblait froid, un peu trop distant. Un problème avec Minou le terrible, peut-être ?

    — J'arrive dans quelques minutes.

       
    — Si possible, au plus vite. La porte est ouverte.

    Son supérieur venait de lui raccrocher au nez, ne lui laissant pas le temps de finir sa phrase. Il n'avait pas l'air d'être de bonne humeur. Bien que dans sa voix se lisait plus une certaine angoisse qu'une froideur qu'on pourrait généralement attendre d'un supérieur. Darren mis le téléphone de côté avant de regarder par la fenêtre un instant. Il était d'habitude matinal, mais pas non plus à ce point. Il avait besoin d'un certain temps avant de se réveiller pour finalement quitter ses draps. Pensif, il récupéra quelques affaires de manière nonchalante pour s'habiller d'une manière un minimum convenable – c'est à dire, un bas et un haut qui ne consistait pas en un pyjama. Il se décida finalement à passer la porte afin de rejoindre le long couloir qu'était celui de l’aile des professeurs. Un couloir frais et sombre l'attendait en cette soirée plus qu'étrange.
    Après avoir correctement fermé la porte de son appartement, le châtain prit route en direction des appartements de son supérieur. Il ne pouvait que se demander sur quoi il allait tomber une fois chez lui. La boule au ventre, il se contenta de traverser les longs couloirs du bâtiment. Une urgence si soudaine en plein milieu de la nuit n'aidait pas à relativiser. Il ne pouvait que s'imaginer les pires scénarios. L'ambiance des lieux n'aidait pas ; le clair-obscur que la nuit lui offrait était glauque. Une ambiance digne d'un classique de film d'horreur mais pourtant facilement évitable, il pouvait à tout moment appuyer sur un des nombreux interrupteurs du couloir pour allumer la lumière.

    La traversée semblait bien trop longue. Après des secondes qui semblaient heures tellement elles furent interminables, il finit par arriver devant la porte qui donnait sur les appartements de Vincent Leroy. Il prit son courage à deux mains avant de saisir la poignée. Darren ne s'attendait pas à ce qu'il venait de se passer. Il venait de... tirer la porte au lieu de la pousser. Il fit mine de rien avant de finalement ouvrir la porte du bon côté cette fois.

    Le souffle coupé, Darren observa la scène qui venait de se dessiner devant ses yeux. Vincent était en... pyjama. Enfin, dans une sorte de costume de chat. Portait-il cette sorte de costume pour dormir ? Plus important encore, il était debout sur une chaise, le regardant avec des yeux ronds.

    — Reste sur tes gardes, je crois qu'elle est encore là.

       
    — … Qui ?!

    Il ne répondait pas. Darren s'approcha de lui avant de se poser à ses côtés, cherchant avec lui la fameuse créature. C'est à ce moment que Minou le Terrible, Fils de Zeus, Conquérant des Terres Septentrionales, Terreur des Sept Mers arriva, une surprise pour son maître entre les crocs. Il se dandinait sur ses petites pattes sur le carrelage. Entre ses dents se trouvait une souris, sûrement loin d'être vivante, qu'il venait rapporter à son maître comme cadeau. Darren le regarda faire, assez surpris.

    — Oh. Je... vois.
       
    — …
       

    — Je m'en occupe.  

    Le chat vint se glisser entre les jambes de Darren pour le saluer. Ce dernier prit son temps pour le caresser avant de récupérer le cadavre du rongeur qui traînait au pied de la chaise tandis que Vincent, lui, évitait le contact avec le corps inanimé de la souris. Darren se dirigeait désormais vers la sortie le temps d'aller se débarrasser de la créature un peu plus loin tout en empêchant le chat de sortir. Darren soupira de soulagement. Toute cette tension dramatique, le professeur s'attendait à tomber une scène de crime. Il se disait que, peut-être, devrait-il arrêter de regarder des séries policières avant d'aller se coucher.

    Il revint par la suite aux côtés de son supérieur. Ce dernier avait eu le temps de se changer. Il était maintenant installé d'une manière distinguée à une table en face de deux verres à vin vides, étrangement. Le professeur de botanique fut assez surpris de le voir ainsi. Le directeur fit mine de regarder au loin, une certaine sagesse dans le regard. Il sourit ensuite d'un air un peu charmeur à Darren.

    — Je peux t'offrir un verre ?
       
    — … Merci, mais je travaille demain. Je vais y aller, je voulais juste savoir si ça allait mieux     mais tu as l'air d'aller bien, Vincent ?
       
    — Oh, euh, oui. C'est mieux de penser au boulot.

    Il passait sa main derrière sa nuque avant de regarder Vincent dans le blanc des yeux. Il avait pris la peine de s'habiller et de sortir une bonne bouteille de vin. Il n'allait pas lui faire faux bond. Il devrait vraiment le questionner à propos de ce costume de chat en revanche, c'était... étrange.

    — Je vais y aller, du coup ?

    — Non, attends.
       
    — Il y a un problème ?
       
    — Imagine si une autre souris revient pour m'attaquer dans la nuit ? Tu peux rester... un peu ?

    Après cet échange inconfortable, Darren se posa devant la porte. Il semblait réfléchir, ce qui était sûrement une première pour le professeur de botanique. Pendant ce temps, dans un silence bien plus que pesant, Minou était en train de déverser sa gamelle d'eau sur le carrelage tandis que Vincent le regardait faire, presque fier que son gosse salisse le sol.

    — Je peux peut-être rester un peu.
       
    — Merci. Un... verre, du coup ?

       
    — Je ne bois pas au travail, mais je suppose que je pourrais faire exception pour cette fois.

    Et c'est ainsi que les deux s'engagèrent dans une discussion bien trop longue. Les minutes passèrent bien rapidement tandis qu'ils parlaient de choses et d'autres. Quelque chose d'assez surprenant de la part du directeur et de son employé. Eux qui étaient à cheval sur leur boulot, il était difficile d'imaginer que ces derniers se permettent de se coucher aussi tard. C'est Vincent qui vint couper la discussion. Il était désormais quatre heures et quart.

    — Il se fait tard, Darren.

       
    — Je... peux rester ?    
       
    — … Pour la nuit ?
       
    — C'est stupide, oublie ça.

    Vincent marqua une pause dans la discussion avant de reprendre, le regardant dans les yeux. Il ne savait pas trop comment interpréter les propos de Darren.

    — Tu t'inquiètes pour moi ? Pour la souris ?

     
    — … Oui. Enfin... Non ? Peut-être un peu, mais ce n'est pas vraiment...

       
    — Darren, tu peux tout me dire.
       
    — … Je crois que j’ai juste envie de passer du temps avec toi. Je ne sais pas comment dire ça autrement mais j'ai peur que ça te repousse que je te dise ça comme ça.

    Vincent le regardait, sans répondre. Il semblait surpris de cet excès d'honnêteté. Quelque chose qu'il ne voyait que très peu chez Darren. Bien qu'il prenait un plaisir un peu malsain à lécher ses bottes, il ne pensait clairement pas que ces sentiments étaient aussi poussés envers lui et que ce dernier cherchait plus à le flatter que de réellement passer un message. Peut-être qu'il ne voulait pas le réaliser. Il avait l'impression que sans qu'il ne l'ait avoué, il savait déjà ce que son employé ressentait pour lui. Avant qu'il puisse reprendre la parole, Darren semblait déjà regretter le choix de ses mots.

    — Je suis... désolé. Je pense que je vais te laisser et on ne devrait pas en parler de nouv-
       
    — Non. Ne sois pas désolé. Si je t'ai appelé en plein milieu de la nuit, c'est sûrement parce que je voulais passer du temps avec toi aussi. Il y avait bien sûr la souris, et je n'ai pas pris le temps de te remercier correctement encore d’ailleurs.
       
    — … Tu voulais passer du temps avec moi ?
       
    — Oui. Je ne dis pas ça pour te faire plaisir. J'ai l'impression de devoir te le répéter au moins une fois par mois mais tu es mon ami avant d'être mon employé. Bien sûr, tu es aussi mon employé et je ne peux pas tout me permettre avec toi, j'espère que... tu comprends, mais je sais à quel point je compte pour toi.

    Darren ne savait pas trop où se mettre. Il ne bougeait pas d'un pouce. Minou quant à lui, venait de se mettre à courir comme un dératé dans l'appartement tandis que les deux parlaient. Un chat était vraiment une mauvaise idée si vous vouliez avoir une ambiance un minimum romantique. Mais Vincent n’en avait pas grand-chose à faire, et Darren non plus. Vincent s'était contenté de s’approcher avant de prendre les mains du grand châtain.

    — Vincent, je t’..
       
    — Ne le dis pas. Je ne suis pas sûr mais je crois que je ressens la même chose… Juste, ce n'est pas le bon moment pour ça, d’accord ?    
       
    —Tu as raison mais... Il faut vraiment que tu arrêtes de me couper en pleine phrase.

    Les deux rigolèrent un bon coup avant que Vincent ne serre la grande perche qui lui servait d'employé dans ses bras. C'était assez visible qu'il ne savait pas comment s'y prendre, encore moins avec Darren, qui le dépassait d'une tête. Il ne savait pas où placer ses mains, il hésitait un peu sur le fait de se rapprocher ou non. Darren avait l'air quant à lui de ne pas prêter attention à ce genre de détails. Il était content d'être là et ce n'était pas le sourire niais qui s'était tracé sur son visage qui allait dire le contraire.

    — Ce n’est pas raisonnable mais une soirée pyjama, ça te tente ? C’est assez jeune comme genre d'événements, donc je me suis dit que tu aimerais.

    — Oui, enfin… Swag the yolo in the mofo, quoi.

    — Oublie ça, tu es viré. Quitte cette chambre, puis cette école.


    — … Je ne peux pas vraiment te blâmer.

    Après un bon rire, les deux se posèrent dans le lit, après s’être, bien entendu changé. Deux adultes maladroits en train de faire une soirée pyjama à quatre heures du matin, c’est sûrement ça, la crise de la quarantaine. Vincent n’avait cependant pas remis son pyjama de chat, à la grande surprise de Darren. Il avait préféré mettre un pyjama bien chic, en plus de chaussettes à motifs de chat. Qui portait des chaussettes pour dormir à part lui ? Eh bien, sûrement Darren, vu que lui aussi en portait pour dormir, bien que moins fantaisistes que celles du directeur.

    — Tu ne portes plus ton costume ?


    — En parlant de ça… Si tu ne pouvais parler de ça à personne...


    — Je trouve ça… chou, pourtant. Je crois que les jeunes appellent ça un furzona, c’est ce que tu aimes ?


    — C’est un kigurumi, Darren. Un furz...fursona c’est quelque chose de totalement différent et non, je n’en ai pas malgré les rumeurs. Je sens que ça va être long de tout t’expliquer.


    — Tu n’es pas obligé de tout m’expliquer, tu es adorable dedans, c’est le plus important.

    Vincent avait un sourire léger. Bien que beaucoup le pensait stupide, il réalisait bien qu’il était jugé à cause de son amour tout à fait sain et complètement non-obsessionnel envers les chats. Que Darren n’ait aucun problème sur ce fait était donc appréciable pour lui. Minou était aussi sur le lit d’ailleurs. Il se collait plus à Darren qu’autre chose tout en ronronnant, il ne se faisait pas trop remarquer. Vincent ne savait pas trop s’il aurait aimé être à la place de son chat ou de son employé sur le coup. Après longue réflexion, il préférerait clairement être à la place de Darren. Ce dernier, d’ailleurs, était en train d’observer en détail la chambre de son supérieur. Il n’avait jamais eu l’occasion de la voir. Il remarquait un grand stock de l’Oréal-Men sur une commande à côté de nombreuses photos encadrées de Minou le Terrible. C’était sûrement son déodorant préféré et tout le monde le savait, c’était un détail important dans la vie d’un homme qui reflétait sa vision du monde et sa capacité à s’adapter.

    — D’ailleurs, pendant que tu es là, je pourrais peut-être t’apprendre deux ou trois choses sur Lolol ?

    — Vu l’heure, il serait risqué d’essayer de se rendormir donc, pourquoi pas.

    — Je vais aller faire deux cafés et on se fait ça.

    Darren lui souriait tendrement. Il ne s’attendait pas à une nuit aussi originale mais il ne pouvait pas dire qu’il n’appréciait pas ce moment. Vincent répondit à son sourire avant de se lever. Le professeur de botanique lui tendait sa main pour que ce dernier puisse la prendre. Après une seconde d’hésitation, Vincent prit sa main avant de le regarder tout aussi tendrement. C’était un moment assez tendre et pour une fois, Minou n’avait pas décidé de le gâcher. Il y eut un silence agréable qui en disait beaucoup sur la signification de cette main donnée à l’autre. Darren n’avait pas besoin d’utiliser des mots pour se faire comprendre. Ce fut d’ailleurs lui qui vint rompre ce moment doux entre les deux, aussi surprenant que ça puisse être.

    — J’espère que tu n’as pas perdu la main depuis nos dernières parties.

    Vincent se retient de rire avant de lever les yeux au ciel.

    — Je te déteste, Darren.




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