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[03.09.2013] Première séparation ft. Lovino Vargas
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Strixyst
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Feliciano Vargas
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Sujet: [03.09.2013] Première séparation ft. Lovino Vargas
Dim 19 Jan - 18:14
                    


Ne me laisse pas tout seul...


Agglutiné contre son jumeau, Feliciano, du haut de ses onze ans et quelques mois, ne semble pas être la personne la plus à l’aise dans cette salle toute entière. Toutefois il n’était pas impossible qu’il ne soit pas le seul, un groupe d’enfant du même âge, des fois débarquant de l’autre bout du monde, réunis dans ce Dôme pour être réparti dans ce qu’il le directeur avait appelé « maisons », il y avait de quoi être anxieux. Peu enthousiaste à cette idée de séparation, la peur de se retrouver éloigné de Lovino, le plus jeune des jumeaux s’accroche fermement à son bras de nouveau, sachant avec pertinence que cela l’ennuierait. Leur tour ne sera pas immédiat, Vargas ne se trouvait jamais en tête de liste, plutôt dans les derniers, peut-être même les derniers, il ne le saurait en avance - d’ici quelques minutes -, de ce fait il en profite allègrement.

Ses iris claires se portent sur les futurs élèves autour de lui, sa petite taille commençait soudainement à le complexer, pourtant il n’en avait jamais ressenti une quelconque honte, pas même à l’école primaire italienne. Cependant ici, dans une école cosmopolite, se trouvait des gabarits différents en tout point. A bien y regarder il devait faire parti des plus petits avec son jumeau, d’une taille pour l’instant équivalente, et il osait espérer que cela ne changerait pas. Il murmure en italien.

- Lovino, je veux rentrer à la maison...

Là-bas, en Italie, aux côtés de leur parent dans le manoir de la famille Vargas, perdu loin de Rome. Leur école primaire, malgré quelques problèmes avec sa professeure sur sa dyslexie pas encore découverte, lui convenait parfaitement. Ils se seraient retrouvés dans le même collège que ses ami.e.s, peut-être dans la même classe. Aussi social qu’il pouvait être, Feliciano restait un être légèrement timide malgré son caractère de cochon, aller vers les autres lui serait toutefois bien plus simple à lui qu’à son jumeau, et il s’en faisait pour lui.

Son esprit s’égara doucement à d’autres souvenirs, celui de la réception des flyers pour différentes écoles de magie à travers le monde. Si Romulus avait passé sa scolarité dans la prestigieuse école de Beauxbâtons, ce ne serait pas le cas de ses deux premiers enfants. Lui et Gemma s’étaient évertué a leur apprendre le français mais face aux difficultés émises par Feliciano malgré les similitudes avec l’italien, ainsi que la découverte de sa dyslexie, ils préférèrent opter pour une langue plus simple et qui lui servirait en grandissant, l’anglais. L’apprentissage fut laborieux, il confondait encore pleins de mots entre eux, se trompait de temps à autres avec les temps et oubliait des s, toutefois il s’avérait plus doué en anglais qu’en français, sans être bilingue pour autant. C’est tout naturellement qu’Ilukaan fut choisie, pour sa renommée mais également son cursus universitaire. Malgré la distance qu’ils mettaient entre eux. Gemma promis qu’ils viendraient habiter un an au Canada, pour les soutenir. Ainsi ils avaient aménagé dans la ville de Bloombury quelques semaines plus tôt pour le restant de l’année, ensuite les parents repartiraient avec Roméo en Italie.

Un nouveau murmure franchi ses fines lippes, tordues par la peur de se retrouver éloigné de celui qui avait partagé toute sa vie depuis leur naissance. Envolé leurs chamailleries, oublié leur rivalité à celui qui ferait le premier, ne comptait que la présence de l’autre en cet instant crucial qui déterminerait toute leur scolarité dans cette école.

- Ils vont se moquer de moi parce que je parle mal anglais...

Devant eux les futurs élèves s’avançaient vers la fontaine pour être répartis, les cris des animaux résonnaient dans la salle. Le petit roux connaissait les quatre maisons ainsi que ce à quoi elles correspondaient, et en sachant cela il doutait être avec son frère. Leur magie comme leur caractère se trouvaient bien différents, de ressemblance ils n’avaient que le physique. De ce fait il était plus que certain qu’ils ne ferait pas leur scolarité dans la même maison, peut-être auraient-ils des cours en commun, des options à partir de la troisième année mais rien de plus. Cette idée désolait celui né en second, ses doigts agrippèrent un peu plus fortement la manche de son aîné en quête d’un réconfort physique sur cette idée de séparation qui ne voulait pas le quitter.

Le seul point positif qu’il trouvait dans cette école était la présence de Pluton à ses côtés, qu’il n’aurait pas pu embarquer au collège en compagnie des moldus, il leur serait apparu bien étrange de se pointer en classe un corvidé sur l’épaule. L’oiseau nécessitait encore son assistance puisqu’il était toujours en apprentissage de vol, Feliciano espérait le voir un jour voler de ses propres ailes sans s’écraser sur le sol.


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Lupy
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Lovino Vargas
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Sujet: Re: [03.09.2013] Première séparation ft. Lovino Vargas
Sam 1 Fév - 0:02
                    

   

Répartition

Qu’est-ce qui ennuyait le plus Lovino actuellement ? Il n’arrivait à pas à se décider entre le déménagement au Canada, le nombre de personnes présentes devant la fontaine, Feli qui se collait à lui comme si son seul désir était de fusionner ou l’idée d’être rangé dans une case symbolisé par un type de magie et un animal. Sérieusement ! Il n’avait envie de finir dans aucune de ces soit disant maisons. Dans un premier temps parce que le mot « maison » était associé à la famille et qu’il n’en avait pas besoin d’une nouvelle ! Dans un second temps parce que c’était fortement improbable que lui et son jumeau finissent dans la même. Et peut importe combien de fois le brun prétendrait avoir enfin des vacances, aucun membre de sa famille n’y croiraient une seule seconde.

L’italien s’était instinctivement reculé derrière la masse d’élève, avec son jumeau. Ca lui permettait d’avoir une vue d’ensemble sur son futur entourage et de ne pas trop se faire remarquer. Putain, combien de personnes pouvaient bien contenir cette endroit au juste ?! Et de combien de temps avaient-ils besoin pour regarder une image dans reflet ? Leur tour n’était pas prêt d’arriver à ce rythme là.

- Lovino, je veux rentrer à la maison...

La première réaction du plus vieux fut de détourner la tête et lever les yeux au ciel. Evidemment que le petit Feli voulait rentrer ! C’était si confortable pour lui l’Italie. Ses amis et tout le reste. Lovino n’avait rien de tout ça. Tout du moins, il était convaincu de n’avoir aucune attache à son pays d’origine. Entre les thérapies et sa classe spéciale, il n’avait qu’une envie c’était de se fondre parmi la populace d’élèves normaux dans cette nouvelle école. Lovino avait toujours ce petit espoir d’un nouveau départ. Qui sait. Ici, les élèves arrivaient de tout horizon. Qu’il s’agisse de leur pays d’origine ou de leur rang social. Alors ils seraient forcément plus ouvert d’esprit ! Et moins cons que dans son école primaire. Et s’il s’avérait que ce n’était pas le cas, le brun pourrait toujours revenir à ses vieilles habitudes. Le mutisme combiné à une pratique du froncement de sourcil niveau expert pour les adultes. Le rentre-dedans pour tous ceux qui viendraient le faire chier mais qui n’auraient pas encore l’âge de mériter son respect.

Le brun jeta un coup d’œil à son jumeau. Il avait l’air encore plus petit que d’habitude. Et pourtant ils étaient sensés faire la même taille. L’ainé pouvait sentir l’inconfort du rouquin. Son manque de réaction précédent ne devait pas avoir aidé le plus jeune. Alors il prit sur lui pour lui accorder un sourire et une petite pression de la main. Il aurait pu faire plus mais Feliciano devait apprendre à affronter la vie un peu.

Ce n’était pas comme si le système de répartition leur était inconnu. Les flyers, ils les avaient tous consultés en famille. Leurs parents les avaient déjà préparés à partir. A l’époque, ils ne savaient juste pas encore où. Et si Lovino n’avait eu aucun mal ni avec les langues ni avait l’idée d’un départ, c’était pour Feliciano essentiellement qu’ils avaient fini à Ilukaan. Bon … peut-être que Lovino avait absolument voulu avoir le droit au chapitre en prétendant que personne ne l’obligerait à aller dans un pays qu’il ne voulait pas visiter. Et que suite à ça, il avait demandé l’avis de sa meilleur amie, Sara, qui du haut de ses quelques 300ans d’existences avait forcément un conseil avisé sur le lieu propice à ses études… Maintenant que le brun y pensait… Ses parents avaient juste fait semblant de lui céder, c’était sûr ! Ils avaient déjà choisi de les inscrire là bas. C’était l’école qui leur correspondrait le mieux en niveau de leurs besoins et de leurs capacités.

- Ils vont se moquer de moi parce que je parle mal anglais...

Lovino ne cèderait pas à la panique de son jumeau.  Il n’avait vraiment pas envie d’ouvrir la bouche mais s’il avait réussi à repousser ce moment jusqu’à la fin de la cérémonie ça aurait vraiment été un miracle. Très bien … Si Feli avait besoin qu’il agisse en tant que grand frère, il pouvait le faire. Mais Lovino n’avait jamais été très doué pour réconforter les gens. Voyons… Qu’est-ce qu’il pouvait bien trouver comme arguments ? L’ainé récupéra son bras pour les croiser et planter ses yeux dans ceux de son frère.

- Tu crois que ces glandus ont que ça à faire ? Y la moitié qu’est aussi anglaise que toi, avorton. Et puis on est au Canada, ils ont l’habitude des accents pourris. Ils accueillent des gens de partout tout le temps.

Lovino était encore à la recherche d’une lueur de soulagement chez le roux quand le nom de Vargas Feliciano est prononcé, lui faisant louper un battement. Ordre alphabétique de merde ! Il se ressaisit vite pour être prêt à soutenir son jumeau et prend la peine de l’accompagner au plus proche de la fontaine. Il ne s’en était pas rendu compte mais ils ne sont plus que cinq-six. Au moins, il n’y aura personne pour les regarder trop attentivement.

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Feliciano Vargas
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Sujet: Re: [03.09.2013] Première séparation ft. Lovino Vargas
Ven 21 Fév - 3:09
                    

Ne me laisse pas tout seul...

Le silence de Lovino inquiétait le plus jeune, bien qu’il ait toujours été le plus bavard, l’autre n’avait pas sa langue dans sa poche non plus, en particulier s’il pouvait lui lancer une pique quant à son pathétisme. Alors il porta son regard ambré vers son frère pour lui découvrir une expression blasée, assez fatiguée même. Feliciano mordilla l’intérieur de sa joue par gêne, sa peur ne semblait pas légitime aux yeux de celui qu’il aimait battre dans leur rivalité enfantine (qu’ils conservaient même maintenant pour dire vrai).

Si Feliciano paraissait innocent, l’était sur bien des points, il n’était pas dupe. Lovino ne voulait absolument pas rentrer en Italie et se plairait particulièrement bien à Ilukaan, sans le moindre soucis. Pour le simple et bonne raison que personne ne le connaissait, personne n’avait conscience de sa maladie, ni de quelconques a priori sur son comportement. Cela Feliciano pouvait le comprendre et l’accepter, c’était une excellente nouvelle pour le plus âgé des deux. Toutefois, la peur de se retrouver séparé, qu’il puisse s’éloigner de lui le tenailler, tordant ses entrailles, c’est la raison pour laquelle il avait bien du mal à le lâcher. L’unique fait que le réconfortait en dehors du fait que son frère était présent, était l’idée de savoir ses parents non loin si jamais il avait besoin. Le petit italien était très maman et papa comme pré-adolescent, et il n’était point à douter qu’il le serait probablement un peu toute sa vie.

Logiquement il pouvait très bien sentir la peur que Lovino s’évertuait à lui cacher, la peur de l’inconnu, d’être dans un nouveau pays, entouré d’inconnus provenant des quatre coins du monde. Il la cachait parfaitement sous une couche de confidence dont le roux n’était pas totalement pourvu pour le moment, qui lui viendrait après s’être habitué à l’école. Feliciano ne serait pas long à prendre ses marques, malgré son sens de l’orientation déficient, ayant la capacité de se perdre dans une chaussette, son côté insouciant et engageant lui permettait d’accoster qui que ce soit pour demander son chemin, il n’avait pas peur du ridicule, ni d’avouer ses fautes. Un trait de caractère particulièrement pratique dans son cas.

Au moment où Lovino se décida enfin à lui parler, après avoir brusquement récupéré son bras de l’emprise de celui qui lui arrivait de qualifier comme « boulet » (bien qu’il recevait toujours une correction orale de la part de leur génitrice quant à cette appellation), les élèves avançaient doucement mais Feliciano ne leur accordait pas grande importante, il buvait les paroles presque haineuses de celui qu’il admirait. Le futur étudiant baissa légèrement les yeux, honteux de se faire reprendre ainsi par son frère, tout en formant une moue peu amicale avec son visage. A cette âge, il ne supportait pas la façon que Lovino employait pour lui parler. D’un geste un peu sec il se redressa et planta un regard presque agacé dans celui de son frère, quand celui-ci y cherchait du soulagement.

- Ils se moquaient bien de moi en Italie alors qu’il y a beaucoup de touriste aussi, ça ne veut rien dire.

Feliciano avait toujours pris très au sérieux la maladie de son frère, voir que la sienne était tourné au ridicule ainsi ne lui plaisait pas du tout. Son prénom et son nom appelé, il su qu’il ne pouvait plus faire demi-tour. D’un court souffle il redressa le faciès et s’avança vers la fontaine d’un pas presque timide qui ne lui convenait aucunement. Ses yeux se perdent tout de même vers son frère, même s’il lui arrivait d’être agacé de son comportement, il avait besoin de son soutien et de sa validation, puis glissèrent sur l’adulte à ses côtés et terminèrent leur course sur la fontaine. Grande, immense et qui déterminerait toute sa scolarité.

Avec ces pensées en tête, il se pencha et observa son reflet dans l’eau qui finit par se brouiller sans qu’il puisse rien. La répartition commençait et le silence était pesant autour de lui.

Le silence se fit longuement jusqu’à ce qu’un cri retentisse.

Pas n’importe lequel.

Un hululement.

Feliciano était envoyé chez les Strixysts, la maison comportant le plus de lettre impossibles à remettre dans l’ordre pour le jeune Italien, mais dont la magie correspondait bien plus à son côté artistique. Le directeur vint alors lui accrocher la pierre couleur améthyste à son col, pierre qu’il aborderait fièrement face à ses parents.

D’un pas un peu plus léger il alla prendra place avec ses nouvellement camarades de maison, le tout en priant pour que son frère jumeau se retrouve avec lui.

Il était d’ailleurs appelé à son tour.

Feliciano n’était pas dupe, ils n’avaient ni le même caractère, ni la même magie.

Lovino ne serait jamais avec lui, et cela lui donnait envie de pleurer.


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Lovino Vargas
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Sujet: Re: [03.09.2013] Première séparation ft. Lovino Vargas
Lun 24 Fév - 19:12
                    

   

Répartition

Chez les violets donc … La couleur irait bien à Feli. Le second né avait toujours eu la fibre artistique et malgré ses quelques talents en la matière, Lovino ne pouvait pas en dire autant. Évidemment qu’il se débrouillait un peu en musique et un peu plus en sculpture, mais il ne se sentait pas au niveau. C’est pas parce qu’il savait où taper et ou creuser pour obtenir une certaine forme que ça faisait de lui un artiste. L’italien se mordit légèrement l’intérieur de la joue. Jamais ils ne seraient ensemble, c’était définitivement mort.

Le brun croisa les bras à l’entente de son nom. Les yeux rivés sur le sol, il s’avança vers la fontaine. Hors de question, ne serait-ce que d’accorder un regard à ceux qui trouvait cela amusant de répartir des gens suivant leurs aptitudes magiques. Et puis d’abord, pourquoi est-ce qu’on avait besoin de passer par tout ce processus ? La foule, les regards sur lui. Lovino était sûr que les trois quarts des gens présents le jugeaient. Ca lui arrivait souvent, qu’on se retourne sur son passage et celui de Feli quand ils se baladaient en famille. En même temps, ils étaient tous des putains de copies les uns des autres … Alors ici, avec des pré-ados et des ados … c’était évident qu’ils avaient aussi attiré les regards. Même année, même nom, même gueule. Les gens n’étaient pas moins curieux qu’ailleurs.
L’italien inspira un petit coup avant de bloquer sa respiration et de franchir le dernier pas qui le séparait de la fontaine. Son regard s’attarda sur les détails de l’édifice. Les autres devraient faire pareil au lieu de le regarder lui. Elle était mille fois plus jolie et intéressante que sa personne. Ca devait la faire chier de voir tout le monde dans le coin et pas un pour s’attarder sur ses sculptures et ses couleurs. Enfin, si elle était un minimum vivante… C’est pas parce qu’elle poussait des cris d’animaux, sans doute de façon totalement aléatoire pour ce qu’il en savait, qu’elle avait une existence propre.

Un hurlement se fit entendre.

….

La tête de Lovino se releva doucement vers les adultes présents, et ses yeux se fixèrent sur le directeur. Il le fusilla du regard comme si tout était de sa faute. Il était directeur, alors c’était forcément sa faute ! Les bras toujours croisés, le regard brûlant de rancœur, le brun laissa à peine l’adulte l’approcher pour accrocher sa pierre avant de faire un pas en arrière.

Même si ce n’était pas une surprise, l’ainé avait espéré. La nature de la magie n’était pas toujours liée au caractère, si ? Enfin il en savait foutrement rien mais ça ne lui semblait pas plus cohérence qu’autre chose. Certes, sa magie avait toujours été un peu plus brutale et explosive que celle de son jumeau, mais l’usage qu’il en faisait n’était pas toujours aussi brutal et explosif. Putain, évidemment que si… Elle ressortait toujours plus forte quand il ressentait le besoin de rejeter sa colère sur les autres ou de taper dans quelque chose, juste parce que son corps ne pouvait pas contenir toute l’énergie que ses émotions engendraient. Le brun n’avait jamais été calme et obéissant et plus souvent dans la confrontation qu’autre chose. Il se sentait, aujourd’hui tout particulièrement, à l’opposé totale de son jumeau. Ses parents l’avaient rassuré quant à cette différence, mais Lovino ne pouvait s’empêcher de se sentir comme le coté obscur ou une merde du style.

Il n’était pas totalement chaotique non plus. De toute façon, tout était la faute de sa maladie, point. Il serait bien moins frustré si les gens étaient moins cons. Non… Non, il était là pour un nouveau départ n’est-ce pas ?! Alors il allait devoir arrêter de voir tout le monde comme un ennemi potentiel ou au mieux comme des choses sans intérêt.

Les petits reniflements du côté des strixyst qui lui parvenaient étaient parfaitement reconnaissables. Il n’en voulait pas à Feliciano d’être aussi sensible, mais il aurait tout de même souhaité que le roux se retienne… au moins un peu plus longtemps… Au moins jusqu’à ce que Lovino ne soit plus à porté d’oreille, histoire qu’il n’ait pas envie de pleurer à son tour à cause de la détresse de son frère.
A contre cœur, l’italien rejoint son groupe pour libérer la place pour le suivant. Encore 2, 3 élèves et ils partiraient faire le tour de l’école, découvrir les dortoirs et sans doute récupérer leurs uniformes et leurs emplois du temps. Ils auraient forcément des cours communs. Ne pas être dans la même maison ne signifiait pas non plus la fin du monde. Après tout, ils étaient déjà dans des classes séparés avant ça. C’était … dormir qui allait être difficile. Peut-être même plus pour lui que pour Feli. Lovino détestait partager son espace de sommeil avec qui que ce soit qu’il n’aurait pas au préalable choisi. Et puis avoir la possibilité d’aller dormir avec son jumeau et ne pas en profiter et savoir que même si on voulait en profiter, on ne pourrait pas.

Et voilà, ces glandus en avaient enfin fini. Lovino se plaça en queue de pelotons pour suivre les lupy auxquels il appartenait désormais. Il ne se retourna qu’une fois. Une seule fois pour lancer à Feli un sourire, le plus rassurant qu’il avait en stock. Il fit tous les efforts possibles pour être réellement serein, même si une pointe de panique devait sûrement rester cachée quelque part. Il lui chuchota un silencieux « On se voit pour le déjeuner » avant de suivre son groupe, les mains dans les poches, l’air aussi détendu qu’il pouvait l’être.


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Sujet: Re: [03.09.2013] Première séparation ft. Lovino Vargas
                    
            
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