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[29.07.2019] Drinking with the enemy. ft Pastora Féca
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Sujet: [29.07.2019] Drinking with the enemy. ft Pastora Féca
Jeu 1 Aoû - 15:32
                    

Get wasted.

@Fécaca
i hate u
Un coup d’œil sur sa montre démontra à Crowley que pour une fois dans sa vie il avait pris de l’avance sur le rendez-vous donné par le nouveau professeur de Musicologie, cela lui tira un long soupir. Se retrouver en avance seul n’avait rien de bien plaisant, tout au contraire. La présence de quelques personnes n’auraient pas été de refus bien que l’Écossais soit de nature assez solitaire au final il ne dépréciait pas la compagnie. Pas de tous c’était une évidence, il y avait quelques collègues qu’il ne piffait pas, il en avait une en tête très particulièrement.

Le trouver seul n’était pas aussi étrange que les rumeurs laissait croire. Crowley ne passait pas tout son temps avec celui qu’il surnommait « mon ange », il lui arrivait bien souvent de nécessiter une solitude un peu impromptue qu’il ne pouvait ni ne souhait expliquer. D’ailleurs son compère de toujours se trouvait sûrement aussi à la villa, potentiellement en plein bain de soleil accompagné d’une lecture effroyable, longue et ennuyeuse. L’amateur de livre avait concédé vouloir se baigner également, ce à quoi le Fourchelang avait grimacé et était parti faire un tour, visitant un peu au passage. La ville avait son charme, et le chaleur ne dérangeait aucunement l’Écossais frileux, il y était même plus à l’aise malgré ses vêtements sombres, une faculté non-négligeable dans des pays aussi chaud. Il n’aimait pas le froid, tombait malade chaque hiver et grinçait des dents quand il voyait un peu trop de neige. Le Canada était un calvaire pour lui, pourtant il ne pouvait en partir, ni ne le souhaitait au final. Un piège dont il fut lui-même l’auteur.

Dans un nouveau soupir et des yeux levés au ciel, son épine dorsale rencontra le mur du bar italien, tandis que ses mains se perdaient dans ses poches. Dans l’une d’elle il trouva son paquet de cigarette et décida de s’en fumer une, sale habitude dont il ne se défaisait pas. Il ne lui restait plus qu’à attendre, il choisi de se plonger dans ses pensées.

Le début des vacances avait pris une tournure des plus agréables. Loin de l’école, loin des élèves, loin des collègues. Sauf un. Mais il ne le considérait pas tant comme un collègue non plus, il ne comptait pas comme les autres. Ce voyage au Japon avait pu changer les idées de Crowley, il avait certes suivi Aziraphale dans toutes les visites les plus touristiques possibles mais il s’en fichait pas mal sur le coup. Tout ce qui importait n’était d’autre que le beau sourire abordé par celui à le chevelure cotonneuse. Pour chaque bibliothèques explorées, pour tous musées arpentés, pour n’importe quels temples visités, Crowley se trouvait un peu plus d’excuses pour y aller, de ne pas refuser catégoriquement, oubliant de râler et pester.

Difficile de lui refuser quoi que ce soit..., songea-t-il avec l’ombre d’un sourire, quoi qu’il n’en ressenti jamais le besoin en réalité.

Celui qui, en un sens, lui avait sauvé la vie savait se montrer convainquant quand il désirait plus que tout quelque chose. Sous ses airs de grand enfoiré, Crowley n’avait pas le cœur à refuser ces petites demandes. Toutefois il ne fut jamais question qu’il ait affaire à une quelconque religion, ne s’y intéressant guère, ayant une simple connaissance de celle pratiquée par son colocataire de longue date. Lui se savait condamné à l’Enfer perpétuel sans possibilité d’en réchapper, sombre histoire de famille et de don maudit paraît-il.

Le Catholique ne l’avait obligé en rien durant ce début de mois, n’insista jamais pour voir ci ou ça, malgré ses airs abattus (ce qui donnait des envies de mourir au Fourchelang) il s’en débarrassait plus que rapidement pour chercher une activité plaisante à tous deux. Facile. La gastronomie, ils ne s’en étaient pas privé, l’un plus que l’autre et aucuns dessins n’avaient besoin d’être fait.

Le décalage horaire ne fut pas nécessairement bon pour son organisme, lui qui dormait beaucoup, tant parce qu’il en ressentait le besoin que parce qu’il aimait cela, toutefois il parvenait à récupérer petit à petit, bien malgré quelques nuits agitées de temps à autres. Le fait que ce soit presque régulier ne lui en donnait pas l’habitude. C’est pour cela qu’il avait pesté contre la chambre commune entre professeur, il ne souhaitait pas que ça se sache.

La pensée qu’il se retrouve possiblement a rouler sous la table lui effleura vaguement l’esprit, il pourrait dire adieu à son début de réadaptation. Pas plus qu’il ne souhaitait s’endormir dans ce bar des suites d’une cuite un peu trop sévère. Déplaisant au possible comme idée. L’Écossais ne savait décidément pas ce qui l’attendait durant cette soirée et regretterait certainement toutes ses décisions d’une vie dans un peu moins d’une heure.

Patient, le jardinier ne regarda pas une nouvelle fois l’heure indiquée sur sa montre, à la place son jeu favori lui fit passer le temps ; inventer des histoires aux passants, toutes plus sordides les unes que les autres. Un moyen innocent de se dédouaner de ses actions passées qui le hantaient pourtant toujours autant. En face de lui il n’y avait que des sorciers, ce qui ne rendait pas plus simple son jeu sans le rendre impossible non plus, il avait été élevé dans ce monde. Toute fois il possédait une connaissance et une culture du monde moldu assez étendu (inconsciemment il se rapprochait d’Elle de part cela). Le vieil homme fumant sur le perron de sa maison n’était d’autre qu’un espion à la solde de la mafia sorcière Ukrainienne pour le compte d’un Mage Noir réputé. La petite fille fut une vampiresse de plus de sept-cent ans, conservé dans ce corps juvénile, prête a attaquer quiconque la qualifierait de « fillette ». Le couple avait pour but de s’entre-tuer une fois seul, dans l’hôtel qui se trouvait près de la mer. Et lui qui les observait ne valait sans doute pas mieux au final.

Un bon verre lui ferait le plus grand bien.
            
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Sujet: Re: [29.07.2019] Drinking with the enemy. ft Pastora Féca
Jeu 1 Aoû - 16:17
                    

Cul sec
Je ne perdrais pas.


Une très belle journée. L'été en Italie était quelque chose qui lui avait manqué. L'été au Canada est agréable, mais il n'a pas ce charme du sud, cette odeur particulière d'olive que l'on peut trouver dans les rues à restaurant. Assis aux terrasses, des hommes locaux rient fortement en levant leurs verres, alors que les femmes, elles, se sont assises entre elle pour discuter, avec une voix toute aussi forte. Bien qu'elle apprécie le calme, Pastora doit admettre que le bruit d'Italie, lui aussi, lui avait manqué. Le peuple duquel elle vient a toujours été connu pour savoir hausser la voix, contrairement aux Canadiens qui, eux, avaient toujours su se faire discrets et polis. La professeure d'histoire n'avait jamais rencontrée de population aussi calme, bien qu'elle avait entendu dire que les japonais étaient à un niveau supérieur.

La demoiselle, bien que plus aucun étranger ne l'appellent ainsi à cause de son age, passent entre les barrières et entre la foule que traverse la rue, qui bloquent le passage pour regarder les menus proposés. La plupart ne parlent pas italiens. Ce sont des touristes, et, techniquement, elle en est une aussi, bien qu'elle refuse catégoriquement de se faire appeler ainsi. C'est peut être la première fois qu'elle visite cette partie de l'Italie, mais cela ne change rien au fait qu'elle connaisse la langue, les mœurs, la culture, les nuances de politesse et de provocation que les locaux s'échangent. Elle peut les entendre clairement, les voix italiennes plus fortes que celles des visiteurs. C'est une rue piétonne, sans voiture, sans ambiance parasite. Juste elle et la vie ensoleillée alentours. Avec un panorama pareil, elle se dit que rien ne pourrait lui ruiner le moral.

Cette pensée dure exactement deux minutes et quarante-cinq secondes, le temps de rentrer dans le bar et de voir l'un de ses collègues.

Il ne faudrait pas confondre ceci avec un mépris envers le personnel de son école, non. Je peux vous l'assurer, Pastora Féca n'a aucun reproche à leur faire, et apprécie même la compagnie de ses camarades, professeurs comme membres du personnel. A l'exception peut être de deux personnes.

L'une d'entre elle, la première exactement dans sa liste des connards sans retenu, est assise au bar. Il patiente. En regardant sa montre, dans un sentiment de confusion paniqué, la femme réalise qu'elle est arrivé à son rendez vous avec une demie heure d'avance. Elle s'était bien dit que la route avait semblé plus courte que prévu, mais elle avait mit ceci sur le compte de son amusement, à tord. Le temps passe toujours plus vite lorsqu'on s'occupe à regarder les passants, et à épier les conversations. En vérité, elle avait tout simplement raté son calcul d'itinéraire. Habituellement, elle aurait juste pensé qu'il vaut mieux être en avance qu'en retard, mais aujourd'hui, elle est tombé sur le seul cas où il aurait mieux fallu être très en retard qu'un petit peu en avance.

-Crowley Taggart, dit elle en s'avançant vers lui.

Elle fait claquer ses talons sur le sol, une démarche lente, un menton relevé. Une technique d'intimidation subtile, qui marche sur certain. Mais on ne la lui fait pas, à lui. Elle le sait. Dans un coin de sa tête, elle se dit qu'elle aurait du mettre plus de parfum. Elle l'aurait noyé sous son odeur, et en rentrant le soir, il aurait encore sa présence dans le nez. L'imaginer grogner de mécontentement et tenter de se débarrasser de la fragrance en reniflant les savons de la villa l'aurait mise d'une excellente humeur. Tant pis.  Elle s'assoit sur la chaise haute à côté du jardinier.

Crowley Taggart est le contraire de ce que l'on attend d'un jardinier. Doux, amoureux de la nature, souriant, un peu naïf. Lui est aigri, colérique, sarcastique, et Pastora est certaine, un jour, de l'avoir entendu crier sur les plantes du jardin qu'elle pouvait voir depuis sa fenêtre. Elle se souvient l'avoir jugé silencieusement pendant quelques longues minutes, légèrement effrayé, et très intriguée. Ce souvenir est suivi d'autre, comme un film, et en se rappelant du surnom préféré que Mr. Taggart lui accorde, "l'Antiquité", elle ressent déjà le besoin de boire pour oublier ce vil personnage. Elle tend la main, et demande un cocktail dans son italien parfait : un avec peu d'alcool, mais avec un minimum tout de même.

-Je vois que vous êtes en avance, débute t'elle, dans une tentative suicidaire d'engager une conversation polie. Je ne m'attendais pas à ceci de votre part. Où est Mr. Nevaeh ?

anglycanne sur epicode

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Sujet: Re: [29.07.2019] Drinking with the enemy. ft Pastora Féca
Jeu 1 Aoû - 17:16
                    

Get wasted.

@Fécaca
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La cigarette terminée, déposée au fond du paquet, les histoires inventées tombées à plat, Crowley pénétra dans le bar en quête de rafraîchissement. Il pris place sur une haute chaise du bar pour demander un verre d’alcool, léger pour l’instant. Hors de question de boire trop seul, cela donnerait une image de dépressif, et dans le personnel de l’école il n’en avait pas le rôle. De loin il préférait le sien, celui du salaud aigri et cynique. Au moins on ne l’emmerdait pas, ou pas trop. Les exceptions pouvaient courir les rues, c’est bien pour cela qu’il abusait de sa faculté qui l’avait longtemps relégué au rang de futur mage noir. Il était plus difficile qu’on l’approche avec cela.

Son verre et un bol de cacahuète furent posés devant lui en même que la porte s’ouvrit. Au début il n’y prête aucune attention puisqu’il l’accorde une nouvelle fois à sa montre. Encore une bonne demi-heure à patienter avant le début des hostilité. Qu’il crut naïvement. Cette voix qui s’élève, un agacement bien visible alors qu’elle prononce son prénom lui fait tourner la tête. Dans aucune vie il n’aurait eu besoin de voir la personne pour la reconnaître. Il pioche une cacahuète, la croquant ostensiblement une fois pour démontrer toute sa non-envie de la voir ici.

- Pastora Féca, souffle-t-il, presque poli.

Leur dédain se faisait miroir. La démarche qui se voulait intimidante ne lui tire pourtant qu’un rictus moqueur. Elle était aussi belle que ridicule, un triste gâchis si on lui demandait son avis (bien qu’il n’en fut pas question). Ce qui l’amusait le plus avec la professeure était sûrement qu’elle partait au quart de tour, ces gens là ne faisait jamais long feu avec lui, en vue de sa spécialité a énerver qui que ce soit. Les colériques comme elle, il n’en faisait qu’une bouchée, ce n’était plus amusant au final.

Alors qu’elle s’installait sur la chaise à côté de lui, l’Écossais pensait sincèrement à trois choses. Il aurait préféré être en retard de trois heures pour avoir trop dormi. Une cuite immédiate lui faisait de l’œil. Si elle pouvait tomber et se fouler la jambe à cause de ses talons ce serait une grand joie merci. Il était presque prêt à prier pour le coup seulement il se retint avec une grimace, quelle idée !

Sa haine envers l’enseignante ne sortait pas de sous un caillou. Elle était à peu près tout ce qui l’insupportait sur terre. Fausse. Il n’y avait rien d’authentique chez cette femme qui enseignait pourtant l’Histoire, un comble tout de même ! La seule chose dont il avait été témoin qui n’était pas artificiel chez elle était son sale caractère et ses colères. Quelle personne sympathique. Ses propres colères n’égalaient jamais celle de l’historienne, surtout qu’elles étaient toujours dirigées vers les plantes, jamais un humain. (Plus jamais un humain pour être tout à fait honnête.) Il se souvient parfaitement du jour où il avait appris sa véritable année de naissance, son âge actuel, un rire cynique lui avait échappé et le surnom était tout trouvé. Juste pour faire chier.

L’Antiquité. Un brin ironique et totalement représentatif de la fourbe mais habile menteuse. L’Histoire et les faits ne mentaient pas quand on savait les lire, tout bêtement. Crowley n’était pas historien, il repérait simplement les falsificateurs à des kilomètres à la ronde.

Crowley l’observe silencieusement du coin des yeux, cachés derrière ses lunettes, plus pratique pour parfaire son jugement sur elle, tandis qu’elle commande. Ils allaient boire à deux en silence, dans ce bar, en attendant leurs collègues. Une très mauvaise idée à son sens mais pourquoi pas.

Le silence il pouvait se le foutre au cul apparemment. Son plus gros effort serait de ne pas être cynique dès le début, pourtant avec ce commencement des plus idiots ce ne fut pas chose facile. L’Écossais préféra se mordre la langue pour l’éviter, prenant ainsi quelques longues secondes avant de répondre.

- Comme vous voyez. Vous aussi cela dit. La politesse était de mise, pour l’instant, que quelqu’un le félicite et lui offre une bouteille de whisky pour qu’il se saoule dans la seconde. Un sourire très ironique et presque hypocrite s’accroche à ses lippes. J’en suis moi-même peu étonné en revanche. Après tout Crowley n’était pas réputé pour ses retards, ni son avance à vrai dire, il arrivait souvent à l’heure. Sûrement en train de lire quelque part au soleil, au bord de la mer.

Cette propension à les associer l’amusait plus que ne l’agaçait. Après tout, Aziraphale était la raison pour laquelle il était devenu jardinier, tout était de sa faute. Toutefois il ne regrettait pas cela, pour quelques raisons qu’il se gardait bien d’avouer.

Cependant, elle avait fait un effort, alors il en ferait un aussi.

- Moi aussi j’aurais préféré qu’il soit là.

C’était foutu.
            
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Sujet: Re: [29.07.2019] Drinking with the enemy. ft Pastora Féca
Sam 17 Aoû - 23:59
                    

Cul sec
Je ne perdrais pas.


Elle plisse les yeux tout en observant Crowley. Le serpent venait d'insinuer que la présence de Féca, seule, n'était pas la bienvenue, et bien qu'elle est au courant de ce détail (après tout, la présence de Crowley était tout aussi désagréable à ses yeux), cela l'agace de l'entendre dire. Pas car la vérité est plus difficile une fois entendue, non, mais car cela veut dire que ce pauvre jardinier simplet avait eu l'audace de le dire haut et fort. C'est ce détail qui perturbe la demoiselle brune. Son collègue n'a pas peur d'elle, et savoir ceci l'enrage intérieurement.

On lui apporte le cocktail, qu'elle soulève avec délicatesse et élégance, le petit doigt levé, dans le simple but de lui montrer sa supériorité, sa bonne éducation. Elle espère au plus profond d'elle même que l'homme la regarde avec un sentiment d'infériorité, car elle se considère bien plus polie, bien mieux élevée que lui. Si l'on devait décrire, de façon simplifiée, la stratégie de la professeure d'histoire, il suffirait d'une simple image d'Icare tentant de trop s'approcher du soleil. "A tenter de m'atteindre, Crowley, vous finirez pas perdre vos ailes. Un pauvre ange déchu qui tombera dans l'enfer, et qui y sera le bienvenue. Vous avez tout ce qu'il faut pour être le parfait démon. Moi ? Voyons, bien évidement, je resterais au ciel." Pastora a toujours été arrogante, et pourtant, elle appréciait toujours se donner des airs de femme humble. Et en soi, grâce à sa retenue, elle l'était devenue en surface. L'intérieur de sa personne, en revanche, est toujours pourri de narcissisme.

-J'aurais préféré aussi, elle répond, essayant de renvoyer le pic. Au moins aurais-je pu avoir une conversation culturelle civilisée.

Elle ne sait pas si la remarque fonctionnera. Après tout, Monsieur Nevaeh et cet ignoble Crowley sont très proches, pour une raison qu'elle n'arrive pas à comprendre. Il peut y avoir deux réaction à une telle accusation. La première serait d'y répondre par un simple "Mon ange est plus cultivé que moi, il est vrai". Crowley semble être parfaitement au courant des qualités de son ami libraire, et Pastora l'a déjà entendu l'appeler de surnom pour le moins... Douteux. Homosexuels. Ce n'est pas ce fait qui la dérange. Elle souhaite juste qu'ils soient plus discrets. Si elle devait surprendre mademoiselle Morgendorferr en train de parler à son petit ami, peu importe de qui il s'agit, ou de si elle en a un, d'une telle manière, elle serait tout aussi gênée.

La deuxième manière de réagir à ceci serait avec de l'énervement. Elle vient tout juste d'insulter son intelligence, après tout. Elle espère sincèrement que la deuxième option sera la bonne. Elle souhaite marquer un point. Peut être devrait-elle commencé un compte mental ? Très bien.

Elle part d'une égalité, zéro point chacun, dès maintenant.

anglycanne sur epicode

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Sujet: Re: [29.07.2019] Drinking with the enemy. ft Pastora Féca
Mer 9 Oct - 2:24
                    

Get wasted.

@Fécaca
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Il était toujours très ironique de savoir que Crowley n’appréciait pas les bagarre, qu’elles soient physiques ou verbales. Pour dire vrai il les évitait le plus possible, et ne les commençaient jamais. Plus depuis qu’il avait quitté le domicile familial tout du moins, quelques vingt deux ans auparavant. Pourtant miss Pastora avait le don de faire remonter ses anciennes très mauvaises habitudes. Bien entendu il en possédait toujours des mauvaises mais les moindre, celle de titiller, de siffler sur les gens qui l’énervaient, de passer sa colère sur des plantes. Toutefois celle de se chamailler pour des broutilles il l’avait perdu et n’aurait pas souhaité qu’elle revienne, jamais.

Le regard que lui porte l’historienne le fait légèrement sourire, encore une preuve qu’elle le ramenait à des temps qu’il souhaitait enterrer au plus profond de lui. Peu de gens lui tenaient tête, il devait être l’un des rares, de quoi enrager la professeure, il le savait et en jouait. Peut-être un peu trop.

Doucement il fait tourner le liquide dans son verre alors qu’elle lance sa phrase dédaigneuse, persistant à le blesser. Crowley, flegmatique, conserve le silence durant de longues secondes avant de se lâcher d’un ton cynique.

- Vous auriez surtout pu l’assommer avec votre inintéressante culture.

Il n’étouffe pas son ricanement dans son verre, au contraire, il le laisse s’estomper doucement. Crowley n’était pas inintelligent mais ne possédait aucunement la culture d’Aziraphale, il le savait et ne s’en offusquait pas réellement. Qu’on doute de son intelligence était un plan qu’il utilisait depuis des années, faire croire aux autres qu’ils lui étaient supérieurs, le regarder monter pour tomber plus vite, le rejoindre en bas de la chaîne. Et l’ego surdimensionné de l’historienne serait un jour le parfait exemple.

Elle le sous-estimait tant qu’il ne pouvait qu’en rire, intérieurement, il préférait éviter de se prendre une chaise dans la figure. Lui ne saurait lui rendre cette violence sobre, il n’était pas réellement bagarreur, assez pour se défendre, mais pas assez pour lancer le premier coup, ni pour continuer après avoir été séparé. Crowley était même plutôt du genre à s’esquiver et fuir les actes de violence, sans être quelqu’un de foncièrement lâche. Seulement il avait beaucoup de mauvais souvenir liés à cela.

Cette phrase était remplie de fausseté parce qu’il savait pertinemment que dans sa bonté Aziraphale aurait écouté avec bienveillance toutes la conversation de Féca, sans se plaindre, et argumentant chaque propos comme il le pouvait, affirmant apprendre un tas de chose même s’il n’en fut rien. Juste pour le plaisir de voir l’autre se s’engoncer et s’enorgueillir de toute cette magnificente culture qu’elle possédait. Que le fumeur ne lui niait d’ailleurs pas du tout, il pouvait être menteur mais pas de mauvaise foi, ce serait un défaut de trop réellement.

D’un geste quelque peu sec il avala le contenu de son verre. Ce serait pas si mal d’être totalement désinhibé pour le reste de la soirée, surtout s’il devait rester en compagnie de l’Antiquité, tant pis pour la rencontrer avec les nouveaux professeurs, ils lui pardonneraient un jour quand ils comprendraient leur niveau de relation.
            
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Sujet: Re: [29.07.2019] Drinking with the enemy. ft Pastora Féca
Jeu 10 Oct - 23:12
                    

Cul sec
Je ne perdrais pas.


Crowley : 1. Pastora : 0.

- Excusez moi ?

Son ton, bien que toujours calme, semble bien plus énervé, appuyé. Ses poings se serrent. Elle qui avait la sensation que cacher un minimum ses insultes pourrait créer cet espèce de jeu de haine subtil et divertissant, elle se sent extrêmement déçue. Apparemment, Crowley, cette sale langue de vipère, pense qu'être plus insultant est plus amusant que de faire des sous-entendu. Leur petite bataille ne l'amuse plus du tout. Elle lève son verre, et, en italien, demande à ce qu'on le lui remplisse. Elle se mord légèrement l'intérieur de la lèvre.

Le silence est pesant. L'air, qu'elle trouvait chaud et agréable, lui semble maintenant bien lourd. Elle peut entendre les personnes dans le bar discuter dans sa langue natale. "Comment va ta femme ?", demande l'un. "Cette connasse devient de plus en plus vieille et aigrie. Je rentre toujours le plus tard possible pour pas la voir." Étrangement, et sans raison particulière, elle le prend pour elle. Peut être sa peur de vieillir qui lui plante un couteau dans le dos. Surement sa colère qui pourrait lui attribuer l'adjectif d'aigrie. Elle se sent grimacer, mais résiste. Quand on lui serre son verre, elle s'observe dans son reflet.

Belle. Elle est encore belle pour son âge, et elle ne devrait pas le gâcher. Elle force sa peau à ne pas se plier sous l'immondice de rides de contradiction. Elle doit rester sereine. Elle doit rester humble. Elle ne peut pas craquer maintenant. Elle doit maintenir la face. Elle doit briser ce stupide silence qui commence à la rendre folle. Elle reprend le sujet d'Aziraphale.

- Au moins, lui a quelque chose d'intéressant à dire à chaque fois. Il est plutôt défensif sur ses livres, qu'il ne prête presque jamais, mais c'est leur valeur matérielle qu'il protège, aucunement leur valeur intellectuelle. Il aime discuter des secrets que renferment les lignes de ses trésors. Et vous ? De quoi pouvez vous discuter, au juste ?

Elle retient, en plus de sa mine énervée, un "pauvre ignorant" de ponctuation.

anglycanne sur epicode

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Sujet: Re: [29.07.2019] Drinking with the enemy. ft Pastora Féca
Ven 11 Oct - 1:46
                    

Get wasted.

@Fécaca
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Avec impolitesse il aurait peut-être répondu que les oreilles se lavaient, comme un orifice situé tout au sud. Pourtant il retient cette remarque, il est bien trop sobre pour la laisser échapper, et peut-être que la bonne influence d’Aziraphale agissait sur lui plus qu’il ne souhaitait l’admettre. Crowley n’était pas gratuitement méchant non plus. Il venait d’insulter sa culture pour la faire réagir plus que parce qu’il le pensait. Ce serait être malhonnête que de dire à l’historienne qu’elle ne possédait pas de culture. Le côté inintéressant n’engageait en revanche que lui.

- Comme je ne pense pas que vous soyez sourde, je ne vous ferais pas l’affront de répéter.

D’un air presque dédaigneux il observe le fond de son verre nouvellement vide, alors qu’à côté elle en commande un autre dans un italien parfait. Ce qui n’était pas un exploit puisqu’il s’agissait de sa langue maternelle, ce serait comme si lui se vantait de parler anglais, ce serait d’une connerie sans nom. Les premiers mots qu’il eut prononcé furent dans un anglais approximatif. Toutefois il pouvait parler une seconde langue ! Inutile dans le monde cependant puisque rare étaient ceux qui pouvaient le comprendre. Un élève dans l’école, et il n’en connaissait pas d’autres. Un grand n’importe quoi. Don maudit d’après beaucoup, et lui avait été le petit prince des Blair grâce à ses sifflements. Non. Une preuve. Voilà tout ce qu’il avait été. Une putain de preuve. Crowley secoue la tête et commande un autre verre, il ne peut pas rester sobre avec ces pensées en ayant l’Antiquité à ses côtés.

D’ailleurs celle-ci revenait à la charge, sûrement après avoir cogité sur sa réflexion. Son horrible réponse.

- Il protège les deux. Crowley secoue la tête, il était devenu expert pour décrypter son ami depuis le temps. S’il vous prête un livre de son plein gré, considérez ça comme une demande en mariage.

Un rire lui échappe, trop sincère. Aziraphale qui prêtait un livre, quelle drôle d’idée. Le fourchelang était à deux doigts de se mettre à pleurer de rire juste à cette pensée. Seulement elle l’avait insulté, il devait répondre. Son verre de nouveau plein, il l’observe, comme si la vérité s’y trouvait. Ses lippes s’étirent, laissant place à un rictus presque carnassier.

- Je suppose que si je vous faisais une liste vous allez me rétorquer que c’est inintéressant et que je vous assomme avec ?

Derrière ses lunettes, il lui lance un regard en coin. Elle était douée, il l’était juste plus. Elle n’avait pas l’habitude qu’on lui tienne tête, c’est ce qui faisait sa faiblesse face à l’Écossais. Un jour elle apprendrait, mais ne gagnerait pas.
            
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Sujet: Re: [29.07.2019] Drinking with the enemy. ft Pastora Féca
Mer 16 Oct - 16:12
                    

Cul sec
Je ne perdrais pas.

Crowley: 2. Pastora: 1.

Ca ne va pas du tout. Il a toujours quelque chose à redire, il ne peut pas s'écraser. Et elle ? Bien que voulant apparaître comme humble, elle sait qu'elle est fière: trop fière pour lâcher prise maintenant. On lui redonne son verre, avec encore plus de boisson, et elle descend le contenue dans sa gorge de façon rapide et sèche. Elle espère voir flou. Elle espère se servir de la boisson pour censurer le stupide visage de son interlocuteur. Hideux. Elle a envie de poser un masque sur son visage, de changer sa voix d'un ton beaucoup trop aigu, comme ces criminels que l'on cache dans les émissions télévisées d'enquête. Le coin de ses lèvres se retrousse quand elle imagine Monsieur Taggart avec une face entièrement pixelisée. Ca lui fait un bien fou.

Elle compte ça comme un point dans sa tête, mauvaise joueuse. Crowley: 2. Pastora: 2.

-Je ne suis pas aussi immature. Je suis juste certaine que toute votre culture vous viens de votre collègue bibliothécaire.
-C'est comme la vôtre qui vient des livres, les miens sont au moins ambulants et intéressant.

Crowley: 3. Pastora: 2.

C'est affreux. Peu importe les mots qu'elle dit, il s'en empare, les tourne à sa manière, et les lui renvoie avec violence et rapidité à la figure. Elle réalise à quel point elle est immature, à quel point il l'est encore plus, selon elle. En grognant, elle tend à nouveau son verre, s'enfonçant dans un silence vexé. Elle s'imagine être digne, être au dessus de tout cela, et le lui montrer avec grâce et élégance. Elle l'ignore, le puni de sa conversation.

En vérité, son bras n'arrive pas à rester droit. Elle tangue, et ses lèvres, appuyées l'une contre l'autre, lui donne un air de petite fille boudeuse. "C'est celui qui l'dit qui l'est", dit le gosse. "C'est pas juste ! T'es plus mon ami !" répond l"autre gamine. Pas qu'ils étaient amis avant, mais la situation est fortement ressemblante. Elle est juste représentée avec des traits de vieillesse, et beaucoup d'alcool. Elle ne sait pas combien de verre elle a bu. Elle comptait plus les points imaginaires d'un combat verbal que l'argent qu'elle dépensait à se faire exploser le foi.

Il boit un autre verre. Comme pour se montrer plus forte, elle en prend un autre. Crowley: 4. Pastora: 4. Il en prend encore. Elle aussi. Crowley: 7. Pastora: 10 ! Il en reprend. Crowley: 11. Pastora: 10. Quand elle le bat, mentalement, il le dépasse à nouveau. Elle n'arrive pas à remonter la pente.

Quand les autres professeurs arrivent pour le rendez-vous, ils retrouvent deux de leurs collègues, affalés sur le bar, plusieurs verres vides à côté d'eux. La fête ne faisait que commençait, mais pour eux, elle touchait déjà presque à sa fin.



La soirée fut mémorable. Vincent Leroy ne revint plus jamais des toilettes, et une chaise dut être remboursée au gérant du bar.

anglycanne sur epicode

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Sujet: Re: [29.07.2019] Drinking with the enemy. ft Pastora Féca
                    
            
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