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Une lettre précieuse comme un morceau d'âme [1916 - WW1] | ft.Mabel
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Cervirald
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Francis Bonnefoy
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Sujet: Une lettre précieuse comme un morceau d'âme [1916 - WW1] | ft.Mabel
Mar 12 Fév - 11:32
                    


2 mai 1916, près de Douamont

Ma chère Marraine,

Je suis heureux de pouvoir vous écrire cette première lettre. Quand le général Mangin nous a proposé de commencer une correspondance avec une parfaite inconnue, je dois avouer que j’étais hésitant. Quand nous sommes sans famille et que nous n'avons personne, vous savez, on se demande si s’attacher à quelqu’un pendant cette putain de guerre est raisonnable, voire nécessaire.

Cela dit, on se sent très vite seul dans ces tranchées, même si les camarades sont là pour vous soutenir comme ils peuvent. Sur le front, on est tous dans la même galère et ce, peu importe notre statut social, notre richesse, la famille dont nous sommes issu ou bien notre âge. Alors on essaye de rire, on se raconte des histoires le soir, en sachant pertinemment ce qui nous attendra le lendemain.

Je suis arrivé il y a peu de temps à Verdun, il y a une ou deux semaines. J'ai vingt-six ans, alors je m'attendais à l'embrigadement tôt ou tard. Je savais que j'allais devoir me battre pour ma patrie. Mais je ne connais rien à la guerre. J'espère juste qu'elle se terminera rapidement pour retrouver Paris et mon logis. Il fait bien plus chaud que dans notre camp de fortune. Là je ne peux me réchauffer qu'auprès du feu qu'un de mes camarades a fait il y a quelques instants, et qu'auprès des mots que je vous adresse et l'excitation que me procure l'idée de recevoir une réponse.

Bien à vous, ma chère,


Francis Bonnefoy





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Ursirre
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Mabel Láñez
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Sujet: Re: Une lettre précieuse comme un morceau d'âme [1916 - WW1] | ft.Mabel
Mer 20 Mar - 13:31
                    


Le 17 mai, Rosny-sous-Bois




Mon cher Francis,

Je suis Marie-Isabelle, mais tout le monde m’appelle Mabel, je serai votre marraine jusqu'à la fin des combat ou aussi longtemps que vous aurez besoin de moi.
Je suis ravie de pouvoir être d’un quelconque réconfort pour vous et votre âme en ces temps troublés. Comme il est de votre devoir de protéger notre beau pays, il m’incombe, à mon niveau, de soutenir nos soldats.

J’ai reçu votre nom avant même de recevoir votre première lettre et me suis imaginé à quoi vous pouviez bien ressembler et comment vous vous exprimiez. Je ne saurais vous dire si vous lire m’a conforté ou non sur les idées que je me faisais, sachez toutefois que j’ai été ravie que vous fassiez le premier pas. Je tiens à vous rassurer sur la bienveillance de ma démarche, et qu’ici, vous pouvez parler librement, à condition qu’un quelconque pigeon voyageur trop curieux n’ouvre le courrier.

Il est peut-être d’usage que je me présente un peu plus à vous. J’ai maintenant vingt-quatre ans et vit aux abords de notre chère Paris. Là où je vois que vous habitez. Je vis toujours dans la maison de mes parents. J’ai malheureusement perdu mon fiancé dans les premiers temps de la guerre. Je sais juste que la solitude avait commencé à le tuer bien avant les balles ennemies. Alors si par ces lettres je peux vous sauvez d’une certaine manière, je ne peux être plus comblée.

Ici la guerre semble être une épée de Damoclès que nous nous évertuons à oublier. Certains essaient de vivre normalement, d'autres sont partis depuis longtemps, se disant que la paix devait être possible ailleurs, alors que le monde semble s'embraser sous nos pieds.

J’espère aussi que cette guerre finira vite et nous permettra à tous de reconstruire nos vies. Vous me dites que vous n’avez plus de famille ? Pas de femme, ou d’amis dans Paris ?  Parlez-moi un peu de votre vie avant la guerre, je veux apprendre à mieux vous connaître ? Aviez-vous un métier ?

Gardez courage, Francis, que ma sympathie vous accompagne dans ce combat cruel.
En attente de votre prochaine lettre.

Soyez certain de la sincérité de mes mots.

Mabel




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Cervirald
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Francis Bonnefoy
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Sujet: Re: Une lettre précieuse comme un morceau d'âme [1916 - WW1] | ft.Mabel
Lun 1 Juil - 1:57
                    


26 mai 1916, près de Douamont

Ma chère Marie-Isabelle,

Quel ravissant prénom portez-vous. Puis-je vous appeler Mabel également ? J’aime les surnoms. Je me sens toujours plus proche des autres en les appelant par des diminutifs qui sont, à mes yeux, plus affectueux. Si le cœur vous en dit, vous pouvez m’appeler Franny. Bien que cela sonne assez féminin, mes camarades de tranchés disent que cela me va bien et m’ont baptisé ainsi.

Vous me demandez à quoi je ressemble ? Je partage ce questionnement à votre égard ! Mais procédons par un jeu : laissez moi vous décrire comme je vous imagine et faites de même. Ensuite nous nous enverrons une photographie. J’en ai une dans mes affaires. Cela peut paraître étrange voire narcissique de ma part, mais elle est importante : j’aimerais que quelqu’un, juste une personne au moins, se souvienne de moi et de mon visage si jamais je devenais une de ces gueules-cassées dont on ne cesse d’entendre parler dans les camps d’infirmières ou bien même si je meurs, fauché par une balle ou un obus ennemi.

Mais je cesse de m'apitoyer sur mon sort. Voilà plutôt comment je vous imagine : vos paroles m'inspirent énormément de compassion et de gentillesse. Vous avez eu l'altruisme de vous proposer en marraine de guerre, de bien vouloir m'accepter en tant que compagnon le temps de quelques lettres. Pour cela je vous remercie. Vous semblez très courageuse également, Mabel. Je suis désolé pour votre mari. Réellement. Je sais qu'il est dur de perdre un être cher et qu'il est difficile de se reconstruire. Pourtant, vous tenez le coup. Rien que pour cela, je ne peux être qu'admiratif de votre bonté d'âme. Quand je pense à vous, Marie-Isabelle, ou plutôt quand je vous imagine, je vois une jeune femme souriante. Peut-être brune ? Est-ce que je me rapproche de la vérité ? Parlez-moi de vous, Mabel ! Avez-vous des enfants ou devez-vous seulement vous occuper de vos parents ?

Quant à moi, je ne suis pas une personne très intéressante. Comme je vous l'ai dis, je n'ai plus de famille. Mes parents sont partis il y a quelques temps déjà et je n'ai plus aucune nouvelle de ma plus jeune soeur. Je n'ai pas de femme ni de fiancée. Et pourtant j'étais un véritable bourreau des coeurs avant la guerre, sans vouloir me vanter ! Mais j'ai bien un métier : je suis boulanger-pâtissier dans une boutique parisienne. Si nous avons l'occasion de nous rencontrer un jour, j'espère pouvoir vous faire goûter ma spécialité : le pain d'épices. Cela ne paye pas de mine, mais ce dernier est très en vogue. Jusqu'ici ma boutique se portait bien et j'avais des amis, bien entendu. Mais eux-aussi ont été embrigadés. Je n'ai pas de nouvelles…

Je ne crois pas être spécialement autorisé à parler de ce qu'il se passe au front, mais je vais tenter machance, priant pour que cette lettre parte tout de même. Ces derniers jours, nous devions prendre le fort de Douamont pris par l'ennemi sous les ordres du général Mangin. Nous avons réussi à y mettre les pieds le 22. Mais ces saletés de boches ont repris le dessus le 24. Nous espérons alors atteindre un fort français, près d'ici, pour nous ravitailler et être en sécurité.

Je garde courage : nous avons confiance en la victoire finale. Merci pour votre soutien, ma bonne fée !
J'attends votre prochaine lettre avec une impatience certaine et vous embrasse.


Francis





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Sujet: Re: Une lettre précieuse comme un morceau d'âme [1916 - WW1] | ft.Mabel
                    
            
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