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flowers for mAchines | Sigmund N.
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Anonymous
Sujet: flowers for mAchines | Sigmund N.
Dim 27 Jan - 22:15
                    
Sigmund Neumann | Canon
MAISON : Cervirald.
ANNÉE : quatrième année.
OPTIONS : Alchimie & Arithmancie.
MOTIVATION : tout à fait satisfait de son actuel rôle d'élève lambda.
ANIMAL DE COMPAGNIE : aucun.
BAGUETTE : Bois de Noyer noir, cœur en moustache de Troll, vingt-trois centimètres et très rigide.
PATRONUS : Un porc-épic (symbole de confiance, de foi et surtout de curiosité).
ODEUR DE L'AMORTENTIA : Le maquereau grillé, l'essence et le savon.
REFLET DANS LE MIROIR DU RISÉD : Lui-même, à côté d'une invention encore floue, puisque fantasme de sa curiosité sur la technologie.
ÉPOUVANTARD : le cadavre d'une très chère amie.
FAMILLE : /
MATIÈRE FAVORITE : Alchimie.
MATIÈRE LA MOINS AIMÉE : Botanique (il s'y ennuie).
Sigmund Neumann

— NieR:Automata

15 ansNé-molduMasculinAllemand
« This is 9S. Nothing to report. Weather's sure nice today, though. »

NOM : Neumann.
PRÉNOM : Sigmund.
SURNOM : Sig, « Nines » qui est dérivé de son pseudonyme Witch/Internet, mais il aime bien que les proches l'appellent ainsi même sans écran pour les séparer.
DATE ET LIEU DE NAISSANCE : 30 janvier 2004 – Munich, Allemagne.
LANGUES PARLÉES : Allemand, anglais correct mais approximatif qu'il perfectionne comme il peut.
DON : aucun.
YEUX : bleu pâle.
CHEVEUX : blond platine.
TAILLE : environ un mètre soixante.
POIDS : 51 kg.

Liste des headcanons
Véritable nerd/weab/geek sur les toiles moldu et sorcière — Passe beaucoup plus de temps sur les dites toiles que dans les jardins — A parcouru des dizaines de forums et autres sites/blogs en tout genre pour devenir ce qu'il est — Pro modéré en hacking et autres fouilles archéolo-internet-giques — Sa curiosité s'étendra jusqu'à l'infini, en particulier lorsque ça touche à la robotique — Braver l'interdit et ses barrières sont donc un moyen de la satisfaire — S'est construit l'identité de « 9S », l'inter/witchnaute cynique et mystérieux sans qu'on ne puisse faire de lien avec Sigmund — Si ce n'est pas la technologie, c'est la philosophie qui l'intéresse — Son beau-parleur penseur préféré est d'ailleurs le fameux Sigmund Freud, et c'est assez hasardeux, comme coïncidence — Ses parents sont toutefois bien plus philosophes que lui — Fait partie de ces gens qui aiment sentir l'odeur de l'essence — Il ne dit cependant jamais non à une sortie en ville, en particulier le shopping — Adorerait aller plus souvent à des parcs d'attractions — Est le genre d'adolescent à rester éternellement puéril dans un bain moussant où il peut faire des bulles — Réparera votre ordinateur ou téléphone en deux-deux — Rêve secrètement de construire une sorte de petit robot comme on en voit dans les films ; la fiction deviendra peut-être réalité grâce à la magie ? — En tout cas, il en possède déjà une ébauche, mais elle est vraiment très très loin de son idéal ; aussi, elle s'appelle 153 — Occupe régulièrement ses mains avec un Rubik's Cube qu'il fait mélanger par une personne au hasard lorsqu'il l'a résolu — Son anglais est correct et suffisant pour communiquer, mais il subsiste encore des lacunes ; ainsi, il prend toujours des cours pour les combler.

Côté joueur
PSEUDO : Asahi.
AVATAR : c pa 1 ossé.
COMMENT AS-TU TROUVÉ LE FORUM ? : pouet.
UN PETIT MOT : pwet.
CODE DU RÈGLEMENT : pWOUET.
Physique

Je sais. En tout cas, nous savons. C'est encore un jeune garçon qui a de la suite dans les idées, mais dont l'image ne fait pas le moindre effort pour se mettre en accord avec.
Sigmund, il n'est pas bien grand. Et pourtant, pour les plus attentifs, il a une tête qui revient. Si ce n'est pas sa tête, c'est sa manière tout à fait personnelle de s'asseoir ou de balancer les jambes dans le vide, ce n'est pas grave.

Il en a tout l'air, mais le sorcier allemand est en réalité un adolescent loin de toutes préoccupations qui feraient allusion à sa peau comme à ses cheveux. Les remarques ont d'ailleurs cessé un peu avant ses dix ans – pour souligner le fait évident qu'il n'est absolument pas malade, ni même simplement parce qu'il manquerait de quelque chose.
Le mètre environ soixante de Sigmund est naturel et loin d'être le signe d'une croissance retardataire. Les parents de nos têtes blondes actuelles auraient certes tendance à dire que les enfants d'aujourd'hui grandissent plus vite et plus haut que la génération précédente, mais le monde réclame de temps en temps un rééquilibre chez les Hommes.
Pour être honnête, ce n'est pas Sigmund qui va vouloir contredire la volonté de la planète. Toutefois, ça n'invite pas la camaraderie à s'appliquer aux remarques négatives et autres moqueries faussement adorables. Sigmund n'est pas petit en soi, mais il l'est très légèrement pour son âge.

Le reste de sa silhouette parlera néanmoins pour lui. Accompagnant cette taille modeste, les bras et jambes ne pèsent pas aussi lourds une fois réunis en ce frêle corps. Il s'avère dépourvu de muscles à la force brute, qui participent donc à son poids quasi-plume. On pourrait le porter sous le bras et encore plus sur l'épaule. L'air fragile est même accentué de ces couleurs pâles qui couvrent son physique de la tête aux pieds.
La chevelure fine, lisse et courte du sorcier brille au soleil. Il est d'un blond si clair et épuré qu'on jugerait les mèches blanches à n'avoir aucune couleur. Beaucoup de ces reflets mentent ainsi en laissant croire aux moins attentifs qu'il ne s'agit pas là de lumière, mais d'un blanc tout à fait naturel (alors que non).

Et cet effet-là s'accouple parfaitement à la pâleur de sa peau. Cette fois-ci, ce sont ses habitudes qui en sont principalement la cause. S'il est déjà blanc d'origine comme ses parents, l'épiderme claire témoigne d'un manque plutôt constant de soleil et de promenades en extérieur.
Une personne pressée et/ou peu intéressée aurait ainsi tendance à croire qu'il ne met juste jamais le pied dehors, quand au contraire il apprécie passer la porte qui mène aux jardins du campus. Toujours est-il que l'intérieur et son chauffage en hiver ou sa clim' en été l'emporte. Ce n'est pas qu'il trouve plus de désintérêt de l'autre côté de l'école, mais plutôt qu'il se sent bien plus à l'aise dans sa chambre avec un ordinateur sur les genoux qu'au milieu de rayons dansants sur un écran qui laisserait apparaître la poussière au point d'aveugler ses screenshots.

Parallèlement, ses yeux aussi seront victimes de la lumière intense du soleil. Les yeux bleus existent de variantes diverses, si bien qu'on ne saurait objectivement dire quel est le plus beau entre le « ciel » et l'« océan ». Mais les iris de Sigmund sont, encore une fois, d'une clarté qui épouse facilement le reste – qui l'eut crû.
Les prunelles de l'Allemand sont petites à tel point que seuls les écrans ne l'agressent pas plus que cela. Ou alors, c'est simplement parce qu'il a l'habitude. Pour être honnête, ça n'étonnerait personne (même pas lui) qu'il porte des lunettes un jour à force de croiser autant le regard de sa webcam. Autant profiter de la jeune vue dont il peut encore faire usage, car gâcher des occasions, ce n'est pas son genre.

On pourrait croire que ça s'arrête là, mais il est toujours possible de lier les mauvaises habitudes nerd de Sigmund à son style vestimentaire – un aspect récurrent chez les jeunes de son âge, après tout.
En vérité, hormis quelques t-shirts bien lambdas du style à n'être que noirs ou blancs avec un message unique ou une référence de pop culture évidente, il n'y a rien de plus précis à tirer de son armoire. Sigmund aime certes faire un peu de shopping une fois dans le mois, juste pour se divertir, mais il n'éprouve pas un intérêt spécialement profond pour la mode et tout ce que les saisons offrent chaque année.
Il est à noter toutefois que Sigmund n'a qu'un seul sac à bandoulière (qu'il range parfois sur son dos ?). Il l'aime bien, c'est son petit effet personnel à lui. Il n'est pas très grand, mais il le trouve « plutôt stylé » comme il a répondu un jour.

Une paire de bottines ou deux, peut-être, pour paraître un chouia plus haut...

Quoique l'esprit tranquille, Sigmund n'est pas un gosse perturbant qui assiège la liberté de tout le monde. Il quitte définitivement l'enfance et l'innocence mais ne s'abstiendra pas pour autant de mimiques et gestes naturels qui lui resteront encore durant quelques années (au moins jusqu'à l'aube de l'âge adulte, peut-être ?). Après tout, il aime faire des bulles dans le bain, jouer avec les brins d'herbe, balancer ses pieds quand il s'assied, ou simplement trotter sur son chemin pour aller d'un point A à un point B.

Sigmund n'est pas grand, mais il est brave dans son frêle corps. Et même sans preuve tangible d'une force intensément masculine, il a toujours autant de suite dans les idées. À défaut d'être convaincant en tant « qu'homme », il le sera peut-être plus moralement.

Caractère

Complexité, mais complexité modeste. Disons qu'on lui a donné un prénom de philosophe, mais qu'il n'en est pas si compliqué pour autant.
Un jour, quelqu'un avait dit cela à Sigmund : « Elle m'a dit... que tu voulais être gentil et aimable ».
Car en effet, Sigmund pense que si l'on reste positif au moins pour ce qui mérite de recevoir les bonnes ondes, les choses peuvent bien se passer. Être plein d'amour et vivre dans la naïveté d'un monde où tout le monde s'aime n'est pas la solution, mais s'enthousiasmer pour un peu tout ce qui passe est une leçon de vie qu'il a construite assez récemment et fait grandir pour lui-même.

Restons alors dans cette optique que le jeune Sigmund reste majoritairement plein d'espoir et motivé pour tout ce qui peut faire avancer quelque chose. Se coltiner un trop plein de travail le fera toujours grimacer, voire même éprouver et exprimer de l'ennui envers les disciplines qui l'embêtent, mais la main d'oeuvre sera toujours à l'ouvrage – et même s'il avoue sans trop de honte ce qui le fatigue, il ne s'arrêtera pas pour autant.
C'est peut-être un peu hypocrite, venant de lui, de promettre un résultat qui compte, quand durant le processus il répète sa lassitude des tâches ingrates. Il veut bien aider, mais passer le balais ou écrire huit pages de devoir, c'est beaucoup de corvée pour un peu de satisfaction à la clé, en fait.

Même si les efforts sont promis, il le fera toujours avec un petit dédain dans la voix, volontairement exposé à l'oreille qui l'écoute. Alors qu'à côté de ça, il est capable de choses toutes aussi fastidieuses, mais généralement pour autrui. Alors que la généralité des élèves se plaint de l'étude ou l’expansion des curiosités intellectuelles, le Cervirald se passionne pour tout ce qui touche au fonctionnement de notre monde. L'automatisme d'une machine, les similitudes entre individus lors de la provocation d'une même émotion, ou tout simplement l'évolution des moldus comme des sorciers. Il n'est pas branché politique, mais se mettre au courant de l'avancement provoqué par le choc des deux mondes (même s'il reste subtile et discret) lui apporte un éclaircissement dans la journée.
Il est tout particulièrement attiré par les différences et pourtant le partage des technologies qui se sont rapidement intégré au monde magique. Les redécouvrir de l'autre côté du miroir après avoir passé onze ans chez ses moldus parents était aussi jouissif que grisant pour sa curiosité.

Ayant passé près de deux ou trois ans devant des écrans d'ordinateur sans relâche avec de nouveaux repaires, il ne s'est jamais autant senti impliqué dans tout ce qui touche au « turfu ». Il suffit d'une petite nouveauté électronique pour capter son attention ; ainsi Sigmund fera tout ce qu'il peut pour en comprendre le fonctionnement et savoir la manipuler au point de, peut-être, la modifier ou la bizuter...

Beaucoup de sa personnalité tourne donc autour de la curiosité technologique, mais également pour l'Homme. S'il a été nommé en hommage à un des philosophes les plus reconnus, il en tient également une couche de ce point de vue là. On l'avait d'abord familiarisé avec la réputation de ce nom, et il n'a été que rarement déçu. Comme Freud, il éprouve cet intérêt à savoir comment fonctionne l'humain, psychologiquement et moralement parlant. Plutôt que scientifique, il s'adonne à des questions perchées sur les sentiments et même les réactions les plus anodines.
Ça n'est pas vraiment une passion, mais plutôt une vision du monde qui accompagne les yeux de l'Allemand depuis un certain temps déjà. Ainsi il parle aux gens, toujours avec une petite surveillance discrète qu'il ne va pas non plus décréter à chaque fois qu'on lui dit « bonjour ». Surtout qu'il n'est pas méchant pour un sou, ce serait dommage de faire fuir la camaraderie simplement à cause d'un peu trop de curiosité.

Car voilà, Sigmund fait en effet de son mieux pour être « gentil et aimable ». Et serviable, s'il le peut. Pas parce que c'est bien vu : mais parce que c'est mieux. Partons du principe qu'en aidant le ciel, il vous aidera en retour.

Sigmund, il se situe là : quelque part entre le grand enfant qui craint de dire le truc de travers, et le jeune adolescent qui daigne un peu trop donner son avis mais tout en se forçant à bien faire. C'est sans doute la prise de maturité qui le rend ainsi (la puberté, par pitié, nous dirons qu'elle s'est terminé depuis peu). Car des fois, il a bien évidemment envie d'exploser un peu, d'annoncer qu'il n'est ni trop naïf, ni trop stupide. Qu'il a certes l'air d'exprimer un peu de pitié malgré lui, mais quand le monde prend les gentilshommes pour des imbéciles, rien d'autre que le cynisme ne peut y répondre.
Sigmund est donc aimable et serviable, mais jusqu'à une limite.
Le côté encore immature de son esprit ressortira avec une sourde oreille ahurissante si jamais elle est provoquée. Le jeune sorcier peut s'avérer têtu et très rancunier si faute commise il y a.

En réalité, il est pressé d'apprendre au point de vouloir absolument comprendre ce qu'il voit sur l'instant. Sa naïveté le conduira dans des chemins flous comme ceux du « voir pour y croire », ainsi il se trompera peut-être sur le compte d'autrui en interprétant mal une situation dont il ignore les détails implicites. Et quand Sigmund fait la tête, c'est terminé, il se terre dans son coin ; pire encore, il refuse l'aide, et qu'elle vienne de proches ou non.
Rares sont les personnes auxquelles il veut bien s'ouvrir dans cet état. Il manque donc encore d'une éducation toute prête à lui enseigner, comme elle est réservée à tout les mioches de son âge.
Même la patience, cette fois, ne le sauvera pas. Sigmund est un garçon. Un garçon qui veut absolument user des méthodes les plus directes pour épuiser toute la frustration ou amertume accumulée. Attendre que la colère s'atténue d'elle-même étire davantage le temps.

Il aime pourtant le positif. Tout ce qui inspire le bien. Ça arrive à tout le monde de craquer en s'épuisant après tant d'efforts s'ils sont réduits à néant. Les adolescents sont des animaux toutefois coriaces, face au terme de la patience. Et malgré le « Freud » qu'il est, il reste encore plus faible que cette théorie.
Ni plus ni moins qu'un philosophe qui n'est pas sage.

Histoire
30.01.2004.
13.04.
02.
Pour Sigmund, on parlait en chiffres. Si ce ne sont pas des probabilités, c'est des calculs. Si ce ne sont pas des calculs, c'est des probabilités. La date. L'heure. La température extérieure. En ce jour banal et extraordinaire, de la neige coriace subsistait encore dans les parcs et même un peu sur les voitures. Pourtant le soleil brillait d'une lumière aveuglante, et la poudreuse trop dure sur le béton scintilla comme si elle n'était que particules tombées du ciel.

Les rangs moldus s'agrandirent par la venue d'un petit garçon qui n'aura ni frères ni sœurs, ce qui attirera toute l'attention des parents vers son profil jusqu'à l'événement fatidique de la séparation. Car s'ils n'ont qu'un enfant unique, Monsieur et Madame Neumann n'auront aucune raison de se désintéresser de lui ne serait-ce qu'un instant. Ils auront les yeux fixés sur lui. En prendront soin comme la chair qu'ils auront conçu ensemble. Sigmund, tout petit était-il encore alors, n'avait aucune conscience de la surprotection dont ses parents étaient capables jusqu'à assez loin dans le futur.

Allemand de toutes parts dans sa famille, il ne connut aucune autre ville que Munich qui témoigna de sa naissance et ses années d'enfance. La famille étonnamment grande entoura plus qu'il n'en avait besoin le nourrisson, un si petit bébé qui recevait plus d'attention qu'il ne pouvait en comprendre ; pas un silence il n'y avait le jour durant la semaine qui suivit son arrivée à la maison.

Quand on faisait la comparaison, on ne devinait jamais de qui il tenait le plus : il avait les mêmes yeux que son père, mais aussi la chevelure délavée de sa mère. Les traits de Papa. Mais les mains de Maman. C'était un garçon, mais il était plutôt frêle comme une femme.
Tout les trois très attachés à leur vie de famille modeste en tout points, peu de choses se produisaient à la maison. On peut résumer les débuts du quotidien de Sigmund en quelques lignes tirées de jours lambdas, quelques peu répétitifs voire monotones ; une série télévisée le soir, un restaurant par mois, et une école absolument ordinaire avec deux ou trois copains et copines à la clé. Un jeune garçon aussi simple que lui n'a plus rien à raconter si ce n'est la vie que quasiment tout le monde a eu.

Le seul détail qui le différenciait foncièrement des enfants de son âge, c'était cet endoctrinement de la philosophie dont ses parents étaient particulièrement fiers. Il y fut réceptif, mais pas au même point que le mari ou la femme. Il avait certes apprit que son propre prénom n'était en rien unique et le reliait trop brusquement à Monsieur Freud, mais sa curiosité n'alla pas au-delà des écrits de cet homme-ci.
Alors oui, il y avait Platon, Nietzsche, mais les études sur l'ego et le surmoi attiraient plus que quelconque autre leçon l'esprit de Sigmund. Le fonctionnement moral de l'humain ainsi que ses réactions animales et similaires entre les individus de sa propre espèce recelait cette intrigue, et il trouvait même encore plus fascinant qu'on n'y ait toujours pas répondu avec suffisamment de réponses.

C'était là le plus grand argument qui poussait l'Allemand à s'y intéresser encore des années plus tard : jamais le thème-là n'allait s'essouffler et trouver mot qui le fermera définitivement.
De toutes évidences, la curiosité de Sigmund maintenait son envie à toujours savoir plus de choses, et surtout les comprendre. C'est pourquoi lorsqu'il se retrouva bloqué quasiment après son onzième anniversaire, la collision au mur fut quelque peu brutale. Et son incompréhension, douloureuse.

Février venait de s'ouvrir, et la neige dehors était encore très tenace. À la regarder, Monsieur et Madame Neumann pourraient se rappeler facilement de la naissance de leur fils. Cette neige-là luisait aussi au même soleil brillant, étincelant, rapporteur de belles images et créateur de nouvelles qui sont toutes aussi splendides à regarder.
Pourtant, ce matin, Sigmund refusait de sortir de sa chambre ; l'heure tournait et il était incertain qu'on puisse dire s'il était réveillé ou non.
Il ne voulait pas répondre lorsqu'on frappait à sa porte, mais celle-ci n'était pas verrouillée. Ce ne fut que lorsque sa mère entra que le garçon sortit la tête de sous la couverture, avec laquelle il se cachait de quelque chose qui l'effrayait autant que ça ne le rendait confus. En effet, des choses étranges semblaient s'être passé durant la nuit et aux aurores ; privant ainsi l'Allemand d'une partie de son sommeil.

Ses parents étaient persuadés, en entendant parlé d'objets volants et d'étincelles, que leur fils avait seulement rêvé avec trop de réalisme et que celui-ci peinait à distinguer l'illusion de la réalité.

Or, après être parvenu à le rassurer et l'amener au moins manger autour de midi, le journal qu'avait rapporté son père et posé sur la table prit feu, et rien qu'avec la force de son regard stressé et fatigué.
Cette fois tous témoins du surnaturel, la confusion emplit la maison durant les jours suivants. Une peur ahurissante grandissait petit à petit dans le cœur de Sigmund, terrant ce dernier chez lui sans qu'il ne trouve le courage de retourner à l'école. Surprotecteurs qu'ils étaient avec le seul enfant qu'ils avaient, ses parents le soutenaient avec une affection parfois étouffante. Certes ils étaient bons et ne pensaient qu'à son épanouissement, mais être tant cajolé pour des événements qu'ils ne pouvaient même pas expliquer pouvait être comparé à des auscultations quotidiennes, toutes curieuses comme si Sigmund n'était plus qu'une bête de foire.
Personne de la famille n'en entendit parlé, et à côté de ça, père comme mère creusaient les pistes pour savoir qui appeler et comment l'expliquer. Mais en passant de la police au chaman plouc sans crédibilité sur Internet, ils ne trouvèrent aucune solution (et ne tentèrent pas plus le Diable que ça, afin de ne pas livrer leur progéniture comme une nouvelle espèce).

Le secret resta enfermé dans cette maison, de laquelle Sigmund accepta doucement de sortir en mi-mars, afin de renouer avec la petite vie qu'il avait laissé derrière. Malheureusement, le stress quotidien et la nervosité de se retrouver face à une classe qui n'a jamais comprit sa disparition le poussa à abandonner au dernier moment, et il dévia régulièrement de la porte de l'école pour se réfugier dans la bibliothèque municipale située quelques rues plus loin.
Ses parents le découvrirent à la suite des nombreuses absences qu'ils n'avaient pas prévu. Le lendemain de cette trouvaille, le jeune garçon cessa de nouveau de sortir et n'osa même plus essayer. Les événements étranges avaient pourtant cessé il y a quelques temps, mais l'inquiétude de Sigmund ne s'en était jamais allé ensuite. Il avait perdu confiance en un lui qui ne l'impressionnait déjà pas beaucoup.

L'amour du couple marié pour leur fruit sut maintenir les fissures de ce manque d'estime, et peut-être avec beaucoup de discrétion mais une immense lenteur, Sigmund trouva un équilibre pour se regarder à nouveau dans la glace sans la briser.
Il pouvait encore arriver des petits détails intrigants lorsqu'il n'était pas au mieux de sa forme, mais tous les trois prenaient l'habitude au même rythme.
Et au début du mois d'avril, alors que la maison se stabilisait à peine, deux visiteurs venus d'ailleurs toquèrent à leur porte.

La petite famille comprit de manière assez brouillonne que cet étrange duo d'hommes d'âge mûr en savait beaucoup plus sur Sigmund qu'eux-même. Une nouvelle qui n'était en  soi pas négligeable à recevoir, car au-delà de la peur, il fallait bien que le concerné comprenne un jour ce qui était en train de lui arriver.
Difficile toutefois de concevoir en une petite discussion autour d'un café que le monde actuel est le voisin d'un autre, magique et habité par des personnes exceptionnelles comme Sigmund, qui a actuellement autant sa place dans l'un que dans l'autre ; mais dont le passage sera obligatoire. Difficile, certes, mais après le mois de février qu'ils avaient passé, les Neumann étaient disposés à croire en presque tout ; surtout en une manière de débarrasser le fils de tant de préoccupations.

Ces messieurs étaient repartis en laissant derrière eux une flopée de documents suffisant à les renseigner sur les écoles de magie dans le monde ; avec la condition évidente qu'il n'ont pas vraiment le choix. Laisser un sorcier en liberté dans le monde moldu, aussi connu soit-il pour lui, sans passer par une éducation adaptée, rapporterait plus de problèmes qu'il n'en a sûrement ramené en séchant aussi promptement les cours jusque-là. Un espoir se profila alors à l'horizon, rassurant les parents d'un fils encore tout retourné par tant de révélations.

Ils s'avéraient même en vérité bien plus optimistes que lui : Sigmund ne dénicha aucune motivation dissimulée entre la nervosité et l'abasourdissement. La terreur d'être un une personne dont il ignore encore tout sans être certain de pouvoir le contrôler l'empêcha d'avancer plus loin malgré ces éclaircissements. Ainsi, il pouvait tout les soirs entendre ses parents discuter dans le salon, écumant un à un et à répétition tout les flyers dont ils disposaient pour se mettre d'accord sur le meilleur avenir pour lui. Il aurait pu sortir de sa chambre et trouver le courage de les rejoindre, reprendre lui-même sa vie en mains au lieu de se laissé bercé par des soins qui le couvrent trop...
Une lâcheté certaine le fit toujours reculer jusqu'au mois de juin. Sigmund faisait le deuil de ce lui sans pouvoirs auquel il a toujours été habitué jusqu'à la fin de son enfance. Ils se réunirent enfin tout les trois pour décider quelle école choisir.

Beauxbâtons était l'établissement le plus proche, mais sa non-maîtrise absolue du français le terrorisait ; il ne savait quoi choisir entre la proximité et la praticité. Poudlard semblait être un choix un peu plus idéal, mais la crainte d'une école encore trop traditionnelle (dans un château) le fit déglutir d'incertitude.
Restait la solution facile, mais un peu directe, de quitter carrément le continent pour un autre. Encore effrayé par ces nouveautés, Sigmund ne put encore choisir jusqu'à ce que le printemps s'évanouisse dans des températures plus chaleureuses ; ainsi la solide neige luisante fondit et s'effacèrent les paysages de la douce enfance.

Un matin, Sigmund demanda avec des larmes de honte dans les yeux si ses parents ne lui en voudraient pas de choisir Ilukaan.

L'ouverture de cette école et l'internationalité de celle-ci atténuaient ses craintes qui se firent seulement plus minimes et correspondaient de toutes façons mieux que les autres à ses difficiles attentes. Peut-être l'école était grande, mais il n'allait pas s'y sentir enfermé, coincé dans un étau où l'on connaîtrait plus facilement son nom pour l'humilier.

La peur du jeune Allemand se mit à rétrécir durant son dernier été avant le grand jour. Et lorsque la rentrée sonna ses cloches, le même duo d'hommes revint le chercher. Ses parents auraient pu les accompagner dans ce qui semblait être une ville sorcière, cachée des yeux des Canadiens moldus qui n'y voyaient absolument rien, mais lui-même savait qu'il demeurait encore un détachement à subir afin de reprendre totalement contenance avec ses nouveaux pouvoirs.

Sur le trajet vers l'Amérique, les hommes le rassurèrent sur le point important qu'il existait beaucoup de « Né-moldus » à travers le monde et qu'il n'était ni un cas rare, ni une exception. Les conversations entre eux furent également occasions diverses à lui parler un peu plus du monde magique et de ce qu'il y avait de bon à savoir pour les douze prochaines années. S'il s'attendait à un malaise difficile à avaler, les nombreux achats passés à Bloombury lui permit de s'acclimater à la présence de ces messieurs et des autres sorciers.
Au-delà de la magie quasi-permanente dans la ville, il était surpris d'y découvrir à plusieurs coins de rue un mélange harmonieux entre surnaturel et technologie. Là où ces deux mots feraient bon ménage dans des films un peu trop fournis en effets spéciaux, la véracité de ce fait l'impressionnait et l'inspirait à en savoir plus sur ce monde auquel il appartenait partiellement.
Et l'école, comme il l'imaginait, était bien grande.
Cervirald.
Superposée à son reflet, l'image d'un caribou apparut dans la fontaine.
La classification des élèves datait de la création de l'école, mais il avait entendu que le directeur Leroy avait brisé les premières règles pour que les maisons ne soient plus aussi homogènes qu'à l'époque. Malgré cette intention, Sigmund ne ressentait pas les vibrations du relationnel ou de l'esprit d'équipe. Encore trop perdu dans ce monde trop nouveau pour lui, son nouvel habitant, il fit à peu près la même chose qu'à la maison : il s'enferma dans sa chambre lorsqu'il n'avait pas cours.
Au moins, il en sortait justement pour étudier, mais la motivation n'avait pas retrouvé son chemin comme le reste ; et même si l'Allemand n'était en rien mit de côté ou martyrisé autrement que par sa nervosité, il s'écartait volontairement des autres et ferma à double-tour sa petite bulle qui ne se résumait plus qu'à un troisième monde.

Lui-même divisé en deux : Internet, et le Witchnet comme voisin ensorcelé.

Son ordinateur neuf et acheté justement pour garder un contact encore plus facile avec ses parents, il devint l'outil d'un nouveau développement de personnalité. Assez seul pour se consacrer jour et nuit à cette plateforme numérique, Sigmund fouillait la toile comme si elle représentait un univers encore plus vaste et merveilleux que celui de la magie. La peur, parfois encore l'incompréhension, et même tout simplement son quotidien transformé, réunis ensemble faisaient de sa vie de tout les jours une aventure dans laquelle il ne se sentait pas encore bien. Ainsi, le garçon âgé de seulement onze ans apprit à construire encore un peu de lui-même à travers divers sites et forums.
Il n'était plus le même URL, renommé sous le pseudo de « 9S » et avec aucun indice évident pour le rattacher à lui. C'était un peu son petit secret. Une barrière indestructible qui lui permettait d'être un lui qu'il appréciait mieux encore que celui de la réalité. Un gars un peu cynique, complètement indifférent des débats, et qui dit un jour « conquérir le monde » avec ses connaissances.
Il s'aimait ainsi.

Il finit toutefois par aimer autre chose à un nouveau point où il changea encore.
Elle s'appelait Natalya, et elle était un peu plus âgée que lui. Il était encore bien trop jeune pour tomber réellement amoureux, mais le pont entre l'enfance et l'adolescence était tout à fait propice à des petites amourettes que même un cœur aussi innocent pouvait enterrer plus tard avec honte.
Grâce à cette fille pourtant plus fermée que lui, Sigmund parvint à sortir de son cocon de timidité et même à s'accrocher à elle au point de pouvoir exercer cette empathie envers d'autres. Ainsi, le jeune Cervirald se fit quelques amis, brava l'extérieur magique pour oublier les parcs de Munich pleins de neige... et s'offrit même le plaisir de partager un peu de cette connaissance technologique qu'il possédait fièrement.
Sigmund était un jeune garçon content de son présent.
Un jour, peut-être, pourra-t-il conquérir le monde.
            
Strixyst
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Feliciano Vargas
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Sujet: Re: flowers for mAchines | Sigmund N.
Dim 27 Jan - 22:38
                    
Wesh t ki.


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Lupy
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Sujet: Re: flowers for mAchines | Sigmund N.
Dim 27 Jan - 22:45
                    
Pipou much


De la part des potos !:
 


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Lupy
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Alexander Stevenson
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Sujet: Re: flowers for mAchines | Sigmund N.
Lun 28 Jan - 11:02
                    
J'adore déjà le peu que j'ai lu. Je connais le jeu seulement de nom et pour le coup, j'ai vraiment hâte d'en découvrir plus.

Et je suis convaincue qu'il sera top comme tes autres personnages !

Courage pour la suite !
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Invité
Invité
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Sujet: Re: flowers for mAchines | Sigmund N.
Lun 28 Jan - 16:02
                    
C ki (oui on l'a déjà faite mais ça m'amuse)

Il est tellement adorable omg on a envie de lui faire un câlin *sob*
J'ai hâte de lire la suite de la fiche 👀
            
Personnel
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Daria Morgendorffer
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Sujet: Re: flowers for mAchines | Sigmund N.
Lun 28 Jan - 16:43
                    
On a un sigmund?
Pourquoi personne me prévient???
BIENVENUE uzhuzhgueug


"When they say "You're always unhappy, Daria"
what they mean is "You think, Daria". I can tell because you don't smile."
- Jane Lane
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Monsieur le Directeur
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Vincent Leroy
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Sujet: Re: flowers for mAchines | Sigmund N.
Mar 29 Jan - 0:13
                    
Message du staff
Validation
Accompagné par d'autres nouveaux élèves, tu es appelé par le directeur à t'avancer au centre du Dôme. Scruté par les élèves et étudiants, tu regardes alors ton reflet dans la fontaine qui va décider de ton sort. D'abord voyant ta sale tête dans l'eau, tu remarque que le reflet semble se changer peu à peu jusqu'à prendre la forme d'un caribou.  Tu es d'autant plus surpris quand l'animal commence à pousser un cri dans toute la salle. Tout le monde se met soudainement à t'applaudir, tandis que le directeur s'approche de toi avec une émeraude brute qu'il met autour de ton cou. "Bienvenu à Cervirald !"

—> Te voilà validé, tu peux désormais poster dans tous les recoins du forum, RP-Post ainsi que RPCB.
—> N'hésite pas à voir la chambre qui t'a été attribuée.
—> Si ton personnage est en cursus universitaire, il peut postuler pour avoir un job d'étudiant.
—> Crée dès maintenant un topic pour récapituler les relations de ton personnage. Tu peux également acquérir un portable ou bien créer un blog.
—> N'hésite pas à faire une demande de RP pour trouver un partenaire d'écriture !
—> Enfin, amuse-toi bien sur le forum,  n'hésite pas à en parler autour de toi et à voter régulièrement aux TS !

welcome!

Ab origine fidelis, ex fortitudine scientia.

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Sujet: Re: flowers for mAchines | Sigmund N.
                    
            
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