C’était le jour de la rentrée, déjà. Comme chaque année, les vacances étaient passées bien trop vite à ton goût, mais peu importe : aujourd’hui, tu venais de retourner à Ilukaan, ton école mais aussi ce qui était devenu avec le temps, ta deuxième maison. A vrai dire, tu étais presque nostalgique, aujourd’hui : tu débutais ta dernière année d’études. Quel sentiment étrange, de savoir que ce serait la dernière fois que tu assisterais à ce spectacle. Lire la suite
Aly
Admin
Tam
Admin
Sue
Modo
Alex
Modo
Gaumar
Modo
Forum multifandom ▲ Univers inspiré d'Harry Potter ▲ Avatars 200*320 illustrés/mangas ▲RPCB/RP-Post ▲ Tout public avec possibilité de R18 ▲ Forum au contexte évolutif ▲ Pas de minimum de mots



 

Partagez|

[22/11/2018] Indiscrétion(s) - Ft. Mitsuha Miyamisu
 :: Campus d'Ilukaan :: Extérieur

avatar
ϟ Œuvre : OC
ϟ Parchemins : 55
[22/11/2018] Indiscrétion(s) - Ft. Mitsuha Miyamisu Dim 25 Nov - 21:50


Indiscrétion

Ton cours de biologie venait de se terminer et tu n’avais pas très faim. La plupart de tes camarades s’étaient, en effet, rués à la cantine pour remplir leur estomac. Après tout, l’après-midi était bien entamée. Il était près de quatorze heures. Pour le coup, tu préférais profiter de ton heure de pause pour aller prendre l’air, quitter les couloirs parfois étouffants de l’établissement et l’ambiance studieuse des salles de classe. Avisant le temps maussade et le froid qui te glace jusqu’aux os, tu te questionnes sur l’intérêt de mettre le nez dehors. Mais entre la fraîcheur et les couloirs bondés, ton choix est vite fait. Autant être dehors et surtout tranquille. Tu n’es pas un papillon social Alexander. Le genre de personne qui aime être entouré, qui a toujours besoin d’avoir quelqu’un avec lui. Non, tu es même tout le contraire. Et c’est très bien ainsi.

Les premières notes de piano de la reprise de Zombie des Cranberries résonnent dans le parc désert à cette heure-là. D’une certaine manière, si on prend le temps d’écouter les paroles, elles reflètent ton état d’esprit. Tes questions et tes contradictions, ton ambivalence. Et tes choix. Tes choix engagés et qui divisent tes proches et tes enseignants. Cet amour de la magie et de ses limites les plus sombres. Cette magie à la fois si bénéfique et bienveillance mais qui peut causer la mort pour peu qu’on le souhaite. Une mort avec quelques mots seulement. Mais pour l’heure, on t’appelle juste.

Tu te demandes bien qui te téléphone, encore plus à cette heure-là, puisque le numéro qui s’affiche t’est inconnu et que tu n’as pas énormément de contact de non plus.

« Allo ?
- Salut, c’est moi Alex ! T’es pas en cours ?  
- Puisque tu m’as au téléphone, tu peux en déduire que non. Et tu es encore emprunter le téléphone de qui ?  
- J’ai juste cassé le mien et j’en ai racheté un autre. Il est tomber mardi dans le bain de la petite alors que je la lavais.
- Et ça ne t’es pas venu à l’idée de me nous prévenir Anna ? Tu es impossible. Dire que tu dois t’occuper d’un bébé…
» Soupires-tu.

Tandis que ta sœur commence à essayer de t’expliquer à détour de belle phrase mais surtout d’un monologue persistant par quelle malchance elle a accidentellement noyée son téléphone, tu te laisses tomber sur un banc. Aujourd’hui son téléphone, l’autre jour le livre que tu lui avais offert. Et demain, ça sera quoi ? Perdre sa baguette ? Ou mieux, la casser. Déjà qu’elle a dû en racheter une à la fin de sa cinquième année. Tu l’aimes ton aînée, mais pour le moment, elle t’agace plus qu’autre chose. Tu la jugeais irresponsable et bordélique. Et elle l’était sûrement. Tu étais dur avec tes proches et ta grande sœur n’y échappait pas. Dur mais réaliste. C’était même avec elle que tu étais le plus dur si l’on regardait un peu plus en détail. Tu la couvais encore plus depuis qu’elle était mère. Cependant tu n’avais pas peur de lui dire quand quelque chose te dérangeait. Jamais tu ne te permettras de juger la manière dont elle l’élèvera avec son compagnon car ça ne te regardera pas mais pour ce qui était des questions d’organisation…

« Sinon, tu m’appelles pour quoi ?
- J’aimerai que tu gardes la petite demain soir.    
- Tu sais que je termine à vingt heure le vendredi ?  
- Ce n’est pas grave, en transplantant, tu peux être là à 20h15 non ? Je sors avec des copines.
- Et ton conjoint ne peut pas la garder ? A oui, j’oubliais, il doit aller au pub regarder le dernier match de Quidditch…
- S’il te plaît Alex… Si je pouvais demander à quelqu’un d’autre je le ferais… Et puis je sais que tu n’avais rien prévu.
- Tu dirais à Nassie de se mêler de ce qui la regarde la prochaine fois et estimes toi heureuse de m’avoir sous la main. Elle n’a même pas un mois mince ! Tu devrais être là à la chouchoutée, je ne sais pas, à la découvrir ? Passer des heures à la regarder ? Je ne sais pas moi, des choses de parents ?
»

Il y a un moment où le silence se fait et que ta voix ne résonne plus dans le lieu désert ou presque. La plus âgée de votre fratrie avait compris qu’elle n’avait pas choisi les bons mots pour te demander un babysitting. Et que tes propos étaient aussi justifiés. Mais de ton côté Alexander, tu savais aussi qu’elle avait besoin de souffler avec les nuits blanches, la fatigue et tous les petits tracas du quotidien. Passer d’une vie à deux à une à trois. Déjà que tu n’arrives pas à imaginer ton futur alors l’envisager avec quelqu’un. C’était impossible à ce jour.

« Bon. Je serais là pour vingt heures demain. Et ne t’inquiètes pas pour le repas, je cuisinerai avec ce qu’il y aura dans le frigo. Je ne veux pas avoir une indigestion. Sur ce, je te laisse, je vais vaquer à mes occupations. A demain. »

Tu n’as pas changé d’avis, mais tu sais qu’Anna ne t’a pas demandé ça par hasard. Et même si tu comptais passer ta soirée à lire ou même juste te coucher tôt, tu étais près à faire ce sacrifice-là. Pour quelques heures, une fois la maison déserte des deux adultes, tu allais pouvoir laisser tomber ton masque quotidien et veiller avec le sourire sur ta nièce.



Dernière édition par Alexander Stevenson le Dim 9 Déc - 10:34, édité 1 fois
Voir le profil de l'utilisateur
— Cervirald
avatar

ϟ Œuvre : Your Name
ϟ Parchemins : 126
Re: [22/11/2018] Indiscrétion(s) - Ft. Mitsuha Miyamisu Mar 27 Nov - 22:27

Miyamizu
Mitsuha

Stevenson
Alexander

La curiosité ste vilain défaut
La matinée était passée à vive allure les révisions pour mes divers examens continuaient lentement, mais sûrement. Ayant peu de cours, cette semaine était dédié à la révision et aux devoirs afin d’être dans les temps pour reprendre à temps plein les cours spécifique de mon cursus. Après une rapide pause déjeuner dans la salle commune de ma maison, je décidai de prendre l’air en me baladant à l’extérieur du campus. Prendre l’air, écouter ne serait-ce qu’un instant le chant des arbres, des oiseaux respirer profondément, faire un break tout simplement. Ma boîte crânienne en avait bien besoin, j’étais en surchauffe ! Bonne marcheuse, j’arrivai assez rapidement à l’extérieur du campus, tranquillité absolue, enfin presque ! Non loin de moi sur un banc je vis un jeune homme au téléphone en pleine conversation, le sujet tournait autour d’un enfant… Qu’elle horreur ! Étant une jeune femme de nature curieuse et qui aime donner plus que tout au monde son avis sur divers sujets et ce même si elle n’est pas invité. Je décidai de m’installer non loin du jeune homme afin d’écouter sa discussion.

N’ayant rien à faire, et voulant me reposer pourquoi pas me mêler de ce qui ne me regarde pas ?
Chouette activité en ce début d’après-midi, je n’étais pas peu fière d’avoir eut cette idée, tout sourire, j’écoutais attentivement. Le sujet en lui-même était d’un banale de moldus, avoir des enfants une base voir une obligation dans certaines sociétés, pour ma part je trouve cela tellement inutile. Entre la perte de temps, d’énergie, de curiosité, d’argent, et le plus important l’environnement empathies à cause de la forte augmentation de la population ! Qu’elle honte de penser à soit avant de penser à la planète. Les minutes s’écoulaient, le temps était plutôt agréable malgré les températures en baisse, une émotion me pesait, un besoin de changer d’attitude me venait, il est toujours temps de reculer.

Je m’ennuyai peu à peu à juger ce type de personne, ce type de famille sans cracher le morceau directement en face de la personne concerné. Je soupirai, fatiguée, je me levai du banc et restai à quelques mètres du jeune homme assez pour qu’il ne remarque ma présence, mais suffisamment pour qu’il se sente oppressé, suivi.

Une fois le téléphone raccroché, je me mis à le suivre. J’utilisai l’espace tout autour de moi, caché, j’observai toujours cet étudiant, je me questionnais sur cette fameuse conversation que j’avais écouté presque entièrement. L’indiscrétion de savoir ce qui se passe chez les autres, une activité qui m’anime, m’envoûte parfois. Cependant, je faisais d’énorme progrès m’empêcher d’intervenir pour imposer mon avis et ce même si cette personne ne m’a rien demander, blesser les gens qui m’entourent, me faire des ennemies, ou juste donner une mauvaise impression, je me contenais fortement.

Je suis solitaire, âme terriblement seule de par mon caractère, ma personne qui s’impose, critique, juge, et parfois méchamment, je voulais cette fois-ci faire les choses correctement. Être mature. Être adulte, c’est complexe, c’est prendre du recul, c’est réfléchir, c’est encaisser, respirer et sourire même lorsque la situation que l’on vie ne si prête pas. Je devais paraître comme une simple étudiante lambda qui ne se mêle de quiconque. À travers les feuilles, je marchais non loin du jeune homme, faisant le moins de bruit possible et me cachant à divers endroits lorsqu’il s’arrête. Je ne savais où cela allait me mener, ce qui est sûr, c’est que je voulais l’approcher, mais comment ?

J’espérai juste que le piège ne se refermerai pas sur moi.
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
ϟ Œuvre : OC
ϟ Parchemins : 55
Re: [22/11/2018] Indiscrétion(s) - Ft. Mitsuha Miyamisu Dim 9 Déc - 12:31


Indiscrétion(s)

Sur la fin de votre échange, ta voix s’était faite plus douce, moins sèche. De toute manière, tu étais bien incapable de réellement te prendre la tête avec ton aînée. Il y avait bien parfois eu des mots de trop, des piques maladroites mais rien qui ne vous avait brouillé plus de quelques heures. Non. Vous étiez tous les trois beaucoup trop soudés pour ça. Et si tes sœurs te demandaient d’aller décrocher la lune, tu ferais tout ce qui était en ton pouvoir pour y arriver.

Même si cela ne t’empêchait pas que tout avait été trop vite entre ta sœur et son compagnon. L’appartement, le mariage et maintenant le bébé. Encore avaient-ils eu la bonne idée de tout faire dans l’ordre. Tu étais un peu vieux jeu à ce niveau-là et tu l’admettais volontiers quand tes proches te taquinaient à ce sujet-là. Même si au fil des mois, des années même maintenant, tu avais réussi à apprivoiser cette nouvelle personne dans la vie de ta sœur. Tu avais toujours un peu de mal à accepter sa passion très commune pour les matchs de Quidditch et ses invitations répétées pour aller voir ses derniers mais il rendait ta grande sœur heureuse. Et ça n’avait pas de prix à tes yeux.

Ta vie sentimentale était un désert. Un désert salvateur à tes yeux. Tu voyais bien des gens ici et là envisager leur futur à deux et tu en étais incapable. Tu n’étais pas prêt à accepter que quelqu’un cherche à en savoir plus sur ta vie. Que quelqu’un cherche à te connaître un peu plus intimement en fait. Qu’il connaisse tes habitudes, tes petites manies. Tout ça t’effrayait en fait. Tu jouais d’un masque avec les autres pour qu’on te laisse tranquille, dans ta bulle. Même si parfois, tu laissais entrevoir tes bons côtés, le sorcier pas si bougon que ça. Il fallait juste que ses individus osent passer outre les apparences et fassent preuve de patience à ton égard Alexander. Il fallait juste que l’on repousse tes limites.

Fronçant les sourcils, tu avais l’impression que tu n’étais pas seul ici. Chose étonnante puisque tu t’étais volontairement éloigné des sentiers tout tracés pour que ta conversation ne soit pas entendue de tous. Tes discussions ne concernaient que toi et personne d’autre. Ce qui n’avait été qu’une impression au début semblait te confirmer quand tu choisis de prendre des chemins assez peu fréquentés. Tu étais suivi. Et la personne avait intérêt à sortir de l’ombre ou à te fournir de très bonnes explications sinon elle allait passer un sale quart d’heure. Cette sensation ne t’avait pas quitté et tu trouvais cela très malvenu. Tu n’étais certes pas la personne la plus avenante mais tu ne mordais pas, verbalement, sans raison valable. Et il y avait la meilleure chose à faire que de te suivre dans l’ombre comme quelqu’un de lâche. Simplement attendre que tu aies terminé ton appel, en restant à porter de vue pour que tu comprennes que l’on voulait te parler. Qu’avait donc cet élève à vouloir rester cacher ainsi ? C’était stupide.

« Au lieu de jouer à cache-cache, sors de là ! » commences-tu d’un ton agacé, ton regard vert fixant l’endroit d’où provenait le bruit. S’il n’y avait personne, tu te sentirais vraiment très bête. Mais jusqu’à preuve du contraire, le ridicule n’avait tué personne.

Mais tu ne t’étais pas trompé. Il y avait bien une jeune femme derrière les arbres. Tu avais déjà dû croiser cette élève-là dans les couloirs de l’école puisque son visage t’était familier. Mais de là à mettre un nom sur son visage, tu en étais loin. Son uniforme, dont l’éclat vert rappelait celui du printemps, t’informa qu’elle était chez les Cerviralds mais aussi qu’elle était en cursus supérieur. Et c’était à peu près tout ce que tu pouvais en déduire en l’observant. Elle avait intérêt à se présenter, fissa même.
Voir le profil de l'utilisateur
— Cervirald
avatar

ϟ Œuvre : Your Name
ϟ Parchemins : 126
Re: [22/11/2018] Indiscrétion(s) - Ft. Mitsuha Miyamisu Mar 11 Déc - 21:10

Miyamizu
Mitsuha

Stevenson
Alexander

Pris en flag !
Je restais caché d’un pied ferme et sans appel j’essayais tant bien que mal d’être à la hauteur de cet espionnage. Je le suivais ainsi à chacun de ces pas et ceux peut importe s’il empruntait des chemins qui m’était inconnu, je gardai confiance et continuai ma route. Cependant plus je le suivait plus je sentais que j’étais petit à petit découverte, non pas que je doute de mes capacités d’agent 007, mais juste le fait qu’il se retourne régulièrement et qu’il finisse par me demander tout simplement de sortir de ma cachette. J’ai vraiment des lacunes en ce qui concerne le relationnel, enfin tout est relatif… Je ne savais que faire, j’étais là derrière ce bel arbre toute stressé de devoir sortir de ma cachette et surtout toute stressé de devoir m’expliquer. Je me mêle de ce qui ne me regarde pas certes, c’est un fait, mais c’est encore plus complexe de l’expliquer de manière à ne pas passer pour une taré. Je ne voudrais pas qu’il se braque et que je me dispute comme avec l’autre jeune homme du parc. J’aimerais pouvoir tenir un débat stable tout en restant dans le respect sans blessé quiconque et sans paraître folle. Je pris une profonde inspiration, trois pour être plus précise, je respirai trois fois profondément avant de me décider à me retrouver face à lui. Je sortais péniblement de ma cachette et m’avançai vers lui, en laissant approximativement une distance d’un peu plus d’un mètre entre nous.

L’ambiance était pesante, je sentais un regard sur moi, je sentais qu’il voulait que je m’explique de manière clair et concise. Où vais-je trouver une bonne explication ? Pas en regardant le sol, ça, c’est une certitude… Immobile, froide, peureuse, gêné, stressée, je peinais à sortir une phrase.

« Euh… Je… Je »


J’avalais péniblement ma salive, l’idée de prendre la fuite m’étais rapidement passer par la tête, mais ce n’était pas dans ma nature de ne pas aller au bout des choses et ce même si cela est particulièrement désagréable pour l’autre personne. Je pris mon courage à deux mains et le saluai à la manière japonaise, et essayai de trouver mes mots.

« Je suis désolé de t’avoir suivi, mais je ne savais pas comment t’aborder, pour tout te dire, je t’es espionné du début de ta conversation téléphonique jusqu’ici. »

« Je ne comprends pas l’intérêt même de procréer si c’est pour délégué la création. Je voulais… Je voulais tout simplement en parler avec toi. Mais je m’y prends très mal, je crois... »


Je ne savais pas si je devais sourire ou bien creuser ma propre tombe, je n’arrivai pas à décrypter les synapses de son visage. Le silence revint je ne savais que dire. J’espérai qu’il ne serait pas trop en colère...
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
Re: [22/11/2018] Indiscrétion(s) - Ft. Mitsuha Miyamisu

[22/11/2018] Indiscrétion(s) - Ft. Mitsuha Miyamisu
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» 28-09-2018
» 18-04-2018
» Parallèle entre Christophe et Pétion
» 2018-2019 : Ligue des Champions
» 26.11.2018

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Campus d'Ilukaan :: Extérieur-
Sauter vers: