C’était le jour de la rentrée, déjà. Comme chaque année, les vacances étaient passées bien trop vite à ton goût, mais peu importe : aujourd’hui, tu venais de retourner à Ilukaan, ton école mais aussi ce qui était devenu avec le temps, ta deuxième maison. A vrai dire, tu étais presque nostalgique, aujourd’hui : tu débutais ta dernière année d’études. Quel sentiment étrange, de savoir que ce serait la dernière fois que tu assisterais à ce spectacle. Lire la suite
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{29.10.18} Des lendemains qui chantent faux - [DAVE STRIDER]
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{29.10.18} Des lendemains qui chantent faux - [DAVE STRIDER] Lun 29 Oct - 20:46

- Juste après c'était au tour de Jess. Et tu vois comment elle est …
- Bonne?
- Je ne parlais pas de son physique Daria...
- Oh. Stupide?
- Tu marques un point. Non,  je pensais plus à sa manie de toujours vouloir en faire trop, présentement.
- Mhmh?

De son ordinateur portable la voix d'une amie émanait, une voix grave et un peu abîmée par l'abus de tabac - entre d'autres choses - qui appartenait à une femme à la stricte coupe au carré noire et aux yeux bleus. Elle ponctuait son récit par des gestes et des mouvements appuyés. Daria hochait la tête sans la regarder sur l'écran dont la diode de la webcam clignotait, nonchalamment assise dans un confortable fauteuil, jambes tendues et bottes appuyées sur une chaise voisine, les yeux rivés sur son téléphone.
La soirée de la veille avait été un peu folle et pour être parfaitement honnête elle avait besoin d'un peu de repos : quoi de mieux qu'un petit en-cas au Stardust? Wifi libre, petit coin sans trop de boucan, des pâtisseries à portée de main.... Le nécessaire à sa survie.
Elle n'avait plus l'habitude des talons et moins encore de danser avec pendant plusieurs heures - pardon,
poireauter avec serait plus exact vu le retard abusif de son cavalier -, elle avait donc les pieds en compote et les tympans qui sifflaient encore à causes des basses. Pas question pour elle de courir partout aujourd'hui. Minimum syndical.
Elle avait travaillé tout le week end pour cette soirée. Elle avait été jusqu'à demander conseil à sa
SOEUR pour la robe, ce qui lui avait coûté un horrible après-midi à l'écouter énumérer toutes ses conquêtes des derniers mois et parler des nouveaux escarpins à la mode en buvant uniquement du thé bio sans sucre. Jane, la femme qu'elle avait en ligne, l'avait aidée pour le maquillage et avait dû  elle-même appeler ses propres connaissances pour la coiffure. Les petits crânes magiques en sucre lui avaient coûté un bras. Et tout ça pour... ça ! Quatre heures de retard, une macarena et puis s'en va ! « gneugneugneujesuisdésdolégneugneu ».
Quel con, quel sale con.
Ses doigts pianotaient sur le téléphone avec un peu plus de hargne tandis qu'elle y repensait.


- Donc Jess s'avance et fait sa présentation, avec une coiffure de dingue et une jupe fendue, en se trémoussant avec son décolleté devant nos potentiels investisseurs comme elle sait si bien le faire au naturel.
- Un don dont toi et moi sommes dépourvues, si je ne m'abuse.
- Mmmmh, on a d'autres qualités on va dire !
- Huh? D'autres quoi?
- Bon sang Daria, écoute au lieu de … d'être toi.
- Ok, ok, soit. Elle minaude. En quoi ça change de d'habitude?
- Mais atteeeends laisse-moi faire monter la tension scénaristique !

Daria n'avait jamais été douée pour les relations humaines, alors n'évoquons même pas le sujet des relations amoureuses : à moins que quelqu'un ne vienne se planter devant elle pour lui expliquer avec des termes clairs qu'on voulait sortir avec elle (et encore il faudrait s'y prendre à deux fois, parce qu'elle prendrait la première pour une mauvaise plaisanterie) elle ne comprenait jamais à où les gens voulaient en venir. Ceci expliquait certainement son célibat, dont elle ne se plaignait pas puisque de toutes façons elle n'aimait pas grand monde.
Elle n'avait pas beaucoup d'amis non plus - Jane était la plus ancienne et la plus fidèle - et ne cherchais pas particulièrement à s'en faire. Trop compliqué. Trop d'investissement personnel pour de maigres résultats. Elle préférait investir dans une pizza. Avec une pizza au moins on n'était presque jamais déçu. Et l'investissement était tout à fait modeste.
D'ailleurs elle avait très envie de pizza. Ils faisaient des bonnes pizza au Stardust?


- Écoute écoute, tu seras pas déçue. Elle fait tout son truc, elle fait plein d'erreurs mais de toutes façons les mecs la matent plus qu'autre chose. Ça part sur une signature de contrat, elle arrive avec les papiers... Comme c'étaient des japonais, Jess a voulu s'incliner bien bas pour les remercier avant de leur tendre un stylo. Et LA...
- Mh?
Elle allait lui demander si elle s'était étouffée avec ses propres seins, mais elle pressentait que la chute allait être bien plus croustillante.
- Sa coiffure de dingue... C'était une perruque. Tous ses cheveux sont tombés à ses pieds.
- HAH. T'es sûre que c'était pas son cerveau? , qu'elle crache avec un sourire un peu cruel.
- Nooon, impossible, il y avait bien trop de matière...

Toutes deux ricanent de concert à voix basse comme les hyènes condescendantes qu'elles sont .
Parler avec elle et offrir à son esprit autre chose à ruminer que ce fichu bal était salutaire. Quelque chose la dérangeait sans qu'elle parvienne à mettre le doigt dessus. Pourquoi se prenait-elle la tête pour une stupide fête où elle ne voulait même pas aller et qui ne s'était, au final, pas si mal passée que ça? Qui avait même été... fun, par moments ? C'était quoi le problème? C'était quoi
son problème?

Hey Daria. Y'a un p'tit mec creepy avec des lunettes de soleil qui te mate là bas derrière toi. Tu veux que je joue les entremetteuses?  EHOH , elle crie et agite les bras à l'écran, SI ELLE VOUS INTERESSE JE VOUS CONFIRME QU'ELLE EST CELI-

Daria se jette en avant et referme violemment son ordinateur dans un réflexe qui fait voler son téléphone loin de la table, puis se fige, les deux mains à plat sur la machine, le regard fixe et le souffle court pendant que le smartphone s'écrase au sol dans un inquiétant craquement.

On a les amis qu'on mérite.
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Re: {29.10.18} Des lendemains qui chantent faux - [DAVE STRIDER] Mar 30 Oct - 23:42

Sup


T’avais enfin décider qu’il était temps d’aller faire un tour chez le psychomage, surtout que ta conversation la veille avec Karkat après le bal t’avais fait réfléchir -c’était rare, mais c’était arrivé. Tu t’étais enfin rendu compte par la même occasion qu’il y avait un problème avec la manière dont ton frangin t’avais éduqué. Bon ok, il avait fait de son mieux, t’aimais pas douter de lui mais il fallait avouer que les Strider étaient tarés, et que t’avais pas échapper à la règle. Tu te disais qu’à ton retour du Stardust, tu passerais voir la femme supposé écouter ta vie pathétique vie ironique que tu allais devoir raconter avec sérieux. Fait chier, mais je peux bien faire un effort pour Karkat…
C’était quoi son nom déjà ? Morgan...Morgen… Ah… Fuck tu t’en souvenais déjà plus, tant pis.
T’entrais donc dans le Stardust dans l’idée de prendre une de ces boissons aussi chimique que l’araignée qui transformait les gens en super-héro, et cette araignée elle était encore vivante, avec de la radioactivité à la place du sang. Même qu’elle fait des toiles d’araignée en acier qui clignote comme un putain de sapin de Noel américain le soir. Ouais. Totalement.  
Tu te dirigeais vers le comptoir, passais commande, puis en te retournant boisson en main pour aller t’asseoir tu remarquais la psychomage assise à une table. Du moins, elle était de dos, et t’avais aucune idée de si c’était elle ou non. T’avais pas le temps d’y penser que la personne à l’écran s’adresse à toi. “Hey Daria. Y'a un p'tit mec creepy avec des lunettes de soleil qui te mate là bas derrière toi. Tu veux que je joue les entremetteuses?  EHOH SI ELLE VOUS INTERESSE JE VOUS CONFIRME QU'ELLE EST CELI-”


Uuuh, awkward as fuck. T’étais un homme pris, et pas de cette manière, c’était toi qui prenait- ok ta gueule Dave. Tu devrais surtout aller ramasser le portable de la demoiselle histoire de ne pas être un complet connard, et de montrer que tout aller bien. Chill. Tu ramassais donc le smartphone à la vitre cassée et le posait sur la table où elle était assise comme si ce qui venait de se passer arrivait tous les jours. Pour le prouver, tu mis ta main libre dans les poches et regardait la femme de ton expression neutre.

- Sup, on s’est vu hier soir... vous êtes la pote de Karkat c’est ça ?

Oh bravo, tu aurais pu demander si c’était la psychomage, mais à la place tu demandais si cet adulte était amie avec ton petit ami de seize ans. Dans tous les cas t’en avais rien à faire si elle était amie avec ou non, tant qu’ils s’entendaient bien. Et comme le gros égoïste que tu étais tu lui demandas:

- J’peux m’asseoir avec vous ?

Elle allait peut-être te virer après s’être rendue compte que t’étais un con insupportable.    


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Re: {29.10.18} Des lendemains qui chantent faux - [DAVE STRIDER] Mer 31 Oct - 17:38

Peut-être que si elle ne bougeait pas, que si elle restait parfaitement immobile et qu'elle arrêtait de respirer, alors personne n'aurait rien vu rien entendu et que le monde allait continuer sa course sans se soucier d'elle. Peut-être qu'elle deviendrait invisible aux yeux de tous et que ce qui venait de se passer allait être immédiatement oublié, peut-être même que personne n'avait rien remarqué, et que d'ailleurs il n'y avait personne derrière elle du tout et que c'était juste une blague idiote de Jane pour la mettre dans l’embarras comme elle savait si bien en faire. Si ça se trouve il lui suffisait de se rasseoir lentement pour se fondre dans le décor et, ah bah non.
Un jeune homme effectivement affublé d'une large paire de lunettes de soleil entra dans son champ de vision pour ramasser les restes du pauvre téléphone qui venait d’exécuter le salto avant - vol plané de sa vie, avant de le lui tendre dans une pose nonchalante. Il fallut quelques secondes à Daria pour le reconnaître sans sa grande robe de bal : c'était le petit ami de Vantas, ils avaient pu échanger deux mots pendant la fête. C'était quoi son nom déjà? … Strider. La majorité des gens trouvaient que ceux qui gardaient leurs lunettes de soleil en intérieur étaient des vantards mal éduqués. Et c'était vrai, la bienséance veut qu'on ne masque pas son regard sans raison valable. Pour Daria, même si c'était un brin ridicule comme tenue, c'était plutôt un avantage : difficile de voir les yeux de son interlocuteur, beaucoup plus simple de ne pas faire de legilimancie par inadvertance.


" Sup, on s’est vu hier soir... vous êtes la pote de Karkat c’est ça ? J’peux m’asseoir avec vous ? "


La p... Elle plisse un peu les yeux sans répondre.  Stop, stop. « Pote ». C'était comme ça que Karkat parlait d'elle à ses  condisciples ? C'était tellement.... Excessif ! Et tout à fait irrévérencieux ! Elle admettait s'entendre correctement avec lui - dans le sens où l'entendre parler ne lui donnait pas instantanément envie de se percer les tympans avant de partir en Mongolie élever des calamars en haute montagne loin de toute présence humaine - , de là à se prétendre proches... Si 'pote' était bien le terme utilisé, une petite conversation allait devoir s'imposer. Ne serait-ce que pour lui rappeler qu'il avait 16 ans et qu'elle faisait partie du personnel.
Mais cela viendrait plus tard, chaque chose en son temps. Pour l'instant elle avait un élève qui la fixait dans son dos dans un lieu public et qui voulait visiblement venir faire quelque chose de précis. Elle le toisa quelques instants en faisant mine de réfléchir..


- Ça dépend, tu as des jambes fonctionnelles? Si oui, alors  si l'on prend en considération le fait que je suis préalablement assise là, qu'il y a une table devant moi et des chaises libres juste ici, on peut concevoir l'idée que tu pourrais en effet être en capacité physique de te déplacer jusqu'à là, tirer l'une desdites chaises, de placer entre la chaise et la table et fléchir les genoux. En toute logique si ces étapes sont effectuées dans le bon ordre et avec assez d'adresse tu pourrais - sauf événement perturbateur inattendu- te retrouver assis à la même table que moi. Néanmoins...

Elle boit un peu de son soda à la paille en récupérant ton smartphone éclaté.

- Néanmoins, si tu seras effectivement assis non loin de moi, je ne sais pas si l'on pourra affirmer avec précision que tu seras assis avec moi. Le terme 'avec' trouvant, comme tu le sais certainement, ses origines dans la combinaison des mots latins apud -ici- et hoc -ça- que l'on traduit grossièrement par « en accompagnement » , pour affirmer que tu es assis avec moi il faudrait dénoter entre nous une notion d'ensemble, de connivence, chose qui à priori n'est pas avérée puisque je ne suis pas ta pote, ni celle de Karkat.
  . . . . . . . . . .  
Mais tu peux te poser là si tu veux, oui.
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Re: {29.10.18} Des lendemains qui chantent faux - [DAVE STRIDER] Mer 31 Oct - 19:20

Sup


T’attendais qu’elle finisse son monologue pour savoir si oui ou non tu pouvais poser ton derrière sur cette chaise. Sérieusement, tu essayais de suivre ce qu’elle disait, mais ça ressemblait tout bonnement au charabia philosophique d’un de tes frangins, mélangé au sarcasme acide de ton petit ami.” ...je ne suis pas ta pote, ni celle de Karkat. “ Ouais bon, tu cherchais pas à être le pote de qui que ce soit de toute manière. Mais tu te dis qu’elle pourrait très bien être celle de Karkat. T’allais cependant faire aucun commentaire et t’asseoir en face d’elle pour commencer à siroter ta boisson radioactive multicolore -de la chiure de licorne selon le Cervirald.    
Tu fixais donc la demoiselle derrière le verre de tes lunettes en buvant quelques gorgées, avant de reprendre la parole.

-Je comptais venir vous voir après être revenu du Stardust.

Tu voulais mettre tes pieds sur la chaise d’en face mais elle était déjà utilisée par la psychomage. Tu posas donc ton dos au dossier, glissant un peu plus dans le siège dans une posture décontracté borderline je-m’en-foutiste du mec cool que t’étais.

- Genre pour parler des problèmes comme un gars qui n’a pas vu sa femme depuis quatre ans et qui a la place a adopté un chien pour combler le vide dans sa triste vie. Et ce chien il lui a donné le nom de la meuf qui - il pense- s’est cassée et considère parfois faire des choses avec lui, mais comme c’est dégueulasse, il se contente juste d'imaginer… Ce qui est dégueulasse aussi. Mais le truc c’est que le chien c’est vraiment sa femme qui a été transformé et ce con il y a même pas pensé alors qu’elle est tout le temps dans la cuisine à essayer de faire un sandwich.

Tu aspiras ta boisson, toujours en la fixant, créant encore un moment de blanc gênant… Enfin, tu supposais que c’était gênant pour elle.

- ...J’essaierai de parler sérieusement.

Ce qui n’était certainement pas gagner, elle allait vraiment te virer en se rendant compte que t’étais un cas désespéré.  

- Je pourrais commencer par dire que je sais pas parler sérieusement, parce que l’ironie c’est bien mieux et bien plus cool.

Oh oui, ça allait vraiment l’aider, ça.


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Re: {29.10.18} Des lendemains qui chantent faux - [DAVE STRIDER] Mer 31 Oct - 21:35

Daria fronça les sourcils devant son téléphone et y appliqua un reparo pendant que Strider partait dans des divagations tout seul.
Elle n'avait encore jamais vu quelqu'un caser un couple brisé, une adoption de chien, de la zoophilie, une malédiction et un sandwich en si peu de mots. Elle mourrait d'envie de lui demander si, à la fin du récit, le chien parvenait enfin à faire son jambon-beurre et partait heureux avec son maître vers un monde de luxure et de Club-sandwiches, mais quelque chose lui disait que l'histoire était plus complexe et que de toutes manières ce n'était pas si intéressant que ça comme épopée.
Elle contempla en silence la table, ses pâtisseries, son portefeuille, son PC avec une pointe de désolation. Adieu, pause salutaire, le devoir m'appelle. Avec des gestes lents et mesurés, elle récupéra son ordinateur pour le glisser sans son sac à ses pieds, croisa les bras  et se pencha en avant pour s'appuyer sur la table. L'ado affalé devant elle comme un phoque sur sa banquise consommait une horreur pétillante et pleine de paillettes, aux couleurs chimiques et à l’apparence écœurante. Allons bon... Encore un élève qui voulait venir la voir? Pour parler de problèmes? De quel genre? S'il ponctuait toutes ses phrases avec des digressions de 5 minutes sur les sandwiches elle n'était pas rendue. En temps normal elle lui demanderait de repasser la voir dans l'établissement pendant ses heures de bureau, mais pour être honnête... à cette heure elle était supposée y être, et pas dans un Stardust à manger des donuts tout en colportant des ragots en facecam. Prise en flag. Coincée. Pas le choix.
Un silence s'installait entre eux, qu'elle mit à profit pour le regarder avec un peu plus d'attention. C'était un gosse déjà grand et costaud. Sa peau avait une blancheur de lait et ses cheveux blonds étaient coiffés avec le plus grand soin. Avec ses lunettes qui lui mangeaient le visage elle avait du mal à lui attribuer une expression, mais elle présupposait qu'il devait se sentir comme n'importe qui ayant des problèmes et cherchant une oreille attentive à qui se confier : mal. Pouvait-on considérer Daria comme étant attentive aux autres? Elle était plutôt du genre m'en foutiste en dehors du travail, à éviter les interactions sociales - les vraies, pas celles sur internet -  et tous les soucis que ça pouvait lui rapporter. Pouvait-on dire que Dave était tombé sur la bonne personne? Elle n'était peut-être pas la plus douce, certainement pas la plus agréable, mais si Daria avait bien une qualité c'était à coup sûr la patience. Et de toute évidence, pour réussir à tirer une série de phrases cohérentes de Dave, il fallait de la patience.


"...J’essaierai de parler sérieusement. Je pourrais commencer par dire que je sais pas parler sérieusement, parce que l’ironie c’est bien mieux et bien plus cool."

Elle l'observa de longues secondes sans rien dire, le visage fermé à toute expression, ses yeux terreux vaguement tournés vers ses lunettes de soleil, puis entama un mouvement lent pour porter sa paille à sa bouche et reprendre quelques gorgées de soda sans cesser de le dévisager gentiment ; à nouveau un blanc plana  à leur table. Un blanc qui n'avait pas l'air de la déranger, pas plus que Dave d'ailleurs.
Il devait être patient lui aussi. Énormément. Sinon il ne pourrait pas sortir avec Karkat. D'ailleurs, si ça se trouvait, il venait pour lui demander pourquoi Karkat la collait autant, il voulait marquer son territoire - et sa dégaine à la cool était censée être là pour lui donner de l'assurance. Jalousie d'amourettes d'ados. Pft. Cute.
Elle reposa tranquillement son gobelet déjà quasiment vide.


"Donc... tes problèmes sont égaux à ceux d'un homme plaqué qui a des idées zoophiles et aime les sandwiches. Soit. Continues."
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Re: {29.10.18} Des lendemains qui chantent faux - [DAVE STRIDER] Lun 12 Nov - 10:38

Sup


- Ouais, c’est à peu près ça.

Elle avait bien cerné ton problème. Enfin, ton problème avec les problèmes, qui était très problématique. Tu gérais pas du tout et préférais tout mettre dans la case “ironie”. C’était un masque gênant mais protecteur, tout en étant un art de vivre que tu appréciais. Donc pas possible de s’en défaire totalement. C’est pour cela que tu pincas les lèvres quelques instants, avant de te demander comment continuer ton récit concrètement.

- Uh… Les métaphores merdiques ça fait partie des mes problèmes.

Parce que tu savais que cela ne rimait un rien, mais tu ne pouvais t’empêcher de penser que cela te donner un l’air cool… Alors que tu perdais tout le monde en passant pour un mec chelou. Ce que tu étais.

- Je ne peux pas m’empêcher d’être ironique.

On aurait dit une de ces émissions à la con où chacun avait un problème et où le public et le présentateur se foutaient de sa gueule. Il était à côté de ses frangins, entre “j’ai un kink pour les marionnettes et les épées” et “je suis un weaboo qui a un kink pour les poneys”. Et encore t’avais fait court dans le description, parce que l'aîné était pire que vous deux et cumulait une liste incroyable de traits de caractère de mec chelou et sûrement dangereux. Mais tu l’admirais. Est-ce que tu devrais évoquer le fait que les Strider avait un grain ? Elle s’en rendrait sûrement compte toute seule.

- Et de ne pas… Pas...Montrer d’émotions.

Tu avais hésiter à dire “ne pas ressentir d’émotion” mais même toi tu savais que c’était faux: tu n’aurais jamais été capable d’aimer Karkat si c’était le cas.

- Et je refuse d’enlever mes lunettes de soleil même quand il n’y a pas de lumière pour m’aveugler.

Histoire qu’elle comprenne que tes lunettes de douchebag n’était pas seulement pour le côté douchebag, mais que refuser de les enlever n’était pas normal. Sauf dans ton univers de douchebag.

- Sauf avec Karkat.

Non, tu ne rougissais pas c’était… Le reflet du mur rouge non loin de vous. C’est ça.



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Re: {29.10.18} Des lendemains qui chantent faux - [DAVE STRIDER] Sam 17 Nov - 4:11

Une fois encore un silence vint planer à leur table, seulement troublé par le brouhaha des clients qui allaient et venaient avec leurs commandes aux noms soi-disant stylés bien trop compliqués pour que Daria prenne le temps de les retenir un jour. Elle observait son propre reflet dans les lunettes noires de Dave – une façon comme une autre de le regarder dans les yeux sans vraiment le faire -, avec un air imperturbable mais néanmoins attentif. Elle comprenait assez bien ce dont il parlait. Tout le monde a besoin d’un filtre entre soi et le reste de l’univers, tout le monde a besoin de contrôler les gens qui gravitent autour de soi pour se protéger des dangers réels ou imaginaires qui risqueraient de nous atteindre. Certains étaient très extravertis et aimaient multiplier les contacts. D’autres, plus renfermés, faisaient en sorte de les d’éviter. Ni l’un ni l’autre de ces comportements n’était bon ou mauvais. On pouvait être bavard et charmeur uniquement par peur panique de ne pas être aimé. On pouvait être laconique et agressif par simple fatigue ou désintérêt.
Daria n’était pas exempte de ce genre de défaut, loin s’en faut. Elle n’était pas la dernière pour faire le vide autour d’elle avec et repousser avec des remarques sarcastiques ou cyniques quiconque elle estimait un peu trop susceptible de la blesser. Elle gardait un visage de marbre
- mais ça à en croire les photos de famille c’était presque de naissance -:
 
et n’avait aucune envie de se forcer à être radieuse sans raison valable. Ses parents ont eu beau lui répéter toute sa vie « Daria, les gens tu jugent selon tes expressions, tu sais ? », elle leur répondait généralement qu’elle trouvait ce système injuste et qu’elle se donnait pour mission de le modifier à elle toute seule.
C’était là que la ressemblance avec Dave s’arrêtait : Daria était ainsi parce qu’elle le voulait, pas parce qu’elle ne savait pas faire autrement. Elle n’était pas malheureuse de sa situation et n’avait aucune envie de modifier son comportement, tout au plus elle s’adaptait dans le cadre de son travail par pure nécessité. Elle pouvait changer, si elle le voulait. Elle pouvait se maquiller, porter des vêtements moulants et des hauts talons pour partir déambuler dans un lieu public, et ce en restant à l’aise. Mais elle n’aimait pas draguer, n’avait pas envie d’attirer l’attention, ne ressentait aucun plaisir à suivre un tant soit peu la mode, bref, elle n’y voyait tout simplement aucun intérêt.
Pour les lunettes de soleil, c’était plus original. Elle l’imaginait un peu comme un vaste bouclier noir donnait à Dave l’air ‘cool’ et ‘branché’, tout en masquant … quelque chose. Sa timidité ? Un défaut physique? Quelque chose qu'il estimait gênant en tout cas.


- Ça ne me surprend pas. Vantas a le don de mettre les gens à l’aise, quand il le veut bien.


C’était vrai. Elle appréciait la compagnie de cet affreux petit crabe grincheux et hurlant, tout en sachant qu’il pouvait se montrer odieux avec autrui. Sans doute voyait-elle une part de sa propre adolescence en lui, dans sa colère, dans son refus de tout et surtout des problèmes des autres ; quoi qu’il en soit elle ne pouvait s’empêcher d’avoir pour ce garçon une tendresse bienveillante – même s’il lui beuglait régulièrement des insanités au visage.
Elle toisa Strider en croisant les bras, inexpressive.

- Tout ça ne m’explique pas le rapport entre votre copain, vos lunettes, un jambon-beurre et moi.
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{29.10.18} Des lendemains qui chantent faux - [DAVE STRIDER]
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