C’était le jour de la rentrée, déjà. Comme chaque année, les vacances étaient passées bien trop vite à ton goût, mais peu importe : aujourd’hui, tu venais de retourner à Ilukaan, ton école mais aussi ce qui était devenu avec le temps, ta deuxième maison. A vrai dire, tu étais presque nostalgique, aujourd’hui : tu débutais ta dernière année d’études. Quel sentiment étrange, de savoir que ce serait la dernière fois que tu assisterais à ce spectacle. Lire la suite
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[29 septembre 2018] A study in Armagedon [Ft. Karkat Vantas]
 :: Campus d'Ilukaan :: Bibliothèque

— Strixyst
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[29 septembre 2018] A study in Armagedon [Ft. Karkat Vantas] Sam 29 Sep - 0:06




A study in Armagedon

           
ft. Karkat Vantas
« I'm with you, 'til the end of the... notebook »

« C'est dangereux, ce que je fais »

C'était ce que Kiku s'était dit en proposant à Karkat Vantas de l'aide pour ses cours. Pourtant, il ne détestait pas le Cervirald, il ne détestait même personne en particulier -sauf un Italien qui faisait exception, mais c'était une autre histoire. Pour en arriver à devenir l'ennemi juré de Kiku Honda, il fallait être sacrément offensant. Non, le problème qu'il avait avec l'Américain était tout autre.

Quiconque connaissait bien Kiku, ou même avait passé plus de 10 minutes assis à la même table que lui, savait que le Stryxist ne se laissait pas facilement approcher, et que gagner sa confiance était une épreuve. Le Japonais n'aimait pas que l'on soit trop proche de lui jusqu'à envahir son espace vital, et il n'aimait pas que l'on se mêle de ses affaires, et par dessus tout, il détestait le bruit. C'est là que le bas blesse avec Karkat. Car le Cervirald ne pouvait s'empêcher de hurler en permanence, pour tout et n'importe quoi, toujours aussi discret qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine lorsqu'il entrait dans une pièce. On ne pouvait simplement pas ignorer que Vantas venait de débarquer.

Le second soucis venant de lui était que l'Américain se mêlait toujours de tout, principalement de relations qui ne le regardaient pas. Quand quelqu'un en vient à vous dire que vous pourriez engager une relation polyamoureuse avec votre meilleur ami et son béguin, c'est que cette personne a peut-être quelque chose à compenser, ou vit par procuration, et vous feriez mieux de changer rapidement de compagnie. Mais Kiku se moquait bien de la vie sentimentale ou sexuelle de Vantas. Ce qui l'intéressait, et l'inquiétait davantage, était le fait qu'il avait proposé des cours à l'énergumène.

Bien que peu avenant et difficile à approcher, le Japonais aimait avant tout partager ce qu'il aimait, et cela passait, fort heureusement, par la connaissance, sujet sur lequel n'importe qui pourrait converser, puisque cette catégorie incluait littéralement 90% de ce qui existait sur notre bonne planète Terre. Cinéma, mathématiques, art, astronomie, Histoire, littérature, le Japonais se gavait de tout ça en permanence et pouvait se vanter -mais ne le faisait pas- de pouvoir tenir une conversation à lui tout seul sur ce genre de sujets. C'est pourquoi il en était venu à donner des cours à d'autres élèves, dont des premières années qui avaient fait un faux départ, des troisièmes années qui voulaient combler des lacunes, ou des cinquièmes années pris de crises de panique face aux BUSEs qui approchaient, persuadés d'être soudainement devenus illettrés et de ne plus rien savoir. Avec des méthodes bien à lui, passant souvent par des moyens mnémotechniques étranges et des conversations orientées, Kiku parvenait à faire réviser tout ce petit monde et à imprimer toutes les dates, formules, gestes dans leur cerveau.

C'était donc malgré lui, par simple habitude, qu'il avait proposé à Karkat de l'aider dans les difficultés qu'il rencontrait pour ses études. Et sans pouvoir se l'avouer, il avait peur. Pas de Karkat précisément, mais plutôt de son caractère très inflammable, qui partait au quart de tour, se vexait pour un rien, bref, manquait cruellement de patience. En voyant comment il se comportait au quotidien, il se demandait avec un frisson comment le Cervirald affronterait un exercice d'Arithmancie qui lui résistait... s'il faisait de l'Arithmancie, car le Japonais n'avait aucune idée de la liste exacte des matières qu'il suivait. Il se rendait donc à la bibliothèque avec son sac rempli de manuels des différentes matières principales, espérant ne pas avoir fait d'impasse, mais aussi rempli des différentes craintes qu'il avait.

Lui aimait travailler à la bibliothèque, car c'était l'endroit le plus calme qui soit dans cette école. Les livres avaient une odeur vieillie malgré les étagères parfaitement dépoussiérées, et surtout, personne ne venait perturber le merveilleux silence de ce lieu sacré. Bien mal lui en avait pris de donner rendez-vous à Karkat là-bas ! Il allait lâcher dans cet endroit de paix infinie une bombe à retardement qui pouvait se mettre à hurler à n'importe quel moment. C'était risqué, et il allait sûrement être exclu à vie de cet endroit qu'il adorait. Il se forçait pourtant à positiver. Il pouvait contrôler cette séance. Il avait toujours été du genre patient, même face aux élèves les plus difficiles. Et Karkat ne ferait pas exception... du moins l'espérait-il.

Une fois arrivé à destination, il entreprit d'empiler ses manuels sur la table en tours parfaitement ordonnées. Il avait délibérément choisi un coin dans l'ombre, coincé entre la réserve et la section « Histoire de la révolte des gobelins », une partie de la bibliothèque où les élèves s'aventuraient rarement vu l'ennui que provoquaient les sujets des livres environnants, et l'angoisse que rencontrait la sombre porte de fer de la réserve. Ils seraient ainsi à l'écart, car même s'il avait confiance en ses capacités, mieux valait ne pas tenter le Diable...

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Re: [29 septembre 2018] A study in Armagedon [Ft. Karkat Vantas] Lun 1 Oct - 0:44




A study in Armagedon

           
ft. Kiku Honda
« Well I would, run my big mean mouth and make a mess. »

Tu n’avais absolument pas envie d’être là.

C’était un samedi matin, ce qui expliquait amplement ta mauvaise humeur, car être levé à neuf heures un samedi matin devrait clairement être considéré par la loi comme un crime contre l’humanité. Bien que cet horaire abominable justifiait ta haine envers la vie, tu décidas tout de même d’allonger ton monologue interne, pour le plaisir des lecteurs derrière le quatrième mur comme pour perdre du temps de révision. Car réviser était la deuxième raison pour laquelle tu voulais commettre un meurtre envers toi-même. God fucking dammit, tu avais accepté ! Le japonais t’avait proposé de réviser, et tu avais juste… Accepté ! Une voix dans ta tête te murmurait que tu avais dit oui pour la simple et bonne raison que tu étais une belle brêle scolaire, et la voix avait raison : tu avais en effet donné ton accord dans le but d’améliorer un minimum tes capacités à retenir des informations toutes plus inutiles les unes que les autres. Et bien que cela allait s’avérer utile dans ton futur proche, composé de devoirs et d’examens, tu ne pouvais pas t’empêcher de penser que t’étais fait ton propre croche-pied. Si tu devais utiliser une de tes nombreuses métaphores colorées pour décrire ta situation, tu dirais que tu t’étais toi-même enfoncé la tête dans le cul. Tout ce qui t’attendais dans cette bibliothèque avait une douce saveur de « merde » et de « fait chier », saupoudrés d’un peu d’hémorroïdes intellectuels. Tu ne pensais pas que tu inventerais un jour le concept d’une hémorroïde intellectuel, mais apparemment, tu ne cessais d’être surpris par ton esprit créatif.

Tu avais ton sac sur ton épaule, et tu étais prêt à te faire enculer sans lubrifiant par chacun des bouquins qu’il contenait… Toujours métaphoriquement, bien entendu. Tu aimais la littérature, mais te n’en étais pas à ce point-là. Surtout que les ouvrages que tu avais amenés n’avaient rien de tes romans préférés : livres d’histoire, de divination, de… Botanique. Holy fucking god, le mot même te faisait grimacer. Ton cerveau t’envoyait automatiquement un arrière-goût imaginaire de vomi dans la voie buccale, et ton ventre se tordait de douleur à la simple idée de devoir étudier une plante. Et pourtant, c’était justement le but. Tu savais déjà que tu allais rejoindre Kiku Honda et directement lui demander conseil sur ta matière némésis, pour la simple et bonne raison que tu avais une année à valider. Tu détestais l’humanité et son système scolaire un peu plus à chacune de tes pensées : le concept de te torturer psychologiquement avec des informations qui ne te seraient jamais nécessaires pour pouvoir avoir un travail qui n’aurait rien à voir, et donc de l’argent pour te nourrir, te passais au-dessus de la tête, ou plutôt t’arrivait en pleine gueule, te faisant bien souffrir au passage. Encore une foutue métaphore, tiens. Tu semblais bien les aimer aujourd’hui. Surement car elles te faisaient perdre beaucoup trop de temps de par leur longueur, et surement aussi car tu passais beaucoup trop de temps avec ton petit ami.

Prenant ton courage et tes couilles à deux mains (encore une fois : il s’agissait d’une image), tu posas ta main sur la poignée de la bibliothèque, et la fit pivoter pour l’ouvrir. Tu entras dans l’endroit, admirant un peu. La bibliothèque était un endroit que tu appréciais, malgré tout. Tu passais beaucoup de temps dans la section des romans quand tu avais des problèmes personnels, pour t’échapper du monde réel comme un lâche. Tu y allais cependant de moins en moins, et tu ne savais pas si tu devais en être heureux ou non : cela voulait surement dire que tu allais mieux qu’il y a quelques années, quand tu enchaînais les crush non réciproques comme si il s’agissait d’une collection. Mais te perdre dans un bon roman, dans le calme de cet endroit, te manquait un peu. Il y avait dans l’air une odeur de papier mais aussi de sucre, à cause des snacks que dévoraient régulièrement les élèves pendant leur lecture.

Tu trouvas Kiku Honda assis à une table que tu n’avais jamais remarqué, surement car positionnées entre les rayons littéraires les moins fréquenté de tout l’endroit. En passant, tu vis quelques titres de manuels du coin de l’œil : « Révolution gobline, le blocus des échanges maritimes sorciers provoqué par les implications politiques », « Etude gobline des runes historiques », « La résistance socialiste gobline », etc etc. Personne n’avait envie de se plonger dans ces ouvrages, personne. Même l’élève le plus sadique de l’école n’aurait pas donné un de ces livres à lire en tant que gage. Même les professeurs frissonnaient devant les premières de couvertures, tu en étais persuadé.

Tu détachas ton regard des étagères pour rejoindre ton enseignant temporaire, te glissant dans la chaise en face de lui. Tu retiras ton sac tout en discutant, chuchotant du mieux que tu pouvais. Tu te savais bruyant, mais tu avais un minimum de respect pour les autres occupant du lieu. Tu détestais quand des petits abrutis parlait trop fort et te sortais de l’ambiance d’une histoire, et tu n’avais aucunement l’intention d’infliger ta voix… Spéciale à qui que ce soit qui vivait une aventure tracée à l’encre sur des pages.

-Salut. Je suis en retard, je sais, mais franchement. A cette heure, c’est limite si on a pas envie de l’être.

Tu sortis tes livres, mais te rendis vite compte qu’ils seraient inutile. L’asiatique était venu préparé. Cela ne t’étonnait pas vraiment. Tu aurais dû t’y attendre, venant d’un coincé du cul comme lui. Tu le remerciais mentalement.

-Je vais aller droit au but, tu chuchotais à nouveau. Je suis une merde en botanique, et j’ai autant de désintérêt concernant la matière que de couilles à battre. C’est-à-dire beaucoup.


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Re: [29 septembre 2018] A study in Armagedon [Ft. Karkat Vantas] Jeu 22 Nov - 21:40




A study in Armagedon

           
ft. Karkat Vantas
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Pour dire la vérité, le Stryxist s'était résigné à avoir un retardataire sur les bras. C'était d'ailleurs  l'une des raisons pour laquelle il avait convié son camarade à venir aussi tôt un samedi. La seconde étant que d'expérience, il avait appris que travailler tôt aidait à la concentration, davantage que si on se mettait à travailler à 20 heures le soir après avoir batifolé toute la journée - « batifoler » signifiant ici « se goinfrer de friandises en regardant les derniers épisodes de sa série préférée et discuter conspirations avec ses collègues du club de Paranormal sur Hooter » ; mais le Cervirald qu'il attendait s'adonnait sans doute à d'autres activités le week-end, comme se rouler dans les feuilles de la cour en criant qu'il haïssait la vie et faire des câlin grognon à son petit ami. Mais la pensée du Japonais commençait à s'égarer quelque peu. Il se fichait bien de savoir à quel passe-temps obscur s'adonnait son camarade. Seul le cours à venir méritait toute son attention.

L'attente ne fut finalement pas aussi longue qu'il s'y était attendu, puisque Karkat se glissa bientôt dans la place en face de lui. Kiku, qui s'était absorbé dans l'introduction d'un livre d'Histoire de la Magie pris dans les étagères avoisinantes -il trouvait la période 16e siècle des échanges maritimes  de la révolution gobeline honnêtement fascinante-, délaissa sa lecture pour s'intéresser à son élève qui... contre toute attente, conserva un ton discret et respectueux envers les occupants de ce lieu sacré.

« Salut. Je suis en retard, je sais, mais franchement. À cette heure, c'est limite si on a pas envie de l'être. »

Bien qu'il fut surpris et désirait lui faire part de sa gratitude pour ce calme inhabituel, il se fit la réflexion que ce serait peut-être mettre le feu aux poudres, puisqu'il insinuerait ainsi le manque de tenue ordinaire du Cervirald. Cela risquait d'avoir l'effet inverse de celui désiré, en l'occurrence un rire léger et un « Pas de problème » jovial. Non, il risquait plutôt de provoquer une belle crise de colère, avec des dents serrés et un fulgurant « Va te faire foutre » de la part de Karkat. Alors il préféra ravaler sa réflexion, malgré les louanges qu'elle aurait apportées, et il répondit avec le plus de sobriété possible.

« Bonjour à toi -car oui, tant qu'à avoir le rôle de professeur, autant être poli- Ce n'est pas grave. Je peux comprendre que ce soit difficile pour les étudiants de se lever aussi tôt un week-end -ce qui ne l'empêche pas de lui demander de le faire pour le bien de leur leçon- Mais sache que plus vite nous auront terminé, plus vite tu pourras profiter de ton samedi. »

Il désirait réellement que la leçon ne s'éternise pas, car lui aussi avait nombre d'endroits où se rendre, et ses propres devoirs à terminer. Peut-être pourrait-il profiter des exercices de Karkat pour avancer dans son propre travail, mais mieux valait garder un œil sur celui de l'Américain. Ce qu'il commençait déjà à faire en lui offrant toute son attention, mettant de côté sa lecture plus que captivante pour l'écouter. L'élève allait sûrement lui annoncer dans quelles matières il péchait, et ainsi, ils pourraient commencer la séance.

« Je vais aller droit au but. Je suis une merde en botanique, et j'ai autant de désintérêt concernant la matière que de couilles à battre. C'est à dire beaucoup.»

Face au langage fleuri et empli de délicatesse de son camarade, le Japonais aurait aimé dire qu'il était choqué, mais c'était loin d'être le cas. Il avait été habitué à la vulgarité de Karkat, comme tout ceux qui s'approchaient à moins de dix mètres de lui et avaient le malheur de prêter oreille à ce qu'il racontait. Désormais, Kiku était juste indifférent face à son langage ordurier. Déçu, mais pas surpris. Ce qui l'ébranla un peu plus, en revanche, était le sujet problématique qui souhaitait aborder le Cervirald : la botanique. Ce simple mot réveilla chez le Stryxist des démons enfouis qu'il aurait bien aimé garder enterrés dans un trou tout au fond de son esprit, avec nombre de coups de pelles en prime, comme s'il s'était agit de zombies particulièrement coriaces.

À tort, on pouvait imaginer que Kiku n'aimait pas la botanique, ce qui était une absurdité. Tout ce qui touchait de près ou de loin à la connaissance, en particulier à la connaissance scientifique, avait toute son attention et sa passion démesurée, et la matière florale ne faisait pas exception. Il mentirait s'il affirmait ne jamais avoir été intéressé par le sujet en question. Ce serait même le mensonge le plus bidon que la planète Terre, voire même tout l'univers ait jamais porté. Des salades. Et Dieu, Bouddha ou peu importe qui se trouvait là-haut -les aliens, peut-être-, savait que Kiku ne mentait jamais. Mais il préférait cacher soigneusement cette période qu'il avait eue dans son enfance, et qui avait consisté à retenir toutes les espèces de plantes, fleurs, arbres, mauvaises herbes et champignons qu'il pouvait découvrir dans les livres -mots latins compris. Le problème n'était pas tant qu'en plus de le faire passer pour un fayot, c'était ce que l'on appelait du savoir inutile, difficile à ressortir pendant les conversations de tous les jours avec ses amis - « D'ailleurs, saviez-vous que les sépales d'un membulonia noire des Alpes contenait une sève régénératrice étonnamment efficace contre l'acné ? ». Non, le problème était plutôt qu'il avait partagé cette obsession avec sa mère et que lui s'était lassé. Pas elle.

Suzuran avait toujours été un peu dépassée par l'enthousiasme débordant de son fils pour la technologie et la science, mais cela ne l'empêchait pas de l'encourager dans cette voie, toujours fière des prouesses réalisées par son petit génie en herbe. Elle avait cependant cherché un terrain qui aurait pu les rapprocher, et qui figurant encore dans son domaine d'expertise. Son fils ayant refusé la danse à cause de l'influence de son père et du temps qu'une pratique trop intensive risquait de lui voler, elle s'était finalement décidée avec la botanique. Elle avait été ravie par la réception de son fils qui y voyait là une nouvelle manière de découvrir les secrets enfouis de l'univers. Mais le simple désir de connaissance avait vite été noyé sous la seule idée qu'en s'occupant des plantes dans le jardin Honda, il créait aussi la vie. Cette simple pensée l'avait rendu dingue, même s'il prenait soin de le cacher. Il participait à l'expansion de leur monde et d'espèces dont l'anatomie et la reproduction était encore entourées de mystères.

Mais les mois avaient passé et il avait compris qu'il passait peut-être un peu trop de temps avec sa mère à s'occuper des fleurs du jardin, au point de laisser de côté ses études et des découvertes bien plus importantes et potentiellement révolutionnaires. Il avait alors réalisé qu'il était en train de stagner dangereusement, et qu'il devait se dépêcher de passer à un autre sujet d'apprentissage. Ainsi avait été délaissés les râteaux, graines et l'engrais pour la chimie, au regret de sa mère, et secrètement, à son propre regret aussi.

Le Japonais fixa un instant son acolyte, forçant ses traits à conserver leur rigidité habituelle, même si un énorme dilemme le submergeait : accepter d'aider, ou prendre ses jambes à son cou ? Les cours de botanique étaient déjà une torture pour lui car il se forçait à ne pas aller trop vite lors des expériences et à ne pas lire l'intégralité de son manuel en deux heures de leçon pour ensuite tester différentes hypothèses sur les échantillons. Devoir partager son savoir phytologique avec quelqu'un qui détestait cette matière et n'était visiblement pas dans de bonnes dispositions pour apprendre allait être une épreuve. Mais il ne pouvait pas rebrousser chemin maintenant. Déjà, son cerveau passait en revue les cours du trimestre pour pour savoir où le Cervirald s'était arrêté dans ses cours, et il saisissait l'épais livre de botanique pour trouver la page correspondante.

« Hum... La synthèse chez les espèces d'anóitus ónomus, c'est bien ça ? »

Chapitre difficile s'il en est... Enfin, surtout difficile pour ceux qui n'avaient pas assimilé le principe de synthèse magique au cours des saisons et de croisement inter-espèces. Les informations s'imbriquaient déjà dans sa tête, et il se fit violence pour contrôler son débit de parole, histoire de ne pas rendre Karkat plus confus qu'il ne l'était déjà.

« Ce qu'il est avant tout important de savoir avant d'amorcer cette leçon, c'est la nature spéciale de cette plante. C'est un croisement entre une espèce magique et une espèce moldue. Cela créé des variations inattendues dans son développement et dans la manière dont elle va absorber les nutriments environnants pour permettre sa croissance, sans compter toutes les ramifications de l'espèce qui réagissent différemment à leur environnement. »

Il s'arrêta, se rendant compte qu'il avait déjà dû perdre son interlocuteur. Peut-être aurait-il dû commencer par lui demander quel était exactement quel le problème avec la botanique, histoire de savoir où le niveau de l'Américain se situait ? Il ouvrit plusieurs fois la bouche sans rien dire comme un poisson hors de l'eau, cherchant ses mots en faisant totalement marche arrière.

« A-avant cela, quel est exactement l'endroit où tu as du mal ? Tu as déjà dû étudier la synthèse des espèces magiques l'année dernière, n'est-ce pas ? »

Tout ce qu'il espérait, c'est que contrairement à un panda enrobé et fan de kung-fu, Karkat n'allait pas lui révéler que ses connaissances avoisinaient le « niveau 0 ».

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Re: [29 septembre 2018] A study in Armagedon [Ft. Karkat Vantas] Ven 30 Nov - 20:12




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-Hum... La synthèse chez les espèces d'anóitus ónomus, c'est bien ça ?

Tu ne savais même pas pourquoi tu tentais alors d'ouvrir ta bouche pour répondre que, "oui, en effet, cela faisait parti de tes lacunes scolaires en botanique", car c'était complètement inutile. Le japonais en face de toi était déjà complètement parti... Ce qui te rassuras légèrement. Il avait l'air de savoir de quoi il parlait, et tant mieux: car quitte à passer quelques heures de si bon matin dans la bibliothèque (ce qui en soit n'était pas une si mauvaise chose. Ce qui était mauvais était le manque de roman d'amour dans tes mains, là, maintenant), autant que ce soit pour apprendre quelque chose d'utile, et qui pouvait te servir dans l'obtention de bonnes notes.

-Ce qu'il est avant tout important de savoir avant d'amorcer cette leçon, c'est la nature spéciale de cette plante. C'est un croisement entre une espèce magique et une espèce moldue. Cela créé des variations inattendues dans son développement et dans la manière dont elle va absorber les nutriments environnants pour permettre sa croissance, sans compter toutes les ramifications de l'espèce qui réagissent différemment à leur environnement. Il prit un moment pour respirer, te regardant par la suite. Il semblait presque embarrassé, ce que tu trouvais un peu mignon, tout de même. A-avant cela, quel est exactement l'endroit où tu as du mal ? Tu as déjà dû étudier la synthèse des espèces magiques l'année dernière, n'est-ce pas ?

Tu ne te souvenais pas vraiment de ce que tu avais appris l'année dernière, en botanique. Ou plutôt... Tu te souvenais exactement de ce que tu avais appris l'année dernière en botanique. Tu avais appris à sortir ton téléphone portable sans te faire chopper, tu avais appris à passer le temps en regardant les insectes qui se baladaient dans les serres (ces petites bêtes te passionnaient. Tu ne pouvais pas comprendre comment qui que ce soit pouvait les tuer... Et pourtant, parfois, tu te demandais ce que cela ferait d'en manger une, comme ça, pour voir. Mais tu plaçais souvent cette idée farfelue dans le recoin de ton esprit, perturbé par tes propres pensées traitres et surprenantes), et tu avais aussi appris à te foutre de la gueule de tes camarades les plus grands quand ils se prenaient des plantes tombantes venant du plafond, pour bien montrer que, pour une fois, c'était TOI qui était en position de puissance et de supériorité.

Mais ce que tu avais appris sur la botanique se limitait aux bases strictes et nécessaires à l'obtention d'une note de 40/100 minimum à chaque contrôle. Tu avais aussi appris que c'était la matière que tu aimais le moins, mais cette connaissance là ne datait pas de l'année dernière, mais de bien plus longtemps. Et tu ne savais pas vraiment comment annoncer à ton professeur de fortune qu'il allait avoir beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail. Le mieux était surement de lui montrer que tu étais prêt à bosser, car, surprise surprise, en cas de situation périlleuse -c'est à dire, la tienne actuellement-, tu savais te concentrer, et éviter de te foutre dans la merde plus que tu ne l'étais déjà. Il était hors de question que tu redoubles ton année uniquement à cause des quelques feuilles de salade magique. Tu n'étais qu'impatience quand il s'agissait d'enfin entrer au cursus universitaire de littérature.

-Je savais qu'il s'agissait d'un croisement idiot entre une plante moldu, et une plante sorcière. Ce que je me demande, c'est comment ce croisement est arrivé, par exemple. Je m’intéresse plus au "comment" qu'à l'utilité de cette merde, car honnêtement, entre nous, je n'ai pas l'intention d'avoir un jardin plus tard, ou même un chaudron. Juste moi, et mon ordinateur, comme deux bon vieux potes... Sauf si j'en change, bien sur. Tu commençais à dérailler du sujet principal, et tu te repris donc. Est-ce que la plante a été créée en laboratoire, ou bien c'est un phénomène magique qui a autorisé une telle reproduction chlorophylle batarde ? Meilleure question encore : comment est-ce que ça se reproduit, une plante ? Même ça, je n'en ai aucune foutre idée, et ce n'est pas comme si il me venait à l'idée, dans mes soirées solitaires, de marquer "porn de fleur" dans ma putain de barre google non plus.


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Re: [29 septembre 2018] A study in Armagedon [Ft. Karkat Vantas] Jeu 6 Déc - 20:03




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« Je savais qu'il s'agissait d'un croisement idiot entre une plante moldu, et une plante sorcière. »


La surprise du Japonais accompagna la réponse de l’étudiant qui lui faisait face. Au moins, Karkat n’avait pas zéro connaissance, ce qui en soit, était déjà une excellente nouvelle. Ils n’auraient pas à partir du chapitre 1 du livre de première année pour refaire en quelques heures le programme des six ans qu’ils venaient déjà de traverser -en quelques heures, voir en quelques jours, car Kiku était malgré lui un professeur assez tenace, qui une fois lancé sur un challenge, ne faisait pas marche arrière avant d’avoir inculqué tout ce qu’il savait à la petite tête blonde qui lui servait d’élève ; s’il fallait qu’il passe le week-end à enseigner au Cervirald les propriétés des plantes magiques jusqu’à ce qu’il puisse les réciter dans son sommeil, il le ferait. Mais cette dernière idée semblait ne pas être la meilleure qu’il ait eue, puisque l’autre n’avait pas terminé, et Kiku resta silencieux pendant sa longue tirade.

« Ce que je me demande, c'est comment ce croisement est arrivé, par exemple. Je m’intéresse plus au "comment" qu'à l'utilité de cette merde, car honnêtement, entre nous, je n'ai pas l'intention d'avoir un jardin plus tard, ou même un chaudron. Juste moi, et mon ordinateur, comme deux bons vieux potes... Sauf si j'en change, bien sûr. »


Le fait qu’il se perde légèrement dans ses explications fit hausser un sourcil au Stryxist, pour lui signifier qu’il s’éloignait du sujet qui les intéressait. De plus, il voulait en entendre davantage sur les questionnements de son élève, car ils étaient clairement sur la bonne voie.

« Est-ce que la plante a été créée en laboratoire, ou bien c'est un phénomène magique qui a autorisé une telle reproduction chlorophylle batârde ? Meilleure question encore : comment est-ce que ça se reproduit, une plante ? Même ça, je n'en ai aucune foutre idée, et ce n'est pas comme s’il me venait à l'idée, dans mes soirées solitaires, de marquer "porn de fleur" dans ma putain de barre Google non plus. »


… Fascinant. Contrairement à ce que le Japonais pensait, et contrairement à ce que Karkat avait affirmé, ce dernier n’avait pas « autant de désintérêt concernant la matière que de couilles à battre », loin de là. Il était curieux. Lui qui prétendait détester la botanique montrait pourtant pour cette matière un intérêt visible. N’importe qui d’autre aurait simplement laissé Kiku l’abreuver de phrases barbantes à retenir par cœur, pour en finir rapidement et réussir à avoir la moyenne à son prochain contrôle. Mais le Cervirald posait des questions, et ça, c’était ce qui faisait le bonheur de la plupart des professeurs.

De plus, cette conversation le confortait dans l’idée qu’il allait devoir adapter sa méthode d’enseignement. Karkat n’était sûrement pas du genre à se plonger dans un bon livre de botanique pour en tirer toutes les informations passionnantes comme on boit du lait. Non, Karkat devait parler. Cela aurait dû être évident pour Kiku, au vu du caractère de l’Américain. Pour retenir son cours, et pour que cela éveille un tant soit peu son intérêt, il fallait qu’ils en discutent avec naturel, comme une conversation de tous les jours, et que le Japonais utilise des exemples concrets pour qu’ainsi, le jour de son examen, Karkat puisse se remémorer ces mêmes exemples et retracer le chemin menant à ses connaissances botaniques.

« … Ce sont toutes d’excellentes questions, que tu soulèves là. »


Il était sincère, bien entendu, mais encourager l’élève par des compliments et en montrant que sa curiosité n’était pas inutile avait souvent fait ses preuves, alors il ne s’en privait pas.

« De plus, le « pourquoi du comment » est une des choses qu’il te sera demandé à ton examen. Très rapidement, puisque cela concerne tes cours de l’année dernière, mais les professeurs aiment faire des rappels. »


Surtout pour vérifier que l’élève n’avait pas glandé pendant les vacances d’été, ce qui, chez environ 97,538% des adolescents, était le cas.

« Pour résumer, les croisements inter-espèces, que ce soit entre plantes magiques, moldues, ou les deux, se fait généralement entre deux espèces proches, qui ont les mêmes caractéristiques. Si tu observes une structure semblable entre deux plantes qui n’ont pourtant pas le même nom, c’est que le croisement est possible. Imagine cela comme… pour les animaux. Un lion peut s’accoupler sans problème avec un tigre, mais certainement pas avec un loup. »


Il espérait sincèrement que cette image n’allait pas faire grimacer son camarade, à l’idée que le roi de la savane puisse s’envoyer en l’air avec le roi de la jungle.

« Mais comme tu l’as très justement soulevé, un phénomène magique peut aussi être à l’origine de ce croisement. Cela dépend simplement des espèces. Il suffit qu’il y ait une plante magique dans le lot, et c’est possible. Ensuite, si tu mets une espèce de plante magique assez rare parmi de nombreuses occurrences de plantes moldues, la première va s’imprégner de son environnement et absorber les caractéristiques des plantes qui l’entourent, et créer une nouvelle espèce… mutante. »


C’était le mot le plus clair qui lui venait pour décrire ce phénomène.

« Cependant, le contraire est beaucoup plus rare, car les plantes moldues ont tendance à rejeter le pollen ou la matière organique étrangère, ou trop différente. »


Plus il parlait, plus il se sentait à l’aise avec le sujet. Il espérait que ses explications étaient assez claires pour le Cervirald, continuant sur sa lancée pour répondre à sa deuxième question.

« Si tu désires savoir comment se reproduisent les plantes, c’est très simple : soit elles créent un clone, parfois légèrement différent en cas de mutation, soit elles sont aidées par des médiateurs, comme les insectes. Pense aux abeilles, qui transportent le pollen d’une fleur à l’autre, ou le répandent pour en faire pousser de nouvelles »
-juste au cas où, il préféra vérifier qu’il ne l’avait pas trop perdu- « Est-ce que cela te semble cohérent ? »


Histoire de ne pas le prendre pour un imbécile en lui demandant s’il avait compris, comme on le ferait face à un ado légèrement attardé et je-m’en-foutiste.

(c) Gabitch
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[29 septembre 2018] A study in Armagedon [Ft. Karkat Vantas]
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