C’était le jour de la rentrée, déjà. Comme chaque année, les vacances étaient passées bien trop vite à ton goût, mais peu importe : aujourd’hui, tu venais de retourner à Ilukaan, ton école mais aussi ce qui était devenu avec le temps, ta deuxième maison. A vrai dire, tu étais presque nostalgique, aujourd’hui : tu débutais ta dernière année d’études. Quel sentiment étrange, de savoir que ce serait la dernière fois que tu assisterais à ce spectacle. Lire la suite
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Panem et circences [Ft. Laurent] [Rome Antique — 10 ap. J.-C.]
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ϟ Œuvre : Prince Captif
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Panem et circences [Ft. Laurent] [Rome Antique — 10 ap. J.-C.] Mer 26 Sep - 0:38

AD GLORIAM
AD HONOREM
10 après J.-C.

Depuis 27 avant J.-C., Rome et ses provinces forment l'Empire romain sous le principat d'Auguste. Depuis sa montée au pouvoir, Rome est entrée dans une ère de paix, la pax romana, et se porte bien. Les jeux du cirque auparavant organisés par les sénateurs pour amuser la plèbe peuvent désormais être organisés par l'empereur lui-même, comme baume au coeur lors des moments tempétueux de la vie politique et sociale. Parmi ces jeux se démarquent les fameux combats de gladiateurs. Bien que certains d'entre eux soient des hommes libres désireux d'argent et de gloire, la plupart de ces combattants sont bien des esclaves sous la coupe d'un maître, ne pouvant rêver qu'à la liberté incertaine de l'affranchissement. Souvent prisonniers de guerre ou bien dans la piraterie, ces esclaves sont vendus sur les marchés des villes et sont achetés par de riches patriciens voulant gagner les mises pariées dans l'arène.

Damianos était l'un d'eux.

On l'avait arraché à sa patrie du jour au lendemain. Faisant parti d'une ethnie encore rebelle d'Achaïe face à l'Empire, on les avait durement réprimés. Femmes, enfants et hommes avaient  été enlevés et certains autres tués. Damianos avait eu la "chance" de faire parti des plus érudits et des plus forts. Il aurait été dommage, aux yeux des Romains, de se débarrasser de ce beau bestiau. Ainsi l'avait-on cogné pour lui faire perdre connaissance, attaché fermement pour le tenir en place, au fond de la cale d'un bateau l'emmenant de d'Achaïe en Italie.

Et voilà qu'il en était là, juché sur une estrade, devant une foule d'hommes qui le scrutaient avec intérêt et curiosité, lui et les autres esclaves. Il ressemblait à une bête de foire, dénudé comme un ver. Rien ne protégeait son intimité, permettant aux acheteurs de juger en tout connaissance la valeur de la marchandise. Seul restait un écriteau tombant sur son torse et accroché autour de son cou par des cordelettes rêches. Ainsi, il ressemblait à un animal de bétail. Sur cette pancarte était inscrit  son origine : l'Achaïe ; ses qualités physiques : grand, musclé, puissant, d'une beauté sauvage ; ses aptitudes morales et intellectuelles : lettré, plutôt érudit. Autant dire que Damianos valait gros.

Du haut de ses vingt-cinq ans, il était encore plein d'énergie et les adultes étaient toujours privilégiés aux enfants sur le marché, rapportant directement de l'argent aux maîtres. De plus, les esclaves grecs étaient souvent prisés pour l'instruction qu'ils avaient l'habitude de recevoir afin d'en faire des médecins ou des professeurs. Mais bien que Damianos eut reçu une éducation plus que convenable puisqu'il venait d'une famille aisée, quand on le plaça sur l'étalage du marché, c'est bien pour sa carrure et ses muscles qu'on le mit en avant. A vrai dire, Damianos possédait tout ce qu'on pouvait aimé chez un combattant : un physique avantageux et bien construit doublé d'une peau bronzée et dorée au soleil.

Le nez fin du vendeur d'esclave le présenta comme une future star dans le milieu, attisant davantage encore les convoitises. L'agitation pandémoniaque des enchères commencèrent alors et Damianos ressentit alors une haine incoercible envers ces hommes et femmes qui le fixèrent. Se débattre, cependant, était inutile. Du moins pour l'instant. Il était trop fermement attaché mais, quand il en aurait l'occasion, il tentera la fuite. Où ? Il n'en savait rien. Il voulait juste être libre.

C'est finalement une patricienne qui remporta l'enchère et l'acheta. Quand la femme approcha, ce fut le corps entier de Damianos qui se figea devant cette beauté envoûtante et si alliciante. En vérité, toute la foule semblait se taire. Elle possédait un physique d'une rareté semblable à une fleur nivéale. En effet, elle se démarquait des autres Grecques par ses yeux cérulés, ses cheveux flavescents et sa peau albâtre. Aphrodite elle-même en serait jalouse. Son regard, lui, était glaçant et scrutateur. Damianos se sentait étudier jusqu'au plus profond de son être et cette sensation était très désagréable.

Sa nouvelle "maîtresse" — il détestait cette idée — fit un geste de la main, faisant réagir des hommes qui l'accompagnaient. Ceux-ci se postèrent tout autour de Damen. Il était temps d'y aller. En commençant à marcher, toujours nu, son regard croisa celui des autres esclaves qui le regardèrent comme s'ils allaient à la potence.

Une fois dans la demeure de la femme, celle-ci se présenta sous le nom de Jokaste. Veuve, elle vivait seule avec ses serviteurs. D'après ce que Damianos comprit, cela était rare, voire assez unique au sein de la ville aux sept collines.
Jokaste lui demanda alors son nom. Damianos, qui comprenait le latin et avait appris à le parler scruta cette femme.
Damianos, avait-il répondu d'une voix sèche.
— Damianos, répéta-t-elle, à partir d'aujourd'hui tu te feras appeler Damen.

Celui qu'on appelait désormais Damen hocha simplement la tête.

Ensuite, on le lava et on le nourrit. Aussi incongru que cela pouvait paraître, maintenant qu'il "appartenait" à quelqu'un, on le traitait finalement avec décence.

Cela dit, ce repos fut de courte durée. Dès le lendemain, Jokaste l'envoya à l'entraînement dans une école de gladiateurs. Vu le prix qu'il avait coûté, il ne valait mieux pas qu'il meurt et perde rapidement au combat. Même si Damen avait déjà eu l'occasion de son battre, il était bien loin de concurrencer les autres gladiateurs qu'il rencontrerait dans l'arène.

Ce petit manège dura un moment. Des jours pendant lesquels les muscles de Damen fut mis à rude épreuve. Parallèlement, il devait servir Jokaste en tant que domestique. Elle lui avait au moins laissé du répit en ne l'envoyant pas dans les champs de culture. Au fil du temps, Damen put renforcé son latin. Il put également continuer ses rites grecs bien qu'étant sous les lares romains du domaine. Il n'était pas si mal traité que ça, pour le moment. Même s'il était toujours considéré comme un sous-homme, il s'était attendu à pire. Il fallait dire qu'il s'était également montré docile, afin d'éviter les soupçons d'une éventuelle fuite. Les occasions, d'ailleurs, ne se présentèrent pas beaucoup. C'était beaucoup trop risquer et les entraînements l'épuisaient. Lui qui ne voulait plus tuer était désormais éduqué que dans le but de se battre.


Au final, le temps passa à une vitesse inconsidérable.
Et aujourd'hui était le grand jour.

Préparé dans le plus grand des soins, Damen revêtait l'armure des gladiateurs dits "Thrace". Son corps huilé et dévoilant sa musculature était recouvert d'une manica, lui protégeant le bras, l'épaule et le cou, de deux jambières, d'un casque à visière ainsi que d'un ceinturon en tissu qui lui cachait les fesses et les parties intimes. Son équipement, quant à lui, se composait du sica, un glaive courbé, et d'un parma, un petit bouclier lui servant de protection. Au final, tout cela ne protégeait pas grand chose, mais Damen pouvait bien faire avec. De toute évidence, il n'en avait pas le choix.

— Je compte sur toi, Damen.

La voix de Jokaste avait était froide et pourtant emplie de quelque chose que Damen ne put vraiment décrire. Enfin, la grille se leva et la foule commença déjà à acclamer les combattants.

Que les dieux me protègent…
AD PERPETUAM
REI GLORIAM



Pour les puristes qui liraient ce RP, sachez que je me suis permise de prendre des libertés historiquement incorrectes afin que ça soit plus simple pour nous et moins chiant à la lecture (ne serait-ce que sur Jokaste qui est bien indépendante pour une femme romaine lol). On se permet de ne pas utiliser les tria nomina romains également  mais il faut imaginer qu'ils en ont (je trouve ça moche de changer le prénom canon). Bref c'est romancé mais je vous jure qu'il y a des trucs vrais quand même 8D



Dessin par broquito <3

De la part des potos !:
 


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— Strixyst
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ϟ Œuvre : Prince Captif
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Re: Panem et circences [Ft. Laurent] [Rome Antique — 10 ap. J.-C.] Mer 7 Nov - 1:08


S.P.Q.R

Au sein de l’Empire Romain et de sa constitution hiérarchique, le Sénat est ce qui s’apparente à l’un des plus grands pouvoirs politique donné à des hommes. De nombreuses conditions sont souhaitées, pour pouvoir devenir un jour sénateur et être ainsi salué et respecté par tous. Il faut faire parti de l’ordre sénatorial, posséder des terres, avoir un cens à une million de sesterces, exercer un ordre judiciaire et posséder une réputation plus qu’honorable. Hors de question d’avoir comme sénateur un homme trempant dans les affaires les plus rétrogradantes de Rome.
C’est bien pour cela que la famille à laquelle appartient Laurent ne s’est jamais abaissée à commettre de telles erreurs et qu’elle est, à ce jour, une des familles les plus connue de Rome. Comme le veut la loi, tous sont sénateur de père en fils. Et chaque enfant est éduqué dans le respect des lois dès le plus jeune âge, suivi par des précepteurs pour qu’ils soient sûrs d’assurer la suite familiale. Voilà le destin auquel aurait pu être destiné Laurent, âgé à ce jour de 21 ans. Oui, il aurait pu, s’il avait été l’aîné de sa famille. Mais cela n’est pas arrivé, il n’est que le cadet, l’aîné étant un grand frère âgé de quelques années de plus, portant le même prénom que l’empereur lui-même.

Pour autant, le Romain n’est certainement pas destiné à un avenir moins brillant.

Sa condition reste la même après tout. Il doit fièrement porter le nom de sa famille, ne pas attirer la honte sur cette dernière. Et cela ne risque pas d’arriver : il a toujours été dit que Laurent est un jeune homme brillant, lucide, soigné, et mature. Bien plus mature que d’autres citoyens de son âge. Dans une époque plus récente à nos jours, il aurait été qualifié de « génie », sans l’ombre d’un doute.
Mais ses capacités de réflexions sont craintes par de nombreux hommes : comment être sûr qu’il ne va pas utiliser ses presque dons pour obtenir plus de pouvoir qu’il n’en a le droit ? Pour se permettre d’obtenir ce que nul autre ne peut ? Que derrière le masque d’un si bel homme ne se cache pas un véritable monstre prêt à tout pour toujours plus ? Mais rien ne peut être prouvé. Et voilà ce qui amuse fort Laurent, bien au courant de tout ce qui est dit sur lui. Il est vrai qu’il en joue aussi parfois, pour être certain de ne pas être oublié.

Après tout, c’est un homme ambitieux, qu’il souhaite être bien plus que « le fils du Sénateur », ou peut-être bien un jour « le frère du Sénateur ». Son titre, il sait qu’il l’aura de lui-même. Mieux encore, qu’il sera un jour lui-même Sénateur. Non pas par loi familiale, mais par choix de l’Empereur lui-même – autre moyen pour devenir l’un des 600 membres du Sénat. Et pour ce faire, il s’est mit à agir comme eux, à penser comme eux, à participer aux mêmes jeux qu’eux, mais toujours en se démarquant. Par chance, il est doté d’une beauté remarquable, qui lui permet d’être reconnu en un simple regard. Il est à croire que tout est fait pour que Laurent ait un jour sa trace dans l’Histoire.

Mais aujourd’hui, autre chose l’attend que son nom dans les futures pages des livres. Aujourd’hui, il assiste à des jeux. Des combats de gladiateurs, plus exactement. Apprécié par l’ensemble des citoyens Romains qui possèdent le droit de regarder ces jeux. Laurent lui-même, bien qu’il ne préfère pas le montrer à qui l’entend, apprécie les jours où il peut assister aux combats. Il est toujours remarquable de voir deux forces parfois surhumaines s’affronter l’une contre l’autre dans le but de survivre. Il est impressionnant de voir les limites du corps et de l’esprit humain. De voir à quel moment le gladiateur va se transformer en une bête sauvage luttant pour sa vie. Le plus amusant est de savoir que nombreux d’entre eux sont de simples esclaves. Des esclaves qui ont été parfois retirés de force à leur endroit natal, qui ont tout perdus, qui sont…Nés ainsi, et qui pourtant, réussissent à trouver la foi de se battre pour ne pas périr dans ce qui est pourtant le meilleur des honneurs : le divertissement d’un peuple. Parfois, Laurent s’imagine mener une expérience sur ces derniers, leurs poser des questions sur leurs motivations, sur leurs visions de la vie. Est-ce peut-être la souffrance qu’ils doivent endurer, qui les empêche de se donner la mort ?  Oui, cela peut parfois aller dans une sorte d’obsession malsaine, mais il n’en est rien. Laurent est conscient de ses pensées et souhaite satisfaire une curiosité purement humaine. Et à cela, il n’y a rien de mal. Mais là n’est pas la question, étant donné qu’à ce jour, il n’a encore jamais eu l’occasion de répondre à ses nombreuses questions. Il faut dire qu’il ne cherche pas particulièrement, il attend plutôt que l’occasion se présente pour.

Ce jour n’étant pas arrivé, il se contente aujourd’hui de s’installer dans les gradins, aux côtés des autres familles de sénateurs. Rapidement, les tribunes se remplissent, le brouhaha augmente, les rumeurs du combat aussi : il paraîtrait qu’un nouveau gladiateur entre en jeu. Un esclave capturé en Grèce, acheté par Jokaste, cette veuve richissime. Il va se retrouver face à un adversaire de taille, Govart, invaincu depuis maintenant de nombreux combats et connu pour n’avoir aucune pitié si la mort est ordonnée par le perdant. Des spectacles fabuleux, et malgré ce que la Femme vante en mérite pour cette nouvelle bête, tous les paris vont pour le préposé gagnant. Son père lui-même a fait ce choix, qui, dans une certaine logique est compréhensible. Rien n’est plus sûr que ce qui est connu, n’est-ce pas ?

Petit à petit, le bruit cesse, et une voix s’élève – celle du commentateur, prêt à lancer le combat.

« Bienvenue à vous, citoyens de Rome ! Aujourd’hui, comme promis, vous allez assister au combat le plus spectaculaire de votre vie. A votre droite, le célèbre Govart. On ne le présente plus mais il est grand favori de ces derniers matchs. Personne n'a, jusqu'à présent, réussi à le battre. A votre gauche, Damen. Un nouveau combattant qui, on l'espère, nous donnera du spectacle. Venant tout droit d'Achaïe, ce bestiau est prêt à en découdre. Que le combat, commence ! »
Ft. Damianos Akielos
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