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Panem et circences [Ft. Laurent] [Rome Antique — 10 ap. J.-C.]
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Lupy
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Damianos Akielos
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Sujet: Panem et circences [Ft. Laurent] [Rome Antique — 10 ap. J.-C.]
Mer 26 Sep - 0:38
                    
AD GLORIAM
AD HONOREM
10 après J.-C.

Depuis 27 avant J.-C., Rome et ses provinces forment l'Empire romain sous le principat d'Auguste. Depuis sa montée au pouvoir, Rome est entrée dans une ère de paix, la pax romana, et se porte bien. Les jeux du cirque auparavant organisés par les sénateurs pour amuser la plèbe peuvent désormais être organisés par l'empereur lui-même, comme baume au coeur lors des moments tempétueux de la vie politique et sociale. Parmi ces jeux se démarquent les fameux combats de gladiateurs. Bien que certains d'entre eux soient des hommes libres désireux d'argent et de gloire, la plupart de ces combattants sont bien des esclaves sous la coupe d'un maître, ne pouvant rêver qu'à la liberté incertaine de l'affranchissement. Souvent prisonniers de guerre ou bien dans la piraterie, ces esclaves sont vendus sur les marchés des villes et sont achetés par de riches patriciens voulant gagner les mises pariées dans l'arène.

Damianos était l'un d'eux.

On l'avait arraché à sa patrie du jour au lendemain. Faisant parti d'une ethnie encore rebelle d'Achaïe face à l'Empire, on les avait durement réprimés. Femmes, enfants et hommes avaient  été enlevés et certains autres tués. Damianos avait eu la "chance" de faire parti des plus érudits et des plus forts. Il aurait été dommage, aux yeux des Romains, de se débarrasser de ce beau bestiau. Ainsi l'avait-on cogné pour lui faire perdre connaissance, attaché fermement pour le tenir en place, au fond de la cale d'un bateau l'emmenant de d'Achaïe en Italie.

Et voilà qu'il en était là, juché sur une estrade, devant une foule d'hommes qui le scrutaient avec intérêt et curiosité, lui et les autres esclaves. Il ressemblait à une bête de foire, dénudé comme un ver. Rien ne protégeait son intimité, permettant aux acheteurs de juger en tout connaissance la valeur de la marchandise. Seul restait un écriteau tombant sur son torse et accroché autour de son cou par des cordelettes rêches. Ainsi, il ressemblait à un animal de bétail. Sur cette pancarte était inscrit  son origine : l'Achaïe ; ses qualités physiques : grand, musclé, puissant, d'une beauté sauvage ; ses aptitudes morales et intellectuelles : lettré, plutôt érudit. Autant dire que Damianos valait gros.

Du haut de ses vingt-cinq ans, il était encore plein d'énergie et les adultes étaient toujours privilégiés aux enfants sur le marché, rapportant directement de l'argent aux maîtres. De plus, les esclaves grecs étaient souvent prisés pour l'instruction qu'ils avaient l'habitude de recevoir afin d'en faire des médecins ou des professeurs. Mais bien que Damianos eut reçu une éducation plus que convenable puisqu'il venait d'une famille aisée, quand on le plaça sur l'étalage du marché, c'est bien pour sa carrure et ses muscles qu'on le mit en avant. A vrai dire, Damianos possédait tout ce qu'on pouvait aimé chez un combattant : un physique avantageux et bien construit doublé d'une peau bronzée et dorée au soleil.

Le nez fin du vendeur d'esclave le présenta comme une future star dans le milieu, attisant davantage encore les convoitises. L'agitation pandémoniaque des enchères commencèrent alors et Damianos ressentit alors une haine incoercible envers ces hommes et femmes qui le fixèrent. Se débattre, cependant, était inutile. Du moins pour l'instant. Il était trop fermement attaché mais, quand il en aurait l'occasion, il tentera la fuite. Où ? Il n'en savait rien. Il voulait juste être libre.

C'est finalement une patricienne qui remporta l'enchère et l'acheta. Quand la femme approcha, ce fut le corps entier de Damianos qui se figea devant cette beauté envoûtante et si alliciante. En vérité, toute la foule semblait se taire. Elle possédait un physique d'une rareté semblable à une fleur nivéale. En effet, elle se démarquait des autres Grecques par ses yeux cérulés, ses cheveux flavescents et sa peau albâtre. Aphrodite elle-même en serait jalouse. Son regard, lui, était glaçant et scrutateur. Damianos se sentait étudier jusqu'au plus profond de son être et cette sensation était très désagréable.

Sa nouvelle "maîtresse" — il détestait cette idée — fit un geste de la main, faisant réagir des hommes qui l'accompagnaient. Ceux-ci se postèrent tout autour de Damen. Il était temps d'y aller. En commençant à marcher, toujours nu, son regard croisa celui des autres esclaves qui le regardèrent comme s'ils allaient à la potence.

Une fois dans la demeure de la femme, celle-ci se présenta sous le nom de Jokaste. Veuve, elle vivait seule avec ses serviteurs. D'après ce que Damianos comprit, cela était rare, voire assez unique au sein de la ville aux sept collines.
Jokaste lui demanda alors son nom. Damianos, qui comprenait le latin et avait appris à le parler scruta cette femme.
Damianos, avait-il répondu d'une voix sèche.
— Damianos, répéta-t-elle, à partir d'aujourd'hui tu te feras appeler Damen.

Celui qu'on appelait désormais Damen hocha simplement la tête.

Ensuite, on le lava et on le nourrit. Aussi incongru que cela pouvait paraître, maintenant qu'il "appartenait" à quelqu'un, on le traitait finalement avec décence.

Cela dit, ce repos fut de courte durée. Dès le lendemain, Jokaste l'envoya à l'entraînement dans une école de gladiateurs. Vu le prix qu'il avait coûté, il ne valait mieux pas qu'il meurt et perde rapidement au combat. Même si Damen avait déjà eu l'occasion de se battre, il était bien loin de concurrencer les autres gladiateurs qu'il rencontrerait dans l'arène.

Ce petit manège dura un moment. Des jours pendant lesquels les muscles de Damen fut mis à rude épreuve. Parallèlement, il devait servir Jokaste en tant que domestique. Elle lui avait au moins laissé du répit en ne l'envoyant pas dans les champs de culture. Au fil du temps, Damen put renforcé son latin. Il put également continuer ses rites grecs bien qu'étant sous les lares romains du domaine. Il n'était pas si mal traité que ça, pour le moment. Même s'il était toujours considéré comme un sous-homme, il s'était attendu à pire. Il fallait dire qu'il s'était également montré docile, afin d'éviter les soupçons d'une éventuelle fuite. Les occasions, d'ailleurs, ne se présentèrent pas beaucoup. C'était beaucoup trop risquer et les entraînements l'épuisaient. Lui qui ne voulait plus tuer était désormais éduqué que dans le but de se battre.


Au final, le temps passa à une vitesse inconsidérable.
Et aujourd'hui était le grand jour.

Préparé dans le plus grand des soins, Damen revêtait l'armure des gladiateurs dits "Thrace". Son corps huilé et dévoilant sa musculature était recouvert d'une manica, lui protégeant le bras, l'épaule et le cou, de deux jambières, d'un casque à visière ainsi que d'un ceinturon en tissu qui lui cachait les fesses et les parties intimes. Son équipement, quant à lui, se composait du sica, un glaive courbé, et d'un parma, un petit bouclier lui servant de protection. Au final, tout cela ne protégeait pas grand chose, mais Damen pouvait bien faire avec. De toute évidence, il n'en avait pas le choix.

— Je compte sur toi, Damen.

La voix de Jokaste avait était froide et pourtant emplie de quelque chose que Damen ne put vraiment décrire. Enfin, la grille se leva et la foule commença déjà à acclamer les combattants.

Que les dieux me protègent…
AD PERPETUAM
REI GLORIAM



Pour les puristes qui liraient ce RP, sachez que je me suis permise de prendre des libertés historiquement incorrectes afin que ça soit plus simple pour nous et moins chiant à la lecture (ne serait-ce que sur Jokaste qui est bien indépendante pour une femme romaine lol). On se permet de ne pas utiliser les tria nomina romains également  mais il faut imaginer qu'ils en ont (je trouve ça moche de changer le prénom canon). Bref c'est romancé mais je vous jure qu'il y a des trucs vrais quand même 8D


De la part des potos !:
 


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Laurent de Vère
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Sujet: Re: Panem et circences [Ft. Laurent] [Rome Antique — 10 ap. J.-C.]
Mer 7 Nov - 1:08
                    

S.P.Q.R

Au sein de l’Empire Romain et de sa constitution hiérarchique, le Sénat est ce qui s’apparente à l’un des plus grands pouvoirs politique donné à des hommes. De nombreuses conditions sont souhaitées, pour pouvoir devenir un jour sénateur et être ainsi salué et respecté par tous. Il faut faire parti de l’ordre sénatorial, posséder des terres, avoir un cens à une million de sesterces, exercer un ordre judiciaire et posséder une réputation plus qu’honorable. Hors de question d’avoir comme sénateur un homme trempant dans les affaires les plus rétrogradantes de Rome.
C’est bien pour cela que la famille à laquelle appartient Laurent ne s’est jamais abaissée à commettre de telles erreurs et qu’elle est, à ce jour, une des familles les plus connue de Rome. Comme le veut la loi, tous sont sénateur de père en fils. Et chaque enfant est éduqué dans le respect des lois dès le plus jeune âge, suivi par des précepteurs pour qu’ils soient sûrs d’assurer la suite familiale. Voilà le destin auquel aurait pu être destiné Laurent, âgé à ce jour de 21 ans. Oui, il aurait pu, s’il avait été l’aîné de sa famille. Mais cela n’est pas arrivé, il n’est que le cadet, l’aîné étant un grand frère âgé de quelques années de plus, portant le même prénom que l’empereur lui-même.

Pour autant, le Romain n’est certainement pas destiné à un avenir moins brillant.

Sa condition reste la même après tout. Il doit fièrement porter le nom de sa famille, ne pas attirer la honte sur cette dernière. Et cela ne risque pas d’arriver : il a toujours été dit que Laurent est un jeune homme brillant, lucide, soigné, et mature. Bien plus mature que d’autres citoyens de son âge. Dans une époque plus récente à nos jours, il aurait été qualifié de « génie », sans l’ombre d’un doute.
Mais ses capacités de réflexions sont craintes par de nombreux hommes : comment être sûr qu’il ne va pas utiliser ses presque dons pour obtenir plus de pouvoir qu’il n’en a le droit ? Pour se permettre d’obtenir ce que nul autre ne peut ? Que derrière le masque d’un si bel homme ne se cache pas un véritable monstre prêt à tout pour toujours plus ? Mais rien ne peut être prouvé. Et voilà ce qui amuse fort Laurent, bien au courant de tout ce qui est dit sur lui. Il est vrai qu’il en joue aussi parfois, pour être certain de ne pas être oublié.

Après tout, c’est un homme ambitieux, qu’il souhaite être bien plus que « le fils du Sénateur », ou peut-être bien un jour « le frère du Sénateur ». Son titre, il sait qu’il l’aura de lui-même. Mieux encore, qu’il sera un jour lui-même Sénateur. Non pas par loi familiale, mais par choix de l’Empereur lui-même – autre moyen pour devenir l’un des 600 membres du Sénat. Et pour ce faire, il s’est mit à agir comme eux, à penser comme eux, à participer aux mêmes jeux qu’eux, mais toujours en se démarquant. Par chance, il est doté d’une beauté remarquable, qui lui permet d’être reconnu en un simple regard. Il est à croire que tout est fait pour que Laurent ait un jour sa trace dans l’Histoire.

Mais aujourd’hui, autre chose l’attend que son nom dans les futures pages des livres. Aujourd’hui, il assiste à des jeux. Des combats de gladiateurs, plus exactement. Apprécié par l’ensemble des citoyens Romains qui possèdent le droit de regarder ces jeux. Laurent lui-même, bien qu’il ne préfère pas le montrer à qui l’entend, apprécie les jours où il peut assister aux combats. Il est toujours remarquable de voir deux forces parfois surhumaines s’affronter l’une contre l’autre dans le but de survivre. Il est impressionnant de voir les limites du corps et de l’esprit humain. De voir à quel moment le gladiateur va se transformer en une bête sauvage luttant pour sa vie. Le plus amusant est de savoir que nombreux d’entre eux sont de simples esclaves. Des esclaves qui ont été parfois retirés de force à leur endroit natal, qui ont tout perdus, qui sont…Nés ainsi, et qui pourtant, réussissent à trouver la foi de se battre pour ne pas périr dans ce qui est pourtant le meilleur des honneurs : le divertissement d’un peuple. Parfois, Laurent s’imagine mener une expérience sur ces derniers, leurs poser des questions sur leurs motivations, sur leurs visions de la vie. Est-ce peut-être la souffrance qu’ils doivent endurer, qui les empêche de se donner la mort ?  Oui, cela peut parfois aller dans une sorte d’obsession malsaine, mais il n’en est rien. Laurent est conscient de ses pensées et souhaite satisfaire une curiosité purement humaine. Et à cela, il n’y a rien de mal. Mais là n’est pas la question, étant donné qu’à ce jour, il n’a encore jamais eu l’occasion de répondre à ses nombreuses questions. Il faut dire qu’il ne cherche pas particulièrement, il attend plutôt que l’occasion se présente pour.

Ce jour n’étant pas arrivé, il se contente aujourd’hui de s’installer dans les gradins, aux côtés des autres familles de sénateurs. Rapidement, les tribunes se remplissent, le brouhaha augmente, les rumeurs du combat aussi : il paraîtrait qu’un nouveau gladiateur entre en jeu. Un esclave capturé en Grèce, acheté par Jokaste, cette veuve richissime. Il va se retrouver face à un adversaire de taille, Govart, invaincu depuis maintenant de nombreux combats et connu pour n’avoir aucune pitié si la mort est ordonnée par le perdant. Des spectacles fabuleux, et malgré ce que la Femme vante en mérite pour cette nouvelle bête, tous les paris vont pour le préposé gagnant. Son père lui-même a fait ce choix, qui, dans une certaine logique est compréhensible. Rien n’est plus sûr que ce qui est connu, n’est-ce pas ?

Petit à petit, le bruit cesse, et une voix s’élève – celle du commentateur, prêt à lancer le combat.

« Bienvenue à vous, citoyens de Rome ! Aujourd’hui, comme promis, vous allez assister au combat le plus spectaculaire de votre vie. A votre droite, le célèbre Govart. On ne le présente plus mais il est grand favori de ces derniers matchs. Personne n'a, jusqu'à présent, réussi à le battre. A votre gauche, Damen. Un nouveau combattant qui, on l'espère, nous donnera du spectacle. Venant tout droit d'Achaïe, ce bestiau est prêt à en découdre. Que le combat, commence ! »
Ft. Damianos Akielos
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Lupy
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Damianos Akielos
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Sujet: Re: Panem et circences [Ft. Laurent] [Rome Antique — 10 ap. J.-C.]
Mar 29 Jan - 13:21
                    
AD GLORIAM
AD HONOREM
Il pouvait s'entendre respirer avec son casque sur la tête. La forme et la visière de ce dernier n'étaient vraiment pas confortable et réduisaient son champ de vision. Cela dit, il pouvait quand même discerner son adversaire.

Govart, s'il avait bien compris, était le champion en titre de l'arène. Il pouvait entendre son nom scandé dans le Colisée. Et il voulait bien comprendre pourquoi. L'homme avait une imposante carrure et on pouvait facilement deviner à ses muscles et à ses égratignures que ce dernier pratiquait l'art du combat en arène depuis un moment. Lui aussi portait un casque à visière. Il était donc impossible pour Damen de voir le visage que son ennemi arborait mais il était persuadé, à la façon si fière dont il se tenait, qu'il devait être prêt à en découdre, sans doute le regard guerrier et avide de sang.

Au fur et à mesure que le peuple scandait des encouragements et les noms, que les paumes de leurs mains se frappaient entre elles, la tension montait et la nervosité de l'Achaïen également. Mais il fallait se calmer et ne pas se laisser envahir par la pression et la peur de mourir. Car il ne pouvait pas mourir, pas maintenant. Il ne leur laisserait pas avoir ce plaisir.

Respire.

Govart était un beau bébé, certes, mais Damen avait peut être ses chances s'il s'y prenait bien. Il était un guerrier dans sa région après tout. Il lui suffisait de…

— ARHHHHH !!

Govart fonçait déjà vers lui par un cri belliqueux qui ferait frissonner n'importe quel homme. Cela eut le don de tirer Damen de ses pensées : il n'avait plus le temps de réfléchir. Devant ce coup  de glaive qu'allait asséner son adversaire, l'esclave saisit son bouclier pour parer l'attaque. Il laissa échapper un grognement sous l'effort : son ennemi était fort et cela expliquait ses victoires et sa popularité. Mais Damen n'allait pas se laisser faire et était prêt à utiliser sa tête malgré tout.

Tentant une contre attaque, il prit son glaive et visa les jambes de Govart qui para à son tour le coup grâce à son bouclier. Il en profita pour se rapprocher de Damen et l'attaqua avec ce dernier. Ce coup bouscula ce dernier qui tomba à terre dans un bruit sourd provoqué par son casque frappant le sol. Maláka. Cela eut pour effet d'un peu l'étourdir. Mais il devait se reprendre car même derrière sa visière, Damen pouvait aisément deviner le sourire confiant de la brute épaisse au dessus de lui.

— Les moins que rien comme toi, je n'en fais qu'une bouchée et je les écrase !!

Govart brandit des deux mains sa lame pour la planter dans l'épaule de Damen. Ce dernier eut cependant le réflexe, au dernier moment, de rouler au sol pour éviter ce coup. Un temps de plus et il m'aurait eu, pensa-t-il soulagé. D'un coup de pied bien placé, Damen lui fit une balayette afin de le renverser et de reprendre l'avantage. Govart était si lourd et manquait tellement de souplesse qu'il ne put l'esquiver et tomba à son tour dans un grognement. Durant ce court laps de temps, Damen put se relever et contre-attaquer d'un coup de glaive au niveau des jambes : il se refusait de tuer un homme dans cette arène pour faire plaisir à ces Romains même si Govart lui n'aurait aucun remord à le tuer. Il put entendre, même à travers son casque de métal, le cri de souffrance de son adversaire tandis ses jambes commençait à saigner par la blessure que venait de provoquer Damen.

Il réussit quand même à utiliser une de ses jambes pour faire reculer Damen qui manqua de tomber à nouveau. Tenant fermement son arme, l'esclave de Jokaste souffla. Sa vision était tellement obstruée par son casque que ça en était fatiguant. Finalement, Govart se releva et fonça sur Damen de toutes ses forces malgré sa blessure.

Leurs épées s'entrechoquèrent.

Tout prêt, Damen pouvait voir le regard de son ennemi à travers la grille de fer : une rage de vaincre, ou une rage tout court, plutôt, luisait dans son regard. Damen pensa à attaquer les régions "sensibles" de son corps afin de le déstabiliser mais en tant qu'homme d'honneur, il ne pouvait s'abaisser à une telle bassesse. Ce moment de réflexion permit à son opposant de le défaire de son glaive. Celui-ci vola quelques mètres plus loin, tombant jusqu'au sol. Il était impossible pour Damen de l'atteindre sans reculer ou bien se retourner.

Un rire gras s'échappa de la gorge de Govart qui était visiblement très fier de son action : il le pensait finit. Mais Damen possédait encore son bouclier et c'est à l'aide de ce dernier qu'il lui donne un coup des plus violent. Reculant et ce, sur la mauvaise jambe qui était blessée, il perdit alors une nouvelle fois son équilibre. Puis Damen recommença, encore. Encore. Encore. Violemment. En rajoutant une couche. Du sang coula.

Govart ne bougeait plus.

Damen soupira, à bout de souffle. La Gloire ou la Mort.

Le silence était total pendant quelques secondes dans les gradins. Tous semblaient choqués par la tournure des événements. Le nouveau combattant avait eu raison du champion en titre. Finalement, les cris se firent, presque tous d'un coup, et on acclama son nom : "Damen ! Damen ! Damen !"

Mais Damen n'entendait rien. Il regardait juste son adversaire au sol : l'avait-il tué ?
Au final et malgré tout ce qu'il avait fait pour éviter ça, il avait fait plaisir à la foule. Il avait nourri leur soif de sang et de jeux. Comme en Grèce, ce genre de jeux avaient avant tout une origine religieuse. Est-ce que c'était comme cela que l'on contentait les dieux ?

Il vit finalement Govart bouger un peu, mais très difficilement. Il avait eu sa dose de coup de boucliers pour un moment. Même son casque avait roulé plus loin. Sa gorge était totalement découverte, prête pour le jugement final de l'empereur.

— Quel combat ! Nous avons notre nouveau gladiateur champion ! Maintenant, le sort de Govart va être décidé : la vie ou la mort ?

A l'entente de la question du commentateur, les cris fusèrent dans l'assemblée. Le public était le premier à se prononcer. Et les avis divergeaient grandement : à la fois, la défaite de leur favori leur avait fait perdre de l'argent mais en même temps, seul son ardeur pouvait peut être défaire un jour cette nouvelle perle de combattant que constituait Damen. Finalement, un homme s'avança du haut de sa loge. Vêtu d'une tunique blanche et d'un paludamentum, une couronne de chêne, haute distinction civique, ornait ses cheveux.

Il s'agissait d'Auguste, fils du divin César. L'empereur lui-même.
Toisant la foule ainsi que Damen qui daigna enfin lever les yeux, il sembla en proie à la réflexion. Finalement, son pouce en l'air sauva la vie du misérable Govart.

On sortit rapidement Damen de l'arène et on l'emmena dans les coulisses et plus particulièrement dans sa cellule.
Il avait gagné ce combat avec amertume.
AD PERPETUAM
REI GLORIAM


De la part des potos !:
 


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Sujet: Re: Panem et circences [Ft. Laurent] [Rome Antique — 10 ap. J.-C.]
Mer 30 Jan - 14:39
                    

S.P.Q.R

Il n’a pas détourné le regard à un seul moment. Silencieux et attentif, bienheureux de ne pas avoir parié sur un des deux et de ce fait de ne pas avoir à « s’inquiéter » pour une quelconque somme – vraiment, quelle idée de parier sans connaître les adversaires en face, surtout s’ils sont inconnus. Cela dit, a aucun moment le fils du Sénateur a souhaité parier pour Govart, et cela peu importe le nombre de victoire accumulé.
S’il sait apprécier les spectacles de Rome, Govart n’est qu’à ses yeux une bête assoiffée de sang, pouvant très bien prendre du plaisir à se battre en dehors des murs des lieux de combats tel un chien. Le combat pour rendre honneur à l’empereur lui importe peu, qui est bien désolant. Lorsque le champion se bat, il faut s’attendre à voir devant ses yeux une véritable boucherie.

A-t-il parlé du « champion » ? Peut-être doit-il dire maintenant « l’ex-champion », après sa défaite. Dire qu’un sourire ne s’est pas formé sur ses lèvres à ce moment-là serait mentir. Comme à chaque fois, le combattant n’a pas fait preuve de discernement en jaugeant son adversaire et à simplement attaquer sans plus attendre. Un idiot. Et qu’il l’ait payé par une défaite n’est là que le retour de bâton attendu. Le combat a été intéressant, et ce nouveau gladiateur semble courageux, et porte en lui de nombreux principes.

Cela s’est noté par la fin du combat : il n’a pas cherché à tuer Govart, il n’a pas même songé à le faire. Il n’a pas l’air d’être simple à déstabiliser : même désarmé, il a su se défendre, et gagner armer d’un simple bouclier. Laurent comprend que ce dernier – Damen, s’il se souvient bien, est un combattant bien avant ce nouveau statut d’esclave et de champion. Par sa posture, il devine que la victoire ne lui plait pas, comparé au public l’acclamant comme s’il le connaissait depuis des années. Cependant, il se concentre sur le verdict de l’Empereur Auguste. Il est ainsi décidé que l’ancien champion reste en vie. Dommage. Cela aurait été intéressant de voir la réaction du gladiateur encore debout si le contraire avait été choisi. Ce serait-il rebellé ? Aurait-il tenté quoi que ce soit pour empêcher cela ?

Mais ce n’est que partie remise. Après tout, d’autres combats vont être programmés. Tous ne pourront pas être sauvés à chaque fois.
Quoi qu’il en soit, le combat est désormais terminé. Le blond est sûr d’une chose : ce Damen l’intéresse, il doit en savoir plus sur ce dernier, est le premier point à mettre au clair est de savoir qui est son maître. Des rumeurs courent rapidement, des noms aussi, dont celui de « Jokaste », et cela à de nombreuses reprises.

Plus ou moins, cette information semble être une bonne nouvelle. Jokaste est une femme qui se fait entendre par sa place et à plusieurs reprises Laurent a eu le temps d’échanger avec cette dernière au point de se retrouver invité à sa villa. Sans hésiter, lorsque la fin des combats sont annoncés, Laurent se lève afin de rejoindre l’endroit dans lequel la jeune Romaine attend probablement son combattant.

Bien entendu, après un seul combat il est en vérité difficile d’évaluer la véritable force de l’esclave, cependant il connait les Romains, nombreux d’entre eux vont souhaiter rencontrer ce gladiateur au fur et à mesure des spectacles. Bientôt, l’intérêt pour le gladiateur va être conséquent, comme cela l’a été pour Govart. Il est important de jouer le pion en premier, montrer aux personnes les sous-estimant qu’il est apte de découvrir les talents et points faibles de n’importe qui en regard. Damianos va en être son cobaye.

Il entre dans la salle, remarque la présence de la personne recherchée et s’en rapproche sans hésitation, sans peur – pour le peu qu’il puisse connaître ce sentiment un jour. Au contraire, un fin sourire se fend sur ses lèvres, quoi qu’un peu hypocrite.

« Jokaste. Cela faisait longtemps, depuis notre précédente rencontre. J’ai entendu dire que ce Damen t’appartenait. Je te fais passer mes félicitations, ce fut un combat dans les règles. »
Ft. Damianos Akielos
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Lun 11 Mar - 23:11
                    
AD GLORIAM
AD HONOREM
Tu t’en bien battu, Damen.

Jokaste en face de lui arborait un air des plus calmes, presque antipathique et sans émotion, comme si elle ne venait pas gagner un combat et de remporter une importante somme d’argent. Car oui, après tout, à travers la victoire de Damen, c’était bien sa maîtresse qui recevait les honneurs. Du moins, pour ce premier combat. Devant cette réaction, devait-il donc prendre ses dires comme un compliment ?
Peu importe.
Il était fatigué, blessé. Ses muscles le tiraillaient et il n’avait qu’une hâte : rentrer au domus. Et c’était bien la première fois qu’il désirait rentrer chez Jokaste.

Nous n’allons pas tarder, ajouta-t-elle.
— Dame Jokaste, un homme aimerait vous voir ! annonça un soldat.
Faites le entrer.

Menotté, Damen se trouvait près de Jokaste. Il se demandait qui pouvait savoir que la Romaine se trouvait ici et surtout pourquoi une rencontre dans un endroit aussi lugubre que les coulisses du Colisée.
Un homme entra finalement dans la salle. Le plus bel homme qu’il n’avait jamais vu, sans aucun doute. Il ressemblait beaucoup à Jokaste puisque lui aussi possédait une magnifique chevelure blonde, des yeux bleus presque translucides et une peau opaline. De part sa façon de s'habiller et la qualité de sa toge, Damen devina aisément que l'homme n'était pas n'importe qui et possédait une richesse remarquable. Il était difficile de détourner son regard : n'importe qui devait être attiré par cette beauté délicate et magnétique. Mais l'Achaïen devait retenir ses pulsions même si sa grande taille imposante était parfaite pour contraindre le blond à une quelconque activité physique…

Cela dit, la fierté et la démarche nonchalante que possédaient ce nouvel arrivant tout en s'approchant de sa propriétaire et de Damen, doublées d'un sourire presque narquois eut bien l'effet de stopper les ardeurs du grand gaillard. Derrière ce physique angélique devait bien se cacher quelqu'un de bien plus machiavélique.

Jokaste. Cela faisait longtemps, depuis notre précédente rencontre. J’ai entendu dire que ce Damen t’appartenait. Je te fais passer mes félicitations, ce fut un combat dans les règles.

Damen put voir, en avisant la Romaine, que l'arrivée de l'homme ne semblait pas forcément la réjouir et que ce début de discussion commençait déjà à l'ennuyer.

Que me vaut ce plaisir, Laurent ? demanda-t-elle en esquissant elle-même un sourire tout aussi hypocrite que son homologue. Avez-vous apprécié le match de mon combattant ?
Effectivement, cela change des combattants auxquels vous nous avez habitué.

Si Jokaste n'avait pas cillé ou fait une quelconque mimique désappointée suite à cette remarque, on pouvait aisément deviné que cette pique n'était pas passée dans l'oreille d'un sourd.
Damen, lui, ne dit rien. En fait, même s'il avait eu envie de dire quoique ce soit, il n'en avait pas le droit. Enfin, ce n'est pas cette règle d'éducation d'esclave qui allait l'arrêter. Plutôt mourir. Non, là, il ne savait juste pas quoi dire, face à la pique de cet homme, à l'agacement de Jokaste, et surtout face à la froideur qui émanait des deux êtres en face de lui.

Où l'avez-vous acheté ? demanda le dénommé Laurent.

Alors comme ça, il était intéressé par…Lui ? Cela le dégoûtait légèrement. Dans d'autres circonstances, il aurait volontiers succomber à de telles avances. Mais là…Être traiter comme un vulgaire meuble lui donnait la nausée.

Sur le marché comme tout autre esclave, déclara sa maîtresse d'une voix douce tout en claquant la langue sa dernière syllabe. Celui-ci vient d'Achaïe. Mais pourquoi ne pas en parler dans mon domus ?
Pourquoi pas, oui.
Allons-y, dans ce cas.

Les yeux bleus glacés du Romain se posa alors sur Damen. Il se sentait totalement toisé, de la tête au pied. A moitié dénudé, c'était d'autant plus…Gênant. Ces yeux azurés, si mystiques, semblait voir à travers lui. C'était quelque chose que Damen n'appréciait pas car il avait juste la sensation…qu'on brisait les dernières barrières de son honneur.


Ils arrivèrent chez Jokaste assez rapidement. Malheureusement, Damen ne put réellement suivre la suite de la conversation, puisqu'il fut amené par d'autres esclaves dans une autre partie de la demeure afin qu'il soit rincé, lavé, soigné et présentable. Un gladiateur restait quelque chose de précieux qui allait, sans aucun doute, rapporter de l'argent à force de combats.

Jokaste, quant à elle, invita Laurent à s'asseoir, tandis qu'elle prit elle-même place dans son divan. S'installant sans bruit, son homologue s'assit alors, regardant un peu les alentours puisque ça faisait un bon moment qu'il n'était pas venu ici.

Laurent, cela fait un moment que vous n'avez pas envoyé l'un de vos combattants dans l'arène.

Voilà qui était la réponse à la pique envoyée plus tôt par le fils de sénateur.  Sur ces mots, des femmes esclaves vinrent apporter, tour à tour, de la nourriture comme des fruits ou bien des gâteaux, ainsi que du vin. Les femmes à Rome, n'avaient pas spécialement le droit d'accès aux caves quand elles étaient mariées. Mais maintenant que Jokaste était veuve, elle avait un peu plus de liberté…Jusqu'au prochain mari, bien entendu.

Aucun ne vaut le coup d'être montrer au grand jour.
Je vois, c'est bien dommage, répondit la belle en se servant en raisin. Vous semblez intéressé par Damen…

Elle plissa les yeux, puis regarda Laurent, curieuse de sa réponse.

Il est rare de trouver de tels esclaves, généralement. Ceux étant en réel forme pour combattre se font rare. Vous l'avez acquis il y a peu de temps ?
Oui. Comme je vous l'ai dis, je l'ai acheté au marché. Assez cher, bien sûr, tout le monde se l'arrachait. Mais j'ai été la plus fine à ce jeu là. Elle marqua une pause. Damen est robuste, il a vingt-cinq ans et il est même lettré. C'est si rare pour une barbare dans son genre.
Lui, lettré ? Quelle surprise. Je n'aurais pas pensé que cela puisse être possible. Je vois que vous avez eu l'oeil cette fois-ci.

Tous deux esquissèrent un sourire. N'importe qui se trouvant dans la pièce pouvait sentir cette tension palpable. L'atmosphère était électrique. Une sorte de duel entre la panthère qu'incarnait Laurent et la lionne qu'était Jokaste…

Et il se retrouve désormais esclave. Quelle abaissement.
Voilà ce qui arrive aux plus faibles. Cela dit, il aurait pu finir ailleurs : on lui aurait donné du travail manuel, peut-être même aurait-il fini en esclave sexuel. Avec moi, il va devenir célèbre et il obtiendra la gloire. Le combat d'aujourd'hui l'a démontré. Il est né pour combattre.
AD PERPETUAM
REI GLORIAM


De la part des potos !:
 


Panem et circences [Ft. Laurent] [Rome Antique — 10 ap. J.-C.] GZCfimC7oH5Th1h1Ai3g9cUV49w
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Sujet: Re: Panem et circences [Ft. Laurent] [Rome Antique — 10 ap. J.-C.]
                    
            
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