C’était le jour de la rentrée, déjà. Comme chaque année, les vacances étaient passées bien trop vite à ton goût, mais peu importe : aujourd’hui, tu venais de retourner à Ilukaan, ton école mais aussi ce qui était devenu avec le temps, ta deuxième maison. A vrai dire, tu étais presque nostalgique, aujourd’hui : tu débutais ta dernière année d’études. Quel sentiment étrange, de savoir que ce serait la dernière fois que tu assisterais à ce spectacle. Lire la suite
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[05.09.18] Tourapie syndrôme - ft. Daria Morgendorffer
 :: Campus d'Ilukaan :: Bâtiment administratif :: Infirmerie

— Lupy
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[05.09.18] Tourapie syndrôme - ft. Daria Morgendorffer Dim 23 Sep - 18:33







Tourapie syndrôme

Sa décision était prise depuis le jour où il avait refait une crise : il allait reprendre les séances de thérapie. Il avait déjà eu le loisir de rencontrer la nouvelle psychomage de l’école. Elle était totalement différente de ceux qu’il avait connus jusque là. Un peu bizarre certes mais il sentait qu’il y avait moyen qu’elle fasse évoluer quelque chose dans son syndrome. En bien ou en mal ça il verrait (c’est sûr que lui enseigner des nouveaux gros mots pour enrichir son vocabulaire pouvait créer un doute).
Il ne savait pas vraiment où est-ce qu’il pourrait la trouver, à défaut l’infirmerie semblait un bon point de départ. Maintenant un tout autre problème venait de poindre, il fallait la trouver. Dans ses souvenirs elle devait se trouver dans le bâtiment administratif mais il n’y allait pas assez souvent pour le jurer. Enfin… Il avait jusqu’à la fin des cours pour s’en assurer

Maintenant qu’il était face à la carte du bâtiment il devrait pouvoir trouver ladite infirmerie sans trop de problème.
_ Alors, 3ème porte à gauche ou alors … Attends … Non l’entrée est là… *Bordel les plans…*.
Au pire il ferait un tour du bâtiment

Heureusement, il n’eût pas à parcourir quinze fois l’édifice de long en large. La section infirmerie du bâtiment était en fait visible de loin. Sans doute pour éviter que le bâtiment administratif ne soit envahi par des vagues d’élèves errants et nauséeux.
Rien que le fait de pousser la porte de la salle, il avait déjà l’impression d’avoir fait un pas en avant. Les cabinets médicaux, il connaissait. Des psychomages, des spécialistes en déformation langagière, il en avait vu toute son enfance. Les échecs succédant aux échecs il les avait vite considérés comme incapables. Considération maintenant étendue à presque tout le corps médical. Pourtant l’infirmerie de l’école dégageait une atmosphère douce et chaleureuse.
Le jeune italien s’approcha de l’accueil, demanda la direction du bureau de la psy (non sans insulter  grassement mais en tout amitié la préposée aux renseignements)

Il s’avança vers la porte et toqua priant pour que Mme Morgendorffer ne soit pas déjà occupée.


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Re: [05.09.18] Tourapie syndrôme - ft. Daria Morgendorffer Mar 25 Sep - 1:50

Point de jour de repos pour le corps médical !
Si dans le reste de l’établissement le dimanche était un jour de repos ou de révisions, si chacun pouvait flâner dans le parc ou traîner au lit, si bien évidemment aucun cours n’était donné et que les professeurs pouvaient jouir de leur temps libre, il était en revanche tout à fait nécessaire que l’infirmerie et son personnel soient de garde 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Après tout il en allait de la sécurité des élèves : à chaque instant, une urgence pouvait survenir, de jour comme de nuit. C’est pour cette raison que le poste local d’infirmier était, malgré son titre à priori banal, un emploi qui nécessitait un grand sérieux et un engagement total. De même, le bureau du psychomage se devait de rester ouvert à tous de 8h à 18h chaque jour, afin que chaque élève puisse trouver le temps d’y venir en toute discrétion. Si les semaines étaient légères, les week-ends devenaient vite chargés.
En théorie.
Tchak !
Daria était allongée dans son canapé sur le dos, tête basculée en arrière et pieds en l’air, l’arrière des cuisses appuyé sur le dossier en cuir et le sommet de son crâne frôlant le sol.

« Pffft. On s’emmerde. »
Ses épaisses lunettes glissaient vers son front et elle les remit en place d’un geste mou. Elle tendit difficilement une main vers sa table basse pour prendre une fléchette supplémentaire qu’elle s’amusa à tirer sur le portrait au mur - criblé de trous et d’autres projectiles – d’un obscur homme politique moldu.
Tchak !
Depuis son bureau jonché de restes de boîtes de nourriture chinoise à emporter, son ordinateur portable braillait un rock underground à la qualité plus que douteuse.
Bien évidemment, nous étions dans un établissement scolaire, ce qui signifiait que les élèves étaient plus désireux de zapper un cours en semaine que de prendre sur leur temps libre en weekend. Daria était de garde, même si elle savait pertinemment qu’aucun élève ne viendrait aujourd’hui, de même qu’aucun élève n’était venu hier. Des petits malins qui venaient en semaine se faire porter pâle ou faire mine de se renseigner, ça il y en avait. Mais les weekends… Les weekends passés à tourner en rond dans ce bureau étaient longs et ennuyeux comme un jour de pluie.
Elle demandait aux elfes de maison d’Ilukaan de l’approvisionner en junk food : une fois les dossier remplis, les jeux vidéos pratiqués à s’en crever les yeux, les réseaux sociaux parcourus et les boîtes mail triées, que lui restait-il à faire sinon compter les mouches et manger ?
Tchak !

« En plein dans l’œil, héhé. »
Elle tendit la main à nouveau en fredonnant la piste qui passait mais ne palpa que du vide. Soupirant et roulant des yeux, elle se mit en quête de sa longue baguette noire pour récupérer les fléchettes plantées au mur et (en grande majorité) éparpillées au sol. Erf. La baguette avait dû rouler de la table et tomber car elle était par terre, un peu trop loin pour qu’elle ne puisse l’atteindre du bout des doigts.

« Putain de…. Acc… Accio….. Accio, merde… »
Ses cheveux étalés dans l’épaisse moquette, elle tendait le bras et se contorsionnait sans parvenir à atteindre le précieux objet, pestant et rougissant sous l’effort.
On toqua à la porte.
En général les elfes de maison qu’elle croisait transplantaient dans tous les sens, nul doute que ce détail aurait attiré son attention en temps normal. Mais pas aujourd’hui. Pas à cet instant.

« Mmmggghph saleté de…. Hah ? Oui, entrez ! »
Elle ne vit pas tout de suite que ce qui poussait le battant n’était pas un elfe mais un humain, et même un élève. Elle se figea, le bras toujours tendu.
« ….. Ah. »
Il y a des moments comme ça où l'on se surprend à réfléchir au sens de sa vie et aux hasards du destin. Elle fit rapidement le point sur son existence avant de décider que rester digne rendrait l’humiliation moins cuisante. Elle le regarda d’en dessous sans chercher à bouger, les jambes toujours sur le dossier du canapé.

« Lovino. Veux-tu bien me rendre service et me passer ma baguette s’il te plaît ? »
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— Lupy
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Re: [05.09.18] Tourapie syndrôme - ft. Daria Morgendorffer Ven 28 Sep - 0:19







Tourapie syndrôme

...Hah ? Oui, entrez !

Donc elle n’était pas déjà en consultation. En même temps qui allait voir de son plein grès un psy ? Cela n’impliquait-il pas de reconnaitre qu’on avait un problème ? Personne n’aimait reconnaitre avoir un problème …
Le jeune garçon ouvrit donc la porte. Il allait découvrir le bureau de Daria pour la première fois. Il imagina rapidement les possibilités allant du coin cocooning à l’espace de travail classe et bien rangé. Bien que la dernière option ne lui semblait que très peu envisageable en vu de ce qu’il connaissait de la psycomage.
Au final, il ne s’attendait à rien en particulier.
A rien en particulier d’accord … mais là … Des restes de repas sur le bureau, une affiche d’un inconnu criblé de trou qui servait probablement de défouloir. Dans un coin de la pièce, une forme humanoïde affalée sur un divan n’avait pas l’air d’avoir saisi que ce qui venait d’entrer dans la pièce requérait son attention.

Captive depuis des jours, la créature s’est petit à petit adapté à son habitat. L’ADMINISTRATION et les cruelles RESPONSABILITÉES l’empêchent de vivre pleinement. Elle ne peut rien contre ces créatures supérieurs et s’est auto-persuadée qu’elle appréciait sa situation présente.
Pour troubler sa perception ils la nourrissent de junk food? réputée pour troubler le fonctionnement de l’oreille interne et ainsi créer un déséquilibre physique empêchant toute tentative de fuite. Combiné
Lovino à un environnement sonore service envahissant, la captive baguette ne se rend même pas compte de ce qui lui arrive.

"Hein ?!!"
L’italien revient à la réalité. Dans son canap’, la psy n’avait même pas prit la peine de bouger. Elle semblait attendre quelque chose
"Hum … attends, c’était quoi … Service ? ... Baguette !"
Parcourant le sol du regard, il lui semble apercevoir l’objet en question sous …une boite de pizza vide. Il la ramasse, heureux de constater qu’elle ne colle pas ni rien (En même temps malgré les apparences, la pièce est en fait plutôt propre dans sa globalité).
Tout en continuant à observer son environnement, il rendit la baguette à sa propriétaire. "Le mec en photo a prit cher. Ça à l’air ennuyant à mourir de passer ses journées ici." Reportant enfin son attention sur la psychomage, il sourit
Je peux vous rejoindre l’attardée ?


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Re: [05.09.18] Tourapie syndrôme - ft. Daria Morgendorffer Lun 1 Oct - 2:13

On lui avait donné bien des surnoms au cours de sa vie, souvent en rapport avec l’intellect ou les études. L’intello. Le cerveau. Ce n’était pas surprenant au vu de ses bons résultats scolaires – et puis elle avait toujours un bouquin illisible dans les mains, et dans l’imaginaire collectif qui passe tout son temps libre à lire sinon les premiers de la classe ? Daria aimait étudier et faisait montre d’une grande souplesse d’esprit, mais n’était guère douée pour se faire des amis. Et puis il y avait ses petits soucis de legilimancie évidemment, qui la poussaient à s’isoler encore plus. Éventuellement on parlait d’elle comme une personne infréquentable, elle était alors la paumée, la meuf bizarre là-bas. Elle avait l’habitude et s’en accommodait très bien – à vrai dire cela l’arrangeait presque de ne pas avoir à faire d’efforts pour être enfin seule. Quoi qu’il en soit, il était rare qu’elle prenne un surnom moqueur ou une pique justifiée comme une injure.
Mais bon… de là à la traiter d’attardée ?
Elle jeta, toujours à l’envers, un regard désolé aux alentours.
Bon, ok, c’était peut-être mérité cette fois.

Elle haussa légèrement les sourcils sans départir de sa voix basse et traînante.
« Désolée, mais ici c’est un club très restreint avec une limite de un membre maximum. J’ai peur que ta validation parmi nous ne soit compromise. » Elle fit un geste vers un fauteuil moelleux tout proche. « Mais tu peux être là comme spectateur exceptionnel si ça te convient. Il reste même de la pizza.»

Avec sa baguette fraîchement récupérée elle entama une série de petits mouvements secs pour envoyer les objets se ranger d’eux-mêmes, rassemblant ici les fléchettes, là rempilant les cartons de pizza proprement sur un coin de table, ici passant une serviette pour éponger du soda renversé, ce n’est qu’à la toute fin qu’elle mit en pause la musique braillarde qui émanait encore de son PC.
Sans rien changer à sa position elle prit le temps d’inspecter le jeune Lupy d’un œil critique. S’il était de notoriété publique que les ainés Vargas étaient des éphèbes en puissance, elle estimait que Lovino avait encore une longueur d'avance. Soit qu’il semblait plus sanguin, soit que son frère avait l’air un peu beta, soit la difference de taille... Enfin, ils étaient à cet âge où tout peut changer en quelques mois, où les ados se mettent à pousser et murir comme des asperges au soleil. Qui sait à quoi ils ressembleraient dans un an. Le drame, c'était qu'entre un tourette et un épileptique, les Vargas n'avaient pas été franchement gâtés par la nature question santé.
Elle se tortilla un peu pour caler confortablement son dos dans la chaleur moelleuse du canapé, ses bottes noires toujours croisées sur le dossier, et joint les mains sur sa poitrine avec un soupir satisfait.


« Lovino, Lovino….. Bon… en temps normal je supposerai que tu t’es fait virer de ta classe après avoir traité un prof de français crasseux, mais vu qu’on est dimanche ta présence titille ma curiosité. Je t’écoute. »
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Re: [05.09.18] Tourapie syndrôme - ft. Daria Morgendorffer Ven 12 Oct - 17:45







Tourapie syndrôme

*Ooh un autre fauteuil !*, qui soit dit en passant avait l’air légèrement plus confortable. A moins que l’italien tentait juste de s’en convaincre. Le fait est, qu’avant que Daria ne le mentionne et commence à ranger la pièce, il était passé totalement inaperçu aux yeux du garçon.

« Vous devez vous ennuyer si votre club privé se limite à un seul membre, pauvresse. Et pour information, je ne me suis fait virer d’aucuns cours depuis la rentrée. *en même temps, j’ai arrêté de participer…* Juste de la bibliothèque mais rien à voir avec mon problème grognasse. »

Il prit place dans le canapé, ignorant cordialement la pizza si gracieusement proposée (pour de multiples raisons dont il ne sera pas fait mention ici).

« Je viens vous voir pour tenter de corriger mon défaut de langage … » Il soupir. « J’ai quinze ans, ça fait presque onze ans que je vis avec cette merde. Ça saute aux yeux ... Plus le temps passe et moins les bouffons que je croise sont compatissants. Ça va pas allé en s’arrangeant, je le sais. La société n’est pas faite pour accueillir … Les personnes comme moi. C’est à nous de nous adapter mais ce que ces connards ne comprennent pas c’est que c’est juste pas possible, parfois … »

Il fit une pause réflective. Au fond qu’est-ce qui lui disait que Daria pourra régler son problème. Comme il l’avait dit ça faisait onze ans. Peut-être ça démarche était inutile mais trouver de la pizza à la place des sempiternelles sucettes à la fraise lui avait confirmé qu’elle n’était pas comme tous ces péquenauds qu’il avait déjà fréquentés.

« C’est qui ce mec ? »


Hum il ne pensait pas le dire à haute voix. Du coup … Il montra l’affiche de l’obscur homme politique. Au pire il était là pour parler, peu importe de quoi. Qui sait ce que ces simples réflexions pouvaient révéler sur lui ? Il n’en savait rien c’était peut-être utile, il n’était pas psychomage.

« Pas que ça me perturbe, mais c’est une invitation à la violence. Sa gueule donne littéralement envie de l’achever. Est-ce qu’il a été crée dans ce but ? Permettre aux gens de déverser leur rage sur autre chose qu’un être humain ? Ou alors c’est juste un mec lambda qu’a pas eu de chance avec son héritage génétique ? » Il souri. « Moi au moins, tant que j’ouvre pas ma gueule, ça passe inaperçu. » Il jeta un coup d’œil à Daria. « Vous pouvez m’arrêter la gueuse si je divague trop, vous savez. »

Conscient que ça ne devait pas toujours être sympa de devoir écouter des gens parler de trucs dont on se foutait probablement totalement … Même si c’était son métier.
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Re: [05.09.18] Tourapie syndrôme - ft. Daria Morgendorffer Lun 22 Oct - 17:45

Les mains confortablement posées sur son estomac, le regard tantôt dans le vide tantôt vaguement tourné vers Lovino, Daria écoutait l'ado s'épancher sur ses divers soucis. Plus que l'écouter, elle l'observait - à sa manière peu attentive et à priori distante, mais avec en réalité beaucoup de sérieux. Elle suivait ses tics vocaux, surveillait ses mains et ses doigts, notait dans un coin de son esprit ce qui lui semblait d'importance. Le syndrome dont il souffrait pouvait couvrir une grande variété de symptômes ; des perturbations du comportement bien sûr, mais aussi des problèmes d'apprentissage et d'attention, parfois des troubles mentaux allant jusqu'à la dépression. Si Lovino montrait au monde un masque souriant et chaleureux, il était plus que probable qu'il souffrait de la situation à un niveau ou à un autre. A elle de cerner le problème, autant s'y mettre vu qu'il était là et qu'elle ne pouvait pas s'échapper.
Il peut sembler paradoxal qu'à peine sortie de sa torpeur, alors même qu'elle se plaignait de son inactivité quelques instants plus tôt, elle commence déjà à nourrir le désir d'en finir avec cette entrevue. Pourtant ce n'était ni de la méchanceté ni du mépris, bien au contraire.
Daria ne s'ennuyait pas quand elle était seule. En fait, Daria ne s'ennuyait jamais complètement : à moins de la priver de toute activité, elle trouvait toujours quelque chose à lire ou un domaine à étudier, ou à défaut une occupation pour se défouler. C'était plutôt la présence d'autrui qui la crispait et la mettait mal à l'aise ; parce que sa legilimancie lui encombrait la vie d'une part, d'autre part parce qu'elle n'avait jamais été vraiment à l'aise socialement. Tenir une discussion banale lui imposait une épuisante charge mentale, se faire des amis était une tâche complexe, s'intéresser à autrui sans raison valable lui semblait insurmontable. Elle trouvait fréquemment les autres égoïstes et cruels. D'aucuns la trouvaient sombre ou moqueuse, or tout à l'inverse elle était en réalité d'une extrême sensibilité et préférait tenir loin d'elle quiconque pouvait l'atteindre.
D'où son « club privé » réservé à un seul membre, dont elle était l'unique (et fière) membre, et qu'elle ne comptait pas ouvrir à quiconque de sitôt.


« C’est qui ce mec ? »

Ah, la politique ! Un sujet qui passionne les foules sorcières et moldues depuis depuis que les foules et la politique existent. Pourtant là aussi Daria préférait garder ses distances avec le sujet. Les politiciens venaient tous de bonnes familles, avaient étudié dans les mêmes grandes universités et avaient tous le fâcheux point commun d'avoir des dent si longues qu'elles en rayaient le parquet. Leurs petites guerres intestines, leurs alliances, leurs trahisons, c'était toujours la même histoire qui se répétait inlassablement dans tous les gouvernements de tous les pays. Ils étaient tous les mêmes, des individus dangereux et ambitieux. L'on pouvait leur affubler des surnoms et tenter de les tourner en ridicule, les requins restaient les requins - et tant qu'ils se mangeaient entre eux sans s'occuper d'elle, Daria était satisfaite. En plus, le sujet était une usine à disputes familiales.
… Mais jeter des fléchettes sur leurs posters, c'était quand même sympa.


« C'est juste un homme politique moldu, je ne le trouvais pas top sur sa photo malgré la croûte de maquillage alors j'essayais d'améliorer son teint mais... »

Elle soupire, réalisant que dans sa position garder sa dignité et s'ouvrir une bièraubeurre était tout à fait impossible. Ou du moins affreusement compliqué. Autant bouger. Elle rabattit lentement ses jambes sur le côté puis s'assit dans le bon sens avant de tendre la main vers le pack éventré au pied de la table.

« Je t'arrête, mais juste un instant. Tu veux qu'on fasse un planning de rendez-vous pour parler de ton syndrome, c'est ça? »
La première gorgée lui fit du bien. Elle gardait le regard résolument baissé sur sa bouteille qu'elle faisait passer d'une main à l'autre. « Avant qu'on organise ça, j'aimerais que tu m'en dises plus sur ce que tu as déjà fait avec les médecins et psychomages avant moi. Ce qui a bien marché, ce qui s'est mal passé, comment tu l'as vécu... Que je saches à où tu en es, en somme. Si tu veux bien en discuter.»

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Re: [05.09.18] Tourapie syndrôme - ft. Daria Morgendorffer Jeu 25 Oct - 20:07







Tourapie syndrôme

Lui en dire plus hein ! C’était un peu compliqué. Le premier psy qu’il avait vu c’était à l’âge de 6 ans autant dire qu’il n’en gardait aucun souvenir, peut-être un vague sentiment de terreur en entrant dans le bureau. Pourtant de ce qui lui revenait tout avait été fait pour le rendre attirant auprès des enfants, mais les efforts avaient été un peu trop poussés et ça rendait l’endroit digne d’un parc d’attraction abandonné.

« Vous voulez mon dossier maraude ? Vous ne l’avez pas ? C’est que c’est un peu flou. J’ai du aller voir à peu près tous les putains de spécialistes à moins de 2h de chez moi en Italie. Je me souviens pas de mes premières séances. Enfin pas de ce qu’on y a fait.  Je me souviens avoir fait toute une batterie de test, biologique et génétique pour déterminer de quoi j’étais atteint. Et apparemment les connards qui m’ont ausculté n’étaient pas d’accord sur ce que j’avais car je ne présentais pas tous les symptômes d’un cas classique. De leurs dires ma Tourette est très spécifique.
Je crois que mes premières vraies séances de suivi ponctuelles ont été de simples séances de relaxation, bâtarde. Je suppose qu’ils ont fait ça à défaut de savoir quoi faire d’autre les teubés.
Après j’ai changé 2 fois de thérapeute avant qu’il y ait un péquenaud qui propose de tester les traitements utilisés sur les enfants atteins de la Tourette. Bon ça a rien changé, mais au moins ils se sont décidés à mettre un nom sur ma maladie et apparemment ça leur suffisait à ces salauds pour considérer qu’ils avaient fait leur travail. »

Ce faisant il avait quitté le canapé et s’était accroupi près de la table basse,  les coudes sur la table, la tête posée sur ses mains.

« Je crois que le moucheron qui me suivait à mes 8ans appliquait les TCC. Je lui parlais vachement de moi  et de mon éducation. Mais je ne l’aimais pas le pignouf, donc c’est possible que ce que je lui racontais sortait tout droit de mon imagination. Après on est passé à une nouvelle thérapie un peu semblable la CBIT. Pour moi la seule différence c’est qu’il me donnait chaque semaine des objectifs à accomplir le bâtard. Ma mère en vu du peu de progrès constaté en 2ans à continué à chercher un avorton qui me conviendrait.
Mon 8ème ou 9ème, c’était peut-être le 10ème, thérapeute a fait des recherches hormonales sans rien trouver d’étrange. Le ribaud a fini par me prescrire les antipsychotique magique pour gérer mes crises et a commencé un travail pour me faire prendre conscience des sensations prémonitoires qui précède mes tics de langage. Autant vous dire que ça n’a rien donné. Je sais pas si c’était lié à mon manque de volonté. Ma mère a fini par abandonner quand ils lui ont proposé une stimulation électrique profonde de mon cerveau pour induire une régression de la manifestation de mes « tics ».

Ca faisait déjà plusieurs minutes qu’il fixait un coin dégagé de la table comme absorbé par un spectacle que seul lui pouvait voir.

« Depuis j’ai pas refait de démarche, j’ai juste toujours mon traitement en cas de besoin. Si je suis venu c’est pour éviter de dépendre de cette merde. Vous êtes dispo les dimanches matins sac à merde ? »

Ca l’a un peu saoulé de devoir résumer son parcours, pour le moment il ne fait donc aucun effort.

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Re: [05.09.18] Tourapie syndrôme - ft. Daria Morgendorffer Mar 30 Oct - 6:40

Sac à merde. Ben voyons. Celle-là, il ne l’avait jamais sortie dans ses phrases quotidiennes et elle la trouvait un peu fort de café. Mais elle ne relève pas – pas cette fois-ci du moins. Quand ils auront pris le temps de se découvrir un peu plus en revanche, elle ne comptera pas se laisser marcher sur les pieds aussi facilement. Jusqu’ici ses relations avec les élèves étaient correctes (voir cordiales ?), aucun n’avait encore osé lui parler avec irrespect sauf Karkat qui était un cas particulier, et ce n’était certainement pas Lovino qui allait commencer à chatouiller ses limites.
Elle le comprenait cependant. Être forcé de côtoyer des adultes qui prétendent vous aider mais n’arrivent à rien pendant des années, il y a de quoi démotiver et faire perdre toute confiance en un psychomage. Elle ne prenait pas l’injure personnellement.
Et d’ailleurs, il n’était pas impossible qu’il ait lâché son insulte uniquement pour la tester…

Ce qu’elle retenait avant tout du résumé de Lovino, c’était qu’au final, personne n’était certain de quoi il souffrait, ni quel était le traitement approprié. Le problème n’était ni hormonal, ni gérable en déviant les tocs. Que la relaxation ne marchait pas, ou alors que ses séances avaient mal été faites (comment savoir ? Les mauvais médecins ou ceux qui tapaient tout simplement à côté étaient légion), que les médicaments classiques étaient sans effets mais que les anxiolytiques le shootaient, ce qui était somme toute normal pour un être humain, et que sa famille avait mis le paquet pour trouver une solution.
Et surtout, qu’il était tout à fait capable de mentir si le soignant ne lui convenait pas, ce qui n’avait guère dû aider à sa guérison et n’allait pas lui faciliter la tâche.
En bref… souffrait-il seulement vraiment d’un syndrome de Tourette ?
Elle finissait par en douter. C’était un mot jeté sur un dossier gênant, mais plus elle retournait le problème et plus elle voyait une absence criante de preuves concordantes.
Mais dans une telle situation, comment prouver ou réfuter quoi que ce soit sans risquer de se tromper et ajouter un nouvel échec à son dossier médical ? Lovino pourrait-il accepter un nouveau raté dans son parcours ?
Elle porte le goulot de la bouteille de bièraubeurre à sa bouche et laisse planer un petit silence, le temps d’intégrer toutes les informations qu’il venait de lui lancer au visage. Derrière son air impassible, son cerveau travaille à plein régime.


" … Ok. "

Elle avait lancé ça d’une voix neutre, sans un geste pour l’appuyer, à peine un petit haussement d’épaules. Pas de monologue, pas de long discours inutile, il n’était pas venu chercher ça et quand bien même elle n’avait rien à rajouter dans l’immédiat. Même si la sobriété de sa réponse après un si long discours devait étonner l’ado qui était toujours accroupi devant la table.
Daria n’était pas une grande causeuse, d’ailleurs Daria n’était pas très expressive en général. Elle pouvait pouffer, mais ne riait jamais aux éclats. Elle pouvait être malheureuse, mais ses larmes étaient plus que rares. Elle n’était pas tactile – elle fuyait les contacts physiques en général, éventuellement elle ébouriffait des cheveux ou attrapait l’épaule mais rien de proche du corps. Et pour une raison qui lui échappait totalement, c’était paradoxalement ce qui faisait que beaucoup de gens aimaient parler avec elle.
Elle reprend une gorgée et se lève mollement pour fouiller dans un tiroir de son bureau à la recherche de son agenda, le visage baissé. Ah, parce que oui, Daria ne maintient pas le contact visuel non plus.
Mais du coup, pourquoi les élèves la collaient autant ??



" Dimanche à 10h, ça te convient je suppose ? "
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Re: [05.09.18] Tourapie syndrôme - ft. Daria Morgendorffer Dim 11 Nov - 15:23







Tourapie syndrôme

Dimanche 10h ?.. Ca lui laissait le temps de dormir et en même temps il était sûr de toujours être libre. Peut-être que parfois il prendrait quelques libertés. Ne serait-ce que pour s’aéré l’esprit loin d’Ilukaan.
Un week-end chez ses parents pour refaire le plein d’amour maternel. Pouvoir être lui, sans devoir faire attention à son comportement. Ici dans le campus, il avait l’impression que plus il faisait d’efforts et plus on lui en demandait ! Même s’il ne le montrait pas et s’efforçait lui-même de faire abstraction de son problème, il voyait le regard des gens. Il les décryptait aussi facilement que s’ils s’étaient exprimés à voix haute. Que se soit l’admiration devant une insulte réprimée (pour ses proches) ou le désir de lui renvoyer en pleine gueule son « insolence ». En soit, personne n’arrivait à,  juste… occulter son putain de problème ! Sa famille était son seul vrai havre de paix.
Daria, elle s’était encore autre chose. Elle ne s’exprimait pas beaucoup de ce qu’il avait pu voir. Et c’était impossible de capter son regard. Elle se rangeait donc dans une toute nouvelle catégorie pour le garçon. Une catégorie neutre sans animosité aucune. Une personne de confiance. Une personne qui pour ne moment subissait sa mauvaise humeur sans broncher.

« Oui, sinon je serais pas là aujourd’hui ringarde ! »

Il l’avait dit d’un ton sec. Il était venu de lui-même et il savait que Mme Morgendorffer était là pour l’aider mais parler de son parcours en plus de le faire grandement chier, ça le faisait bouillir intérieurement. Comme si on le forçait à revivre en accéléré tous les pires moments de son enfance. Il savait se contenir ou tout du moins, il avait appris à se concentrer sur un point donné pour ne pas partir au quart de tour. Mais rien que le fait d’évoquer à voix haute ces connards de médecins de merde, ça ruinait tout ses efforts.
Il posa sa tête sur ses bras croisés de façon à ce que son front soit en contacte avec la table fraiche. Il s’obligea à réguler sa respiration et à penser à des choses agréables.

« On ne sera pas obliger de parler de ‘’ça’’ à chaque fois ? »

Question plus proche du grognement étouffé que d’une vrai question
La tout de suite il aurait voulu avoir Sara à ses cotés. Attendre qu’elle arrive par hiboux dans la soirée c’était déjà trop long. Ou à défaut de Sara, sa mère, pour redevenir un petit garçon insouciant pendant quelques minutes. A quel moment il avait choisi Ilukaan ? Si loin de sa maison… Peut-être bien un choix pris avec Sara d’ailleurs. S’il était là c’était qu’elle avait eu une idée derrière la tête, une idée à laquelle il avait adhéré.


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Re: [05.09.18] Tourapie syndrôme - ft. Daria Morgendorffer Dim 18 Nov - 13:43

Elle ralentit un peu ses mouvements, le regard vide baissé vers ses tiroirs ouverts. Plus l’échange avançait et moins elle aimait le ton employé par Lovino. Sa façon de parler n’avait rien à voir avec sa voix habituelle, du moins il ne lui semblait pas ; elle l’avait croisé à plusieurs reprises dans l’établissement – parfois en train de se disputer avec la fille adoptive de Yennefer d’ailleurs – et il lui avait toujours fait l’effet d’un garçon doux, un peu maladroit, éventuellement jaloux, mais avec un bon fond. Or la conversation qu’elle était en train d’avoir avec lui paraissait s’envenimer de minute en minute sans qu’elle n’ait rien à se reprocher et plus il se laissait aller plus il bouillonnait d’une émotion négative et houleuse.
Elle l’était pas surprise par cette éruption d’agressivité. Elle savait, ou plutôt elle avait toujours su plus ou moins consciemment que les visages n’étaient que des masques qui savaient camoufler avec brio les ressentis les plus tenaces. Et il était commun que les patients se laissent aller à quelques débordements pendant leurs séances, que ce soient des cris, des larmes, de la colère, ou même de l’affection. Il était sain que tout cela sorte et s’exprime. Et il était encore plus sain qu’elle garde ses distances sans rien prendre personnellement, que ce soit flatteur… ou pas.
Rester neutre en toutes circonstances n’était pas une chose aisée. Elle n’était pas une copine ni une confidente, et certainement pas une maman de substitution. Elle était psychomage, un moyen pour les élèves de mettre un mot sur leurs maux, un médecin qui cherchait une solution à leurs soucis. Et oui, sans doute, se faire traiter de sac à merde et de ringarde faisait partie du taff. Ce n’était pas très agréable, mais elle avait vu bien pire, Lovino n’était pas délirant ou physiquement violent. Et puis niveau injures il n’arrivait pas à la cheville de Karkat... ça restait donc tout à fait tolérable.
Lorsqu’elle mit enfin la main sur son agenda elle releva la tête pour constater que celle de Lovi s’était effondrée sur la table dans ses bras croisés, qu’il respirait fort sans dire un mot. Est-ce qu’il pleurait ?


« On ne sera pas obligés de parler de "ça’’ à chaque fois ? »


Elle s’en doutait, évoquer tout ça devait le chambouler un peu. Loin d’elle l’envie de se secouer par pur sadisme, c’était un mal nécessaire : il était aussi important pour elle de connaître son parcours de façon factuelle que de savoir comment il l’avait vécu, compris et vécu. Malheureusement pour lui elle sentait confusément qu’ils allaient avoir un long chemin à parcourir ensemble avant d’entrevoir la voie de la guérison.
Daria referma le tiroir dans un claquement sec et revint s’assoir dans le canapé sans aucune hâte, en feuilletant le calepin noir et sobre entre ses mains. Une fois posée avec un soupir de mamie asthmatique elle sortit un stylo de la poche de sa veste – une veste qu’elle devait porter depuis des années au vu de son aspect affaissé et rapiécé par endroits, mais qui somme toute restait joliment cintrée et lui donnait une allure mi- sérieuse mi- relax. Une relique de son adolescence, elle n’avait pas beaucoup grandi depuis cette époque. Elle la portait qu’il fasse chaud ou froid, souvent elle la gardait même par dessous son manteau pendant l’hiver tant elle avait du mal à s’en séparer. C’était un peu sa marque de fabrique. Ça et ses lunettes.
Vous voulez rendre Daria ivre de rage? Volez sa veste.


« Non, Lovino… Je ne pense pas que ça sera indispensable. A vrai dire je ne pense pas qu’on en reparlera vraiment un jour tous les deux. Sauf si j’ai besoin de détails très spécifiques à l’occasion. Nous verrons bien. Je préfère ne rien promettre. Nous disons… Dimanche donc. Sois à l’heure. Ou pas. Comme tu le sens. »

Une telle précision dans sa façon de présenter les chose. On admire, on applaudit. Elle nota l'horaire du rendez-vous à la date concernée d'une écriture souple et rapide.

« Oh, et tant que j’y suis. Vu que tu as du mal à me sortir du « madame », appelle-moi Daria, pas ‘ bâtarde ’ ou ‘sac à merde’ dans la mesure du possible. Tu seras gentil. »
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— Lupy
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Re: [05.09.18] Tourapie syndrôme - ft. Daria Morgendorffer Lun 3 Déc - 22:43







Tourapie syndrôme

L’entendre confirmer qu’il n’aura plus à lui parler de son parcours passé le détendit immédiatement. Il redressa la tête. Certes, elle n’avait pas entièrement confirmé mais il savait bien qu’il ne fallait jamais être trop catégorique et garder des portes ouvertes.
Donc c’était définitif pour le moment, le dimanche matin sera le matin de Mme Morgendorffer. Ou plutôt de Daria vu sa dernière palabre.

« Je vais faire un effort pour vous » * mais je ne garanti rien.*

Il avait prouvé à maintes reprises que c’était parfaitement incontrôlable. Et que ces émotions jouaient beaucoup sur le degré de l’insulte et sur la quantité. C’était lorsqu’il était en colère que ça ressortait le plus. Ce qui expliquait sans doute qu’il ait développé un naturel plutôt calme et qu’il évitait les conflits -à quelques rares exceptions- . Mais Daria aurait tout le temps de découvrir la personnalité du jeune garçon dans toute sa complexité. Il avait bien l’intention de venir la voir jusqu’à que son problème prenne fin.

Après tout il était en plein cœur de l’adolescence. Une période phare, pleine de changement. Qui sait a quel point les évènements à venir pourraient l’influencer ? Il était essentiel qu’il trouve des repères. Qu’on continu a lui imposer des limites comme venait de faire la psychomage en lui rappelant que ce n’était pas normal de manquer de respect aux adultes. Il se devait de faire des efforts même si c’était difficile. Avoir un suivi toute l’année ne pouvait qu’être bénéfique même s'il s’avèrerait n’y avoir aucune évolution dans ses symptômes.

Maintenant que tout était fixé, il ne lui tardait que de retourner dans sa salle commune pour vérifier s’il n’y avait pas des nouvelles de Sara. Manger aussi commencait à devenir une de ses préoccupations. Même s’il ne regrettait pas d’avoir repoussé la pizza si gentiment proposée par la psy, il ne pouvait que constater la plainte de son estomac. De toute façon ça faisait bien 2h qu’il était là. Il aurait juré plus tout en espérant moins. Raconter tout son parcours avait dû vraiment mettre du temps. Il était temps de prendre congé.

« Je serait à l’heure » Il récupéra ses affaires. C'est-à-dire rien vu qu’il était venu les mains vides « Bon dimanche » et se dirigea vers la sortie.

Il plaçait beaucoup d’espoir dans ses séances. Elle avait intérêt à lui servir.


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[05.09.18] Tourapie syndrôme - ft. Daria Morgendorffer
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