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Beyond the eyes, there's imagination. |
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Sujet: Beyond the eyes, there's imagination. |
Mer 11 Juil - 18:55
                    
Jodie Holmes | Canon
MAISON : Cervirald.
ANNÉE : Huitième.
CURSUS UNIVERSITAIRE : Sciences occultes.
MOTIVATION : Batteuse dans l'équipe de Quidditch.
ANIMAL DE COMPAGNIE : Aucun.
BAGUETTE : Bois d'aubépine, plume de Phoenix – 28 centimètres – très rigide, mais solide.
PATRONUS : Une chauve-souris.
ODEUR DE L'AMORTENTIA : L'herbe coupée, le chocolat, et la paille.
REFLET DANS LE MIROIR DU RISÉD : Son frère jumeau à ses côtés, jamais avec le même visage.
ÉPOUVANTARD : La Grande Faucheuse.
FAMILLE : Aucune.
MATIÈRE FAVORITE : Divination.
MATIÈRE LA MOINS AIMÉE : Défenses contre les Forces du Mal.
Jodie Holmes

— Beyond : Two Souls

19 ansNée-molduFémininÉtats-unienne
« It made me the person that I am today : a freak, a mistake, someone to hate. »

NOM : Holmes.
PRÉNOM(s) : Jodie, Elizabeth.
SURNOM : Joe/Jo'.
DATE ET LIEU DE NAISSANCE : 10 mai 1999 ▬ Détroit – Michigan ; États-Unis.
LANGUES PARLÉES : Anglais.
DON : Aucun.
YEUX : Marrons.
CHEVEUX : Châtains.
TAILLE : Un mètre 55.
POIDS : Tout juste une soixantaine de kilos.

Liste des headcanons
Plutôt garçon manqué — A eu une période « émo-gothique » très sévère au milieu de son adolescence — Croit dur comme fer aux esprits — Pense être parfois observée par le fantôme de son frère — Le dessine quelque fois pour se faire une idée de son visage — Fait quotidiennement du jogging — Porte le pantalon de l'uniforme — N'aime pas les robes trop... « trop » — Possède une peluche lapin rose depuis l'enfance — A un peu peur du noir — Claustrophobe — Apprécie la procrastination occasionnelle — Intéressée par la légende du fantôme du phare de Bloombury — Travaille en tant que serveuse au Pasta Kedavra — A quitté son job à l'Another Round suite à une mauvaise expérience — A des bases en équitation — Motivée par l'idée de communiquer avec son frère.

Côté joueur
PSEUDO : Asahi.
AVATAR : Jodie Holmes – Beyond : Two Souls.
COMMENT AS-TU TROUVÉ LE FORUM ? : En suivant les restes de cocaïne sur le sol.
UN PETIT MOT : Brouette voleuse.
CODE DU RÈGLEMENT : Pouet pouet camembert.
Physique

On comprend tout à fait ceux qui veulent sortir un petit peu du lot. Ressembler à tout le monde, c'est quand même barbant, voire ridicule, quelque part. Combien sont-ils aujourd'hui à se scandaliser de porter les mêmes chaussures, les mêmes vêtements, se coiffer de la même manière et sentir avec le même parfum ? Puisque chacun est unique, autant mettre ce détail en valeur, et très peu de monde vous contrediront là-dessus. Jo' le comprend très bien, et c'est votre vie, vous en faites ce que vous voulez. Elle ne jugera personne là-dessus, elle est même d'accord, en fait. Mais pour elle, ce sera sans façon.

Être très ordinaire, « comme les autres », c'est vraiment ce qui lui fait envie la plupart du temps. Alors oui, ce n'est peut-être pas ce manteau à un mois de salaire qui lui plaît ou cette émission de télé-réalité qui l'amuse, mais si on pouvait éviter de la reconnaître au premier coup d'oeil uniquement parce qu'elle est différente, ce serait vraiment chic, m'voyez ?
Cette coupe commune, cette tenue aux couleurs simples, ce très léger maquillage durant le nouvel an, c'est ce qu'il y a de plus basique et parfait pour Jodie.
Bien sûr, ça ne se dit pas qu'on est « pas unique en son genre » ou même qu'on « ne pourrait jamais faire la différence entre elle et une autre », mais même en vivant dans le monde des sorciers pour une longue scolarité, il y a toujours des variations de ce type de phrases qui la font tiquer. Et c'est de la faute de personne. C'est pas simple, c'est tout.

Le détail le plus proche de l'« unique » chez Jodie, c'est que malgré son âge entre la sortie de l'adolescence et l'entrée chez les adultes, elle semble devoir mesurer pour le reste de sa vie un moyen mètre 55. Comparé à la plupart de ses camarades de classe, c'est vraiment pas haut. Ainsi, ce ridicule chiffre empêchera la rondeur de son visage de paraître plus mature qu'elle ne l'est. Même plus grande (dans sa tête), Joe ressemblera en beaucoup de points à une adolescente qui a du mal à grandir. Bien, tant pis, autant le prendre comme ça. Elle ne complexe de toutes façons pas tant là-dessus. En revanche, autant éviter de mentionner sa soi-disante incapacité à se débrouiller sur certains points à cause de sa taille.

Ou simplement de dire qu'elle paraît trop jeune et donc assez faiblarde. Ou « bébé ». Ou autre, bref, tant que ça reste aussi péjoratif que mignon. Jodie aime les choses mignonnes, mais là c'est plutôt réducteur.

Ses hanches sont toutefois assez larges, à croire que certaines parties de son corps ont bien voulu aller plus loin qu'une taille de collégienne (assez grande, la collégienne). Ce qui fait que sa silhouette n'est pas celle d'une jeune fille en sucre. Ni facile à casser en deux. Au contraire, Jodie a quelques muscles à faire goûter si l'occasion se présente (si des baffes se perdent, en tout cas). Il faut néanmoins se méfier de la dite taille, car Jodie semble dotée d'une masse musculaire discrète, mais fort utile. Son attitude plutôt sportive, ces courses matinales qui la réveillent chaque jour avant le petit-déjeuner et le premier cours, la plupart de ses faits et gestes devenus occasions à faire des efforts, se rendre un peu plus forte... c'est son petit moyen de bien commencer la journée, de bien entretenir celle-ci. Et pourtant, on se focalise encore sur le fait qu'elle soit plus petite que la moyenne de ceux de son âge.
Triste.

Sans compter que son visage n'aide pas beaucoup. En plus d'avoir les joues un peu rondes, sa peau claire est quelque peu constellée de tâches de rousseur, en particulier sur son nez. Le détail qui apporte un peu la candeur qu'elle n'a en fait pas. C'était mignon quand elle avait huit ans, mais à dix-neuf ? C'est joli, je dirais même : c'est « chou ». Mais elle n'est pas une poupée. Son visage est une sorte de trompe-l'oeil. Et puis, le reste est d'une simplicité ! Jodie préfère se fondre dans la masse que bien se faire voir. Et ça tombe bien : il n'y a rien à redire sur la discrétion du marron de ses yeux et de ses cheveux. Ces derniers sont relativement coiffés au niveau « convenable ». Détachés, ou en queue de cheval, rien de plus.
Elle n'est que peu coquette et n'aspire pas à trouver la beauté cachée au fond d'elle. À ne pas confondre avec quelqu'un qui ne prend pas soin de soi et qui ne le veut pas. Jodie ne s'intéresse juste pas de trop près à la mode. Du moins, aujourd'hui.
Les cheveux coupés courts et teints, les colliers à piques et le vernis noir, ça date de la vraie adolescence ingrate ! Elle est désormais beaucoup plus mature que ça...

Et plus le temps a passé, plus la maturité s'est affirmé, et moins l'extravagance de cette immonde période « emo » s'est manifesté... Maintenant, un jean banale et un veston juste un peu classe suffisent. S'habiller comme un sac à patates, pas d'accord, mais il faut avouer que c'est comme porter un jogging toute la journée : c'est quand même confortable. Et d'ailleurs, Jodie ne s'est jamais aussi senti à l'aise dans un uniforme d'école : le sweat réservé aux étudiants en cursus universitaire lui sied parfaitement ; autant pour le style que pour son confort.
Parlant de l'uniforme, elle a toujours opté pour le pantalon.

Enfin, « toujours »... vers la sixième année, quelque chose comme ça.
Les robes et les jupes, ça lui plaisait encore assez quand elle sortait de l'enfance. Mais aujourd'hui, elle aime faire des mouvements amples sans devoir se soucier des regards égarés qui glisseraient au mauvais endroit.

Jodie est comme ça : ordinaire, très ordinaire, et c'est très bien ainsi. Elle se fiche à un point assez colossal de l'apparence, au même niveau que la seule limite reste quand même les « t'es moche » gratuits. Elle n'est pas moche, elle est... extrêmement normale.
Alors inutile de la fixer sans raison valable, car c'est sans doute ce qui la met le plus mal à l'aise.

Caractère

Ce dont on est certain, c'est que Jodie est forte de caractère. Jamais envie de se laisser marché sur les pieds, mais pas non plus envie de faire fuir la moitié du monde.

Si Jodie a eu des difficultés à se sentir complètement à l'aise à l'école et était perdue du jour au lendemain au milieu d'une foule de sorciers issus des quatre coins du monde, elle est aujourd'hui bien plus sereine, détendue, voire même habituée à beaucoup de choses – qu'elles soient dans Ilukaan ou à Bloombury. Jodie fait cependant partie de ces Né-moldus qui en connaissent encore trop peu sur la magie et le monde des sorciers en général, et ne dit jamais non à une découverte supplémentaire.
C'est, par conséquent, cette curiosité qui la pousse à essayer quelques petites choses pour pimenter son quotidien en plus des cours : courses avec les hippogriffes de l'école, job à mi-temps, ect. Jodie n'aime pas rester une semaine entière enfermée, bien qu'un week-end télé/pizza, ça se refuse rarement.

Ce n'est pas qu'elle aime beaucoup bouger, c'est qu'elle en a surtout l'habitude, et se sentir rouillée après trop de procrastination serait désagréable. Par ailleurs, bouger, c'est bien, et seule, c'est parfois tout ce qu'il lui faut. La Cervirald penche quelques fois pour un petit côté ermite, pas parce qu'elle a une quelconque habitude d'éviter les gens, mais tout simplement parce qu'il y a beaucoup de choses à faire dans le calme et la tranquillité. Les gens sont bien gentils, mais avec modération, le silence et l'absence de toute présence à ses côtés peuvent s'avérer bien reposants. Ne vous étonnez donc pas de retrouver parfois Jodie sur un banc sans personne, ou dans une pièce déserte : si la solitude la guette, elle ira chercher la compagnie instinctivement.

Jodie n'aime pas particulièrement être seule trop longtemps. Les premières années ont été difficiles pour elle, juste pour le changement d'environnement, malgré l'excuse ressortie un million de fois – par élèves comme professeurs – mais c'est aux environs de la 3ème, voir 4ème année, qu'elle s'est le mieux intégré. C'est d'ailleurs sans doute pour ça que vers ses quinze ans, la période émo-gothique fut brutale... avant de rapidement retomber, et heureusement.

Socialement, Jodie est une touche à tout. Il peut lui arriver de trop boire selon l'adrénaline d'une fête, comme de se ranger du côté des plus sages en veillant sur les autres. Ni fêtarde, ni froide, elle a tendance à s'adapter plutôt qu'à s'imposer. Ce qu'elle préfère, c'est s'entendre avec majoritairement tout le monde. Elle ne prendra pas parti pour quiconque, à moins que la justice ne doive se ranger d'un côté plus évident que l'autre. Mais la règle de « l'ami de mon ami est mon ami » ne marche pas chez elle. De même pour l'ennemi, Jodie préfère se faire son propre avis plutôt que de suivre aveuglément même le plus proche de son entourage sans se poser de questions avant.
Il faut cependant savoir qu'une fois toutes les chances de lui paraître sympathique grillées, Jodie aura beaucoup de mal à pardonner. Parfois, c'est bien simple, elle ne pardonne pas. Trop la vexer, la tromper, la trahir, lui mentir... ah, ça, Jodie a une sainte horreur des mensonges. Même elle, peu importe le contexte, se refuse à cacher la vérité. Alors oui, on dit parfois que mentir est préférable, mais dans ce cas, Jodie fait de son mieux pour ne pas avoir à le faire. Chacun ses problèmes.

Pour croiser la solitude et son instinct à rejoindre du peuple, Jodie est du genre à compter plus sur elle-même que les autres. En effet, il s'avère que la jeune femme a souvent du mal à accorder sa confiance... toute sa confiance. Elle préfère faire les choses par elle-même, quand bien même rendre service ne lui pose pas de problème. Également, elle n'aime pas trop être redevable. Beaucoup donner et jamais recevoir, une règle d'or dans son comportement pour ne pas se gêner de tâches qui pourraient, sait-on jamais, trop abuser de sa loyauté.

Les activités de groupe, sinon, ça va.
Seule... aussi, hein, pourquoi pas. Jodie fait du sport. De la course, tout les matins et ce avant d'aller étudier. Mais là, sans la moindre exception, c'est une chose qu'elle pratique sans personne, avec des écouteurs dans les oreilles et juste son ego pour compagnie, point.
Jodie ne trouve pas grosse satisfaction dans une activité en particulier. Elle préfère s'occuper avec beaucoup de choses plutôt que de se concentrer sur une seule. Vous la verrez regarder la télé, jouer à quelques jeux-vidéos, et pourquoi pas, dessiner sur un carnet des visages d'un personnage inconnu dont elle seule semble être autant au courant... Comment il s'appelle, déjà ? Ah oui, « Aiden ».

Jodie ne parlera pas de son frère supposé jumeau, elle enviera cependant ceux qui ont une famille grande, unie, et encore plus ceux qui ont eux-même un jumeau ou une jumelle. Ce n'est pas tant de la jalousie, c'est plus de l'intérêt, de la curiosité. Le fameux « lien » qui relie les deux, c'est un sujet un peu légendaire qui la fascine, mais ce n'est pas le genre de topic qu'on amène sur le tapis pour discuter de tout et de rien...

Histoire
Ils auraient dû être deux.
Ça n'arrivera jamais.

Elle était en vie. Et lui...
Il paraît qu'il s'était étranglé avec le cordon ombilical.


25 mai 1990
Monsieur et Madame Holmes s'y étaient plus ou moins fait, à l'idée d'avoir un bébé au lieu de deux. La chambre était pourtant si grande, comment leur fille unique allait-elle pouvoir occuper toute cette place... ? Elle jouera. Elle invitera des amis. Elle fera des boums d'ado' quand elle sera en âge de le faire, voilà, c'est pas plus compliqué que ça en a l'air.
On plaignait pas mal les Holmes, une fois la nouvelle tombée. Alors qu'ils étaient très proches de leurs voisins, ces derniers, plutôt que de les féliciter pour la naissance de leur petite fille, se fondaient en excuses à propos du fils qui n'avait pas eu la chance de naître aussi. Mort-né, à cause d'un accident qui arrive quoi, une fois sur mille ? Cent-mille ? Ils étaient dévastés, les espoirs à moitié brisés en comprenant que plutôt une paire de jumeaux, ils allaient élever seulement leur fille. Mais il ne fallait pas rester sur un désespoir pareil : Jodie Elizabeth Holmes, elle, était en très grande forme.

C'était plus dur pour les parents que pour elle, trop jeune, trop petite, inconsciente encore du fait qu'elle a partagé le ventre de sa mère pendant neuf mois avec celui qui aurait dû être son frère. Et ce n'était pas une information dont elle allait être tenue éloignée toute sa vie. Pas qu'elle l'aurait découvert par hasard ensuite lors d'un dîner, ou qu'elle aurait ensuite trouvé des tas d'affaires pour garçon dans les tiroirs. Non, ils lui avaient dit, tout simplement.
Et pas parce qu'ils se sentaient obligés, mais parce qu'elle sentait comme un vide au creux de son cœur.
12 février 1997
À six ans, Jodie jouait toujours toute seule. Elle semblait incapable de se faire des amis, ou plutôt, elle n'avait pas l'air d'en ressentir le besoin. En fait, pour être plus précis, c'est comme si elle s'était rendu compte qu'il manquait une présence dans le jardin, lorsqu'elle faisait de la balançoire ou du toboggan, chez elle.

Elle n'avait envie ni de camarades de classe, ni des enfants des amis de ses parents. Elle avait l'impression qu'il manquait un truc, comme... un bout de sa chambre, ou la moitié des jeux que Papa et Maman lui avaient offert. Mais elle était trop jeune, encore, et, de peur qu'elle comprenne mal, ses parents ont encore attendu avant de lui avouer les faits.
À neuf ans, ce n'était toujours pas fait. Mais ça allait être urgent.

Si Jodie a vécu une enfance on ne peut plus ordinaire – hormis cette question sur le vide, « sentimentalement parlant » - tout a radicalement changé le jour où elle s'est mise à pointer du doigt quelque chose qui n'existait pas. Ou plutôt... qui ne peut pas exister.
C'était souvent quand Jodie était seule, ou lorsqu'elle était embêtée par des garçons du voisinage. Il se passait toujours quelque chose d'étrange et, quand ses parents débarquaient pour comprendre la situation, elle répétait toujours la même chose en désignant l'invisible dans l'air.

« C'est pas moi, c'est Aiden ! »

Aiden.

Les parents appréciaient moyennement cette mauvaise blague. Ce que Jodie ignorait, c'était qu'elle avait nommé son ami imaginaire exactement comme le jumeau qu'elle ne connaîtra jamais. Avec la même orthographe, la même prononciation. Mais pour la petite fille, c'était une réalité pure et dure. Elle prétendait que les choses bougeaient seules, que les fleurs pouvaient éclore en une seconde, et tout ça à cause de cet ami imaginaire qu'elle avait nommé avec ce nom « qui lui était venu comme ça ». Il lui était familier, disait-elle. Elle avait l'impression d'en connaître un.
Lorsqu'il en fut trop, pour eux, ils décidèrent de lui tout lui raconter.
16 août 2009
« Aiden Holmes » était le titre de bon nombres de ses dessins.
Finalement, ce n'était peut-être pas une si bonne idée de lui dire la vérité. Jodie n'avait pas pleuré, ni crié, ni même posé de questions qui remettraient son existence en cause – hormis « pourquoi et comment ». Elle était jeune, mais assez grande pour comprendre. Mais à dix ans, ses parents lui découvrirent une curieuse « passion » pour le dessin.

Des bonhommes. Des tas de bonhommes. Jodie faisait travailler son imagination. Elle se demandait à quoi Aiden aurait ressembler. S'il aurait eu les cheveux courts, longs, les yeux marrons comme les siens, plus clairs ou plus foncés. Peut-être quelque chose qui tient plus du père ou de la mère. Si lui aussi, il aurait eu des tâches de rousseur et ces joues rondes. Si, en sa présence aussi, les choses auraient bougé.
Bougé.
Comme un fantôme l'aurait fait.

L'esprit plus ouvert, plus libre, Jodie chercha tout, partout, sur Internet et dans les livres. Et si Aiden était là ? S'il était ici ? On en voit partout dans la fiction, des fantômes qui communiquent avec les vivants ! Car bien évidemment, les objets qui bougent par petits coups, ça n'était absolument pas de sa faute. Jodie n'avait pas encore conscience de son pouvoir, la présence de son frère mort-né mais devenu esprit attaché à la maison était la seule solution. À la maison, ou à elle. Parce qu'ils auraient dû être jumeaux. Ensuite, elle gardait ça pour elle, mais lorsqu'elle a déblatéré toute sa théorie féerique et utopique à ses parents, ça ne s'est pas passé comme elle l'imaginait.

Sa mère était conciliante, elle comprenait que Jodie rêve de connaître un frère qui aurait dû lui ressembler en beaucoup de choses. Son père, beaucoup moins : il supportait de moins en moins les délires de Jodie, et la grondait régulièrement pour qu'elle « arrête de dire des bêtises ». Il manquait clairement de patience, surtout lorsqu'il entendait des voisins que leurs enfants ont rencontré des « problèmes » avec leur fille unique. Il ne l'avait toutefois jamais frappé, mais la menaçait juste d'une fessée bien méritée.
Un soir, la main faillit vraiment partir, dans le salon. Et là, ça réagit.
Les lampes de la pièce clignotèrent, jusque dans la cuisine. On se dit alors que Jodie n'avait peut-être pas si tort que ça.
30 janvier 2010
- Tu verras, on m'a dit qu'il était très compétent et très gentil... Fais-lui confiance.

Maman disait ça, mais Jodie avait très peu confiance envers les psychologues, de base. Ses parents lui en avaient prescrit un premier depuis qu'Aiden était devenu son nouvel ami imaginaire. Maintenant que les choses s'étaient envenimés en une situation plus délicate, on avait demandé à changer de spécialiste. Oh, bien sûr, il n'a jamais été simple de justifier ça... « Objets volants » et « lampes qui clignotent », sur le formulaire, ça a fait haussé plus d'un sourcil.

Mais lorsque la petite Jodie de dix ans rencontra son nouveau « psychologue », tout sembla se passer pour le mieux. Il avait le don d'entrer dans le vif du sujet sans pour autant la mettre mal à l'aise. La voilà, la différence, avec ses parents : il n'essayait pas d'apprendre des choses en tournant autour du pot. À force de faire comme ça, Jodie se sentait plus bizarre que spéciale. Assise face à son bureau, elle avait en face d'elle des feuilles et des crayons de couleurs. Lui ? Pas de matériel bizarre ou trop de dossiers étranges où il devait noter ses moindres faits et gestes. Contrairement aux yeux de l'ancien psychologue, elle n'allait pas passer pour un rat de laboratoire.

- Bonjour, Jodie. Alors... parle-moi un peu de toi.

On avait tendance à croire que les adultes « plus très jeunes » avaient tendance à intimider les enfants. Mais celui-ci avait un air de père de famille qui la mit rapidement en confiance.

- Tes parents m'ont parlé d'événements... étranges, qui se produiraient autour de toi. Tu peux m'en dire plus ?

Et Jodie parla. Avoua. Pourquoi le cacher, elle-même n'avait pas conscience de ce que ça impliquait. Elle pensait, à la limite, passer encore pour une petite fille qui détenait trop d'imagination jusqu'à causer du soucis à ses parents. Mais il l'écouta, et l'écouta encore, sans jamais l'interrompre. Il semblait bien plus intéressé, et avec plus d'honnêteté, que l'autre type qui mimait des expressions bien trop exagérées pour paraître impressionné par les dires de la petite sorcière.
C'est lui qui lui a offert le fameux fin mot de l'histoire. Jodie était une sorcière.
Et lui aussi.
1er septembre 2010
Cervirald, s'appelait sa nouvelle maison. Ceux qui soignent, qui guérissent. Elle n'était pas certaine de ce que ça voulait dire, mais elle appréciait la signification de ceux qui portaient l'émeraude. Et le cerf était un bel animal... quoi, c'était pas un cerf ?

Un peu comme son premier jour à l'école moldu, Jodie se sentait très perdue et seule. Elle ne connaissait personne. Seul son psychologue sorcier lui servait de repère quand il le pouvait, et il fallait avouer que Jodie lui en devait beaucoup. Ses parents – surtout le père - réticents à l'idée de laisser leur petite fille partir dans le pays voisin pour s'instruire de lois et enseignements d'un monde dont ils ignoraient tout, n'ont eut d'autre choix que de les accompagner au moins une fois à Bloombury, afin de mieux comprendre ce qu'il en était (enfin, « comprendre », c'est un euphémisme).

Encore une fois, Maman faisait de son mieux pour soutenir sa fille malgré l'incompréhension totale d'un moldu au milieu d'un univers pareil, tandis que Papa refusait de croire que depuis le début, « tout était magique ». Ça paraissait trop simple et, il restait convaincu que, en tant que petite fille née de manière ordinaire, en persistant, elle pouvait rester ordinaire.
Une école de magie ? Et il fallait envoyer un formulaire, en plus ? Mais qu'elle idée !
Le sorcier psychologue avait parlé de toutes les écoles possibles, en particulier d'Ilvermorny, qui était plus près de la maison qu'Ilukaan. Mais une chose avait attiré l'oeil de la petite pour qu'elle décide de se rendre en Nouvelle-Écosse.

« Sciences occultes », ça sonnait du domaine du fantôme.

Jodie restait convaincue que, quelque part, qu'il s'agisse de magie ou du surnaturel re-re-re-visité par les moldus, Aiden n'était pas juste un bébé mort-né ou une partie de son imagination. Elle l'avait bien trop prit au sérieux pour abandonner du jour au lendemain, même si explication aux choses étranges il y avait. Son choix était alors vite-fait, encouragé par le psychologue qui lui jura de l'aider à s'intégrer dans le monde magique comme elle en avait besoin.

Sa nouvelle vie pouvait alors commencer.
22 juillet 2012
Jodie avait toujours du mal à se faire des amis, quand bien même tous, objectivement, lui ressemblaient, dans sa nouvelle école. Mais du point de vue de la Cervirald, ça semblait plutôt être le contraire : plus le temps passait, plus elle avait l'impression de s'écarter davantage de belles occasions à bien s'entourer. C'est pourquoi elle n'a jamais tenu autant correspondance avec ses parents que depuis sa toute première rentrée. La deuxième année s'est achevé il y a presque un mois que déjà la demoiselle doutait encore de pouvoir aller plus loin. Un aveu qu'elle partageait très souvent avec son psychologue sorcier qui la soutenait quand elle en avait besoin : saura-t-elle continuer ? Aller jusqu'au bout ? Est-ce que le monde sorcier ne serait pas un peu trop grand, trop gros, trop important pour elle ? Quand bien même il s'agirait d'une planète alternative comme la Terre, elle avait l'impression que le monde moldu était mille fois plus petit que l'autre. C'était peut-être le cas, qui sait.

La mère de Jodie improvisa une journée « fête d'anniversaire » où elle fut invitée. Officiellement, en tout cas : Jodie ne connaissait que de loin la fille qui fêtait ses quinze ans, fille d'une amie de Maman. Plus une inconnue qu'une connaissance, donc. Elle était mal à l'aise, pas certaine de vouloir y aller, se sentait plus poussée de devoir se faire des amis moldus alors qu'elle n'était toujours pas certaine de quelle place elle préférait entre celle de sorcière ou de « fille tout à fait normale », comme vociférait son père. Un type qui n'était jamais content quand on évoquait Ilukaan, même quand elle rentrait pour les vacances d'été. C'est bien simple : dès ses 16 ans, il insistait pour la mettre dans une école militaire.

Laissée ensuite seule devant la maison, elle découvrit en entrant qu'il n'y avait que des ados un peu plus âgés qu'elle. Pas d'adultes – la mère de la maison devait être partie pour la journée. Ils étaient quoi, cinq, six ? Et pas un ne différait de l'autre : ça parlait cul et ça cachait des bières jusqu'à ce que la mère s'en aille. Clairement, Jodie n'assistait pas là à une fête d'anniversaire où elle se sentait à l'aise. Très vite, les choses dégénérèrent : elle était trop « sage », trop « sainte-nitouche », ou chiante, pas intéressante, super conne, pour reprendre leurs mots.
Ils l'enfermèrent sous un escalier à loquet, où elle avait beau crier, ils partaient en riant pour manger le gâteau, faisant tous la sourde oreille. Honteuse, Jodie ouvrit par magie (inconsciente) le dit loquet, avant d'hésiter à prendre la porte sans demander son reste.

Oh non. Ce serait trop injuste.

- Vas-y, Aiden.

Qu'il était là ou pas, ça la rassurait de savoir qu'elle possédait quelque chose qu'ils n'avaient pas. La colère de Jodie mit le salon dans un bazar sans nom. Tout ce qu'elle voulait, c'était leur faire peur. Elle ne pensait pas qu'en sortant avec panique, les adolescents allaient la traiter de monstre.

Lorsqu'elle revit son psychologue sorcier quelques temps après, il insista sur le fait que ses pouvoirs devaient rester ce qu'ils étaient comme le reste du monde sorcier : secrets.

17 juillet 2018
Jodie Holmes visait haut dans le cursus des Sciences occultes.
Peut-être Aiden était-il au bout... ou non.
            
Monsieur le Directeur
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Vincent Leroy
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Sujet: Re: Beyond the eyes, there's imagination. |
Mar 17 Juil - 14:31
                    
Message du staff
Validation
Accompagnée par d'autres nouveaux élèves, tu es appelée par le directeur à t'avancer au centre du Dôme. Scrutée par les élèves et étudiants, tu regardes alors ton reflet dans la fontaine qui va décider de ton sort. D'abord voyant ta sale tête dans l'eau, tu remarques que le reflet semble se changer peu à peu jusqu'à prendre la forme d'un caribou. Tu es d'autant plus surprise quand l'animal commence à pousser un cri dans toute la salle. Tout le monde se met soudainement à t'applaudir, tandis que le directeur s'approche de toi avec une émeraude brute qu'il met autour de ton cou. "Bienvenue à Cervirald !"

—> Te voilà validée, tu peux désormais poster dans tous les recoins du forum, RP-Post ainsi que RPCB.
—> N'hésite pas à voir la chambre qui t'a été attribuée.
—> Si ton personnage est en cursus universitaire, il peut postuler pour avoir un job d'étudiant.
—> Crée dès maintenant un topic pour récapituler les relations de ton personnage. Tu peux également acquérir un portable ou bien créer un blog.
—> N'hésite pas à faire une demande de RP pour trouver un partenaire d'écriture !
—> Enfin, amuse-toi bien sur le forum,  n'hésite pas à en parler autour de toi et à voter régulièrement aux TS !

welcome!

Ab origine fidelis, ex fortitudine scientia.

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