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Dieu donne les noix, mais il ne les casse pas : c'est Oliver qui s'en occupe. [Fini]
Cervirald
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Peter Gougnuf
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Sujet: Dieu donne les noix, mais il ne les casse pas : c'est Oliver qui s'en occupe. [Fini]
Mar 29 Mai - 12:16
                    
Kömpani E. Oliver | OC
MAISON : Strixyst
ANNÉE : 5ème année
OPTIONS : Divination et Arts et Musique magiques
MOTIVATION : Pas le temps pour ça, le plafond ne va pas se fixer tout seul.
ANIMAL DE COMPAGNIE : Une musaraigne appelée Pamela.
BAGUETTE : Une baguette en bois de noisetier rigide de 22 centimètres avec un cheveu de Vélane et une main de Myriam enroulée autour.
PATRONUS : Un énorme pigeon.
ODEUR DE L'AMORTENTIA : Le semla, le pâté et le saucisson. Si avec ça, il ne tourne pas de l’œil, le pauvre garçon.
REFLET DANS LE MIROIR DU RISÉD : Lui avec une horde d'insectes et des cheveux à la Raiponce, menant très probablement une vie de hippie dans les bois.
ÉPOUVANTARD : Aussi un énorme pigeon.
FAMILLE : Aucune.
MATIÈRE FAVORITE : Astronomie.
MATIÈRE LA MOINS AIMÉE : Vol et sport.
Oliver E. Kömpani

— OC (Simone) d'Alexzappa

16 ansNé-molduMasculinSuédois
« Tu mettrais une huître à bout de nerfs ! »

NOM : Kömpani
PRÉNOMS : Oliver Esli
SURNOM : Olive, Lili
DATE ET LIEU DE NAISSANCE : 23/11/2001, dans la ville d'Upsal (Suède)
LANGUES PARLÉES: Suédois, anglais
DON : Aucun
YEUX : Bleus
CHEVEUX : Blonds
TAILLE : 1m77
POIDS : 61

Liste des headcanons
Il a beau prendre grand soin de sa tignasse en ce qui concerne l'entretien, ses chignons sont faits l'arrache — Il suit attentivement la mode vestimentaire moldue — Ses dents du bonheur le complexent énormément, ce qui fait que ses sourires sont rares et qu'il passe pour un pisse-froid (cela dit, ça ne l'empêche pas d'ouvrir son grand bec) — Ironiquement, il a le rire facile et un humour des plus nuls. Du coup il s'étouffe devant les blagues carambars. — Si vous cherchez sa baguette, elle est sûrement dans son chignon. Double fonction. — Il est hémophile mais le garde pour lui pour qu'on le laisse au moins manipuler du papier — Depuis qu'il a vu un de ses chanteurs coréens porter une jupette, il a opté pour l'uniforme féminin avec un pantalon en dessous. —  Déso' pas déso', mais ce privilégié en la matière (badum-tssk!) se gausse devant ceux qui font étude des Moldus — Quand les gens l'appellent madame de dos, il prend la voix la plus grave possible pour leur foutre les boules (et pour rappeler qui est l'alpha, m'voyons) — Depuis qu'il a vu le film Les Oiseaux, le simple roucoulement des pigeons le pétrifie sur place. Les autres oiseaux le mettent mal-à-l'aise, mais le pigeon est selon lui : « Plus laid, et toujours là », devenant ainsi sa plus grande phobie — La magie est, à ses yeux, la dernière option quand un combat éclate. Il a plus confiance en ses poings qu'en sa baguette — Il est aussi assidu que tête-à-claque, chuchotez pas à côté de lui — Quand il est angoissé, il se confie à Pamela. Quelqu'un qui ne peut pas parler est pour lui le meilleur des confidents.

Côté joueur
PSEUDO : Pity
AVATAR : Simone d'Alexzappa
COMMENT AS-TU TROUVÉ LE FORUM ? : On m'a traîné par les pieds en dépit de mes plaintes et de mes râles d'agonie *pose dramatique*
UN PETIT MOT : Ce sera tout Jean-Pierre.
CODE DU RÈGLEMENT : ~
Physique

Le moins que l'on puisse dire de toi, mon cher Oliver, c'est que tu n'es pas des plus ravis lorsque ton reflet te fait face. Tu ne te détestes pas, bien sûr : il ne serait pas intelligent de ta part de fermer la porte à toute chance d'évolution, d'autant plus que ton arrogance naturelle te protège d'un potentiel mal infligé par ton propre regard. Tu as déjà ça pour toi.

Ta figure d'escogriffe te fait tout de même un peu grincer des dents – que tu as longues, à ton plus grand malheur -  mais en dépit de cela, tu sais reconnaître tes qualités physiques quand elles sont devant toi. La première chose remarquable en te voyant,  ou du moins la première chose que tu voudrais que l'on observe, ce sont tes cheveux de belle blonde platine qui te ferait dérober Tristan à Iseult d'un seul claquement de doigts. Ou du moins, c'est ce que tu prétends, pour l'instant, tu n'as rien essayé ; mais ça ne saurait tarder !...

Mais revenons à nos moutons, nous aurons tout notre temps plus tard pour décrire ton vilain caractère de porcinet renfrogné. Nonobstant les codes genrés par pur esprit de rébellion, tu portes la crinière longue avec une fierté crasse et supportes aussi bien les commentaires à son sujet que les mains parmi tes mèches : tu grognes, hisses, souffles voire craches sur quiconque tente de t'adouber d'un « patpat » en plein milieu du crâne tel un serpent enragé, et n'aurais pas peur de mordre afin de protéger tes coiffures. Ironiquement, celles-ci n'ont rien de bien spécial ; elles sont même terriblement banales, pour ne pas dire que tu n'y mets aucun cœur. Et à la vue de tes chignons et tresses réalisés à la va-vite, ce serait mentir que d'affirmer l'inverse. Et Dieu sait que tu aimes mentir quand il s'agit de les défendre.

En bon cliché de l'aryen que tu incarnes, tu es aussi l'heureux bénéficiaire d'une paire de yeux bleutée, elle-même détentrice d'un regard involontairement méprisant contre lequel tu ne peux rien, même en y mettant tous les efforts du monde. Ton air n'est pas des plus sympathiques, et tu le sais : malheureusement, tu ne penses pas pouvoir y faire grand-chose, car pour calmer ceux qui te prennent pour le roi des resting bitch faces, il te faudrait déjà dégainer tes dents pour esquisser un semblant de sourire au moins une fois dans le mois... Mais qui pourrait vraiment te blâmer ? Non content d'empirer ton cas avec un appareil dentaire, ton diastème continue encore à te faire honte, alors tu le dissimules avec les moyens du bord : c'est-à-dire, derrière tes lèvres honteusement pulpeuses qui entretiennent de leur côté ton androgynie.

Tu ne sais d'ailleurs pas comment te positionner par rapport à cette dernière : l'embrasser ou la rejeter, ton cœur balance – ou bien, tu pourrais tout bêtement rester au milieu en espérant que l'on cesse de t'appeler mademoiselle dès que tu as le malheur d'avoir le dos tourné, avant de bafouiller devant ta voix qui n'a rien de celle d'une demoiselle. C'est une option comme tout autre. Mais au vu de ton jeune âge, tu es parfaitement au courant qu'il te reste du temps pour y penser, ce qui fait que la question ne trotte pas bien longtemps sous ton crâne : tu préfères plutôt accorder tes heures à te demander si les points des coccinelles indiquent leur âge (la réponse est non) ou si le bourdon est le mâle de l'abeille. Des sujets bien plus passionnants, c'est l'évidence même.

En parlant d'animaux, le tien ne quitte que très rarement ta personne. Tu portes Pamela sur l'épaule tout en t'assurant de ne pas la faire tomber à sa mort à la suite d'un faux-mouvement : Pour ce faire, ta démarche est lente tel un escargot à la verticale, et tes pas soignés, par mesure de sécurité et absolument pas par flemme aiguë. Ton bienheureux rongeur n'est d'ailleurs pas le seul de tes accessoires : écarteurs, piercings à l'hélix et tatouage à l'épaule, tout désigne le parfait petit frondeur qui cherche à braver l'autorité parentale en se vêtant selon ses propres goûts... ou moins, c'est ce que l'on pourrait croire si tu ne passais pas ton nez fourré dans les magazines de mode.

Accordant beaucoup d'intérêt à ce qu'on peut bien penser de toi, tu polis la pierre derrière des vêtements de première vogue et les choisis avec soin, quand bien même on pourrait remarquer qu'ils ne sont pas toujours adaptés à ta taille. Souvent trop grands dans l'espoir d'un jour ne plus faire concurrence à ta propre baguette, tu flottes confortablement dedans mais te considères tout de même comme étant fashion et branché. Ce n'est donc pas demain la veille qu'on te verra en claquettes-chaussettes, il y a des limites que même ton esprit dissident se refuse à franchir pour le bien de tous, et surtout le tien.


Caractère

Si une bande de scientifiques dérangés s'enfilait l'ultime verre de trop et se mettait en tête de croiser un ours avec un opossum (tu sais, ces mangeurs de déchets aussi sympathiques qu'une mandale dans le coin du nez), ce serait toi, Oliver, le résultat de cette expérience contre-nature. Tu as la sociabilité légendaire de l'ursidé et la ridicule agressivité du didelphidé, faisant ainsi de toi la personne qui se voudrait la moins fréquentable de ce système solaire. Le temps t'a appris à te complaire dans le réconfort de ta solitude, loin de l'angoisse des interactions sociales et des réflexions persistantes sur le comportement à adopter face à telle ou telle personne. Désormais, tu le sais, tu l'as bien compris : la façon dont tu dois agir une fois confronté à tes pareils est tout bonnement... la fuite. Inutile de te jeter par la première fenêtre passante ou de terrasser quiconque te prendrait pour l'animal social que tu n'es pas, tu as trouvé bien mieux – et bien moins dangereux. Prendre tes jambes à ton cou quitte à t'en perforer le poumon lorsqu'une personne ennuyeuse cherche à établir un contact avec toi ne te fait pas peur ; à l'inverse, il s'agit là d'une de tes principales réactions, aussi bizarre puisse-t-elle être d'un point de vue extérieur. Et si tu te fais rattraper, eh bien... disons que mimer une crise d'asthme et t'écraser au sol ne t'effraie pas non plus. S'il faut être bizarre pour avoir la paix, tu balanceras à la poubelle tout ce que ta mère t'a appris et deviendras  l'incarnation de l'étrangeté. Parfois, il faut être prêt à faire des sacrifices.

Car oui, ta pauvre mère a beau s'être tuée à la dure tâche qu'était d'éduquer un petit ingrat tel que toi, les bonnes manières ne se sont jamais totalement inscrites sous ton crâne et tu y manques chaque jour un peu plus. Des fois, tu ne dis bonjour à personne et ne t'encombres d'aucun remord, considérant qu'il est de ton droit de n'accorder que peu d'intérêt à ton entourage. La bulle impénétrable que tu as érigé autour de toi n'a comme concurrence que la carapace que tu te traînes depuis ton entrée dans l'adolescence, lorsque tu as réalisé qu'il allait te falloir des défenses solides pour survivre sur ce champ de bataille hormonal. Et la raison à ton comportement est extrêmement simple : En dépit de tes airs assurés, ta confiance personnelle est un jour partie en vacances sans jamais penser à revenir, et impossible pour toi de la remettre dans ton filet. Et si tu butes sur un mot en parlant à quelqu'un ? Et si tu bégaies avec le stress montant ? Et si la personne fixe tes jolies petites dents du bonheur au lieu de faire comme n'importe qui et lorgner ton front ? A défaut d'avoir une réponse à ces interrogations, tu préfères t'en passer, comme tu te passes de la compagnie de tes camarades. Tout est bon pourvu que tu ne te sentes pas au bord de la crise d'angoisse à chaque croisement de couloirs.

Pourtant, tu voudrais être capable de te faire des amis, mais c'est comme si tu avais manqué une leçon lors de ton enfance - ou alors tu ne l'as jamais quittée et regrettes maintenant l'époque où il te suffisait de donner à manger aux autres ou de les harceler pour tisser un lien avec eux. Sauf que pour cela, il faudrait que tu bouges ton popotin de blondinet et te décides à capturer ceux qui te semblent faits pour entrer dans ton cercle d'amis, au lieu de les terrifier avec ta hargne digne d'un éléphant de mer à qui on aurait piqué la meuf. Pendant que d'autres courent après la reconnaissance d'autrui, toi, tu as abandonné et cours dans l'autre sens : tu montres les crocs et n'hésites pas à provoquer des bagarres avec plus fort que toi, mais heureusement (pour toi), tu te moques bien de finir les dents dans le carrelage. N'est-ce pas la preuve que tu réussis à interagir avec tes confrères une fois de temps en temps ? Il faut apprendre à se satisfaire de peu, après tout : tu pourrais même tirer un soupçon de fierté en te disant que tu as été sociable après avoir fait un doigt d'honneur à quelqu'un. Ce serait ton acte civilisé de la journée. Évidemment, tu pourrais tout aussi bien apprendre à te taire et vivre dans ton coin, mais ce serait bien trop simple. Car en plus d'être un grand stressé, Oliver, tu es aussi un inexorable frustré. Tout semble t'énerver – jusqu'aux choses les plus triviales. Les gens heureux, les gens tristes, les gens gentils (gengentils) comme méchants... Ils te donnent tous envie de hurler, et tu ne te prives pas de quelques commentaires cinglants lorsque l'occasion de les descendre se présente. Le psychologue t'a toujours dit de ne pas tout garder pour toi : non seulement ce n'est pas bon pour ton mental, et en plus, tu cours le risque d'exploser – c'est pour le bien de tous que tu te la joues vieille garce du fond de la classe, ce n'est a-bso-lu-ment pas gratuit. Quelle idée.

Étrangement, il y a plus de chances que tu t'entendes avec de mauvaises personnes qu'avec de bonnes, puisque ces dernières raniment tous les complexes que tu as quant à ta propre personne. S'ils sont aussi biens alors que de ton côté, tu penses à génocider tout ce qui respire trop près de toi, comment est-ce qu'une relation pourrait fonctionner ? Pour l'instant, tu l'ignores, alors tu te contentes de les toiser de ton mètre 77 avec toute la méfiance que ces gens t'inspirent. Sait-on jamais ce qu'ils peuvent cacher derrière ces sourires... peut-être un couteau, ou bien une baguette toute pleine de haine comme toi tu en es gorgé. Le côté positif à cela, c'est que ta solitude contribue grandement au bon déroulement de tes études, seul moyen que tu aies pu trouver afin de prouver ta valeur en dépit de tes origines moldues. Car loin de n'avoir que des défauts, tu es un excellent élève avec une attention de belle-mère en présence de sa belle-fille indigne de son fils, et ressors de tes examens avec des notes plus que satisfaisantes Tous... le sport mis à part. Disons que ton énergie est à l'image de tes perspectives d'avenir, c'est-à-dire inexistante. C'est à se demander si les scientifiques n'ont pas rajouté une limace et deux bras cassés dans le cocktail, parce que bon dieu, ce que tu te traînes ! Pour un peu, tu ramperais presque... mais c'est fatiguant de ramper, alors tu ne te réduis pas à ça.

A la place, tu préfères profiter de ta faiblesse physique pour obtenir la pitié de tes professeurs ou, s'ils n'ont aucun cœur, simplement limiter tes mouvements afin de te fatiguer au minimum. De toute façon, tu estimes que le sport n'a rien à foutre là ou devrait au moins être une option, d'autant plus que les épreuves en balai mériteraient le feu du purgatoire : toi, tu as peur du vide, et le balai, c'est fait pour balayer. C'est comme ça, on ne change pas les choses, et surtout pas pour créer un sport que tu considères comme débile. Qui trouverait amusant de stalker un truc jaune ailé pendant qu'une meute d'australopithèques te volent après pour te flanquer des gnons ? Des sauvages, voilà qui ! Et quiconque pense que c'est parce que tu es incapable de faire le quart du plus nul de leur équipe de Quidditch a tout simplement tort. M'voyons. Tu es très doué, c'est juste que dans les airs, tu t'accroches comme un chat à sa branche et refuses de lâcher prise : et c'est une technique comme n'importe laquelle. Il est important de laisser s'exprimer ses élèves, après tout. Toi, tu exprimes ta peur en prenant la posture la moins adéquate pour voler, c'est déjà ça.

Mais alors, que se passe-t-il lorsqu'on réussit à mettre la main sur toi ? Déjà, tu dégages la main parce que tea consent et que tu n'aimes pas être frôlé par la plèbe, mais aussi, tu réussis enfin à être quelqu'un de relativement correct. Tu peux même te montrer un tantinet trop dépendant pour ne pas  créer de malaise, mais rien de problématique car tu as tellement peur que l'on s'écarte de toi que tu te régules tout seul. Sympathique, blagueur et un peu langue de pute sur les bords, tu te mets alors à partager tous les potins que tu as retenu en surveillant ton entourage (et en écoutant les conversations, rappelons bien que tu n'as aucune décence) mais reste toujours à l'affût d'un potentiel soucis, puisque ton hypersensibilité ne disparaît pas du jour au lendemain. Plus la personne est proche de toi, et plus elle est à risque de mettre les pieds dans le plat et de te vexer, ce pour quoi tu restes réfractaire à ce genre de relations. Tu interprètes tout, et parfois très mal, et c'est ta principale faiblesse en tant qu'ami ; car si tu es désigné partout comme étant un jeune homme mature, il te reste encore beaucoup de temps pour mûrir sur le plan émotionnel.

En résumé, tu aimes : La bouffe (faut pas juger un squelette sur ses os), la mode, ta DS, te foutre de la gueule des gens, ta mère malgré tout (lui dites donc pas d'aller imiter Oedipe, il sera pas content), les insectes, les animaux, les tutos coiffures, Pamela, Beyoncé et la KPOP.

Tu détestes : Le Quidditch, tout le monde et surtout toi qui lis ça, le sport, les pigeons (leurs rourous te font pleurer), qu'on te dise quoi faire  « pour ton bien », les gens trop sociables, le bruit, et ceux qui prennent des cours sur les moldus. Ton monde n'est pas un zoo, non mais.  

Histoire

[Sais-tu à quoi ressemble la folie, Oliver ? Ah ! Ne me regarde pas avec cet air-là —  tu penses bien que je ne te demande pas cela pour t'embêter, et encore moins dans le but puéril de me moquer de toi. Pas cette fois. Pas à ce sujet-là... il y en a trop que j'aurais pu choisir à la place, alors pourquoi me serais-je embêté avec celui-ci ?  Certes. Je l'admets. C'est une question stupide, et quelque peu indélicate, que je te pose ici, puisque bien sûr, que tu le sais. Et moi tout autant. Tu l'as même regardée dans les yeux... et même en essayant de toutes nos forces, il est impossible d'oublier ces yeux-là.]

« Tout ce sang... tout ce sang ! Oliver, mon chéri ! Combien de doigts tu vois ? Regarde maman, parle-moi ! C'est de votre faute, avec vos jeux de sauvages ! Vous savez qu'il est fragile ! »

Malgré le temps qui s'est écoulé depuis cet incident, il te suffirait juste de fermer les yeux pour que sa voix te revienne à l'esprit... Rauque et brisée, comme des ongles frottés contre un tableau noir. Grinçante. Douloureuse. Pareils à une prison de chair, ses bras ne te lâchaient plus, tandis qu'autour de vous s'agglutinaient enfants et maîtresses qui se confondaient en excuses, tout en redoublant de sincérité à chaque rejet essuyé. Ils ne semblaient plus savoir que dire ou que faire, et bégayaient maladroitement dans l'espoir de calmer la colère de ta génitrice. Mais elle se refusait à tous, comme à tout. Toi-même, elle ne t'écoutait déjà plus. Tu essayais pourtant, de lui dire que tu n'avais pas mal, et surtout que tu n'avais pas pleuré  —   un mensonge évident, mais quel petit garçon n'a jamais essayé de paraître plus fort qu'il ne l'est aux yeux de sa mère ? Au fond, ce n'était qu'une éraflure que n'importe quel enfant de ton âge aurait pu se faire au milieu d'une cour de récrée.

Tu avais joué à chat avec tes amis, puis une erreur de coordination propre à la douce enfance t'avait projeté à genoux sur le gravier ; ce n'était pas plus grave que cela. Bien sûr, tu sanglotas un moment sous le choc de l'impact, mais te remis vite sur tes deux jambes pour retourner jouer : tu fus même si pris par l'excitation du jeu que tu en oublias de nettoyer la plaie, comme tu oublias l'inquiétude qui empoisonnait depuis ta naissance le jugement de ta mère. Avant même de pouvoir faire quoi que ce soit pour le contrer, tu fus déscolarisé, et commençais l'école à la maison. Sainte maison protectrice où rien ne peut arriver. Bien entendu, tu ne pensais pas que les choses allaient tourner d'une telle manière, mais la gêne que tu ressentis fut telle que tu ne cessas plus jamais d'appréhender les réactions de ta mère. Car à quatre ans, tu avais déjà compris qu'elle n'était pas tout à fait comme les autres – tout comme tu ne partageais rien avec les enfants que tu connaissais, leur chance étant comprise dans le lot.

Tu le disais et n'as jamais cessé de le répéter en dépit de tes seize ans révolus : cette femme était quelqu'un de bien, et les années passées n'ont en rien altéré ton point de vue sur elle ainsi que ta bienveillance à son égard. Tu savais qu'elle était malade. Et depuis qu'elle avait appris de la bouche du médecin que ta coagulation était aussi troublée qu'elle ne l'était, c'était comme si les choses ne faisaient qu'empirer. Rien de bien grave, que tu continuerais à dire. Mais pour elle, qui tremblait devant sa propre ombre, cette maladie te faisait risquer la mort au moindre pas que tu effectuais en dehors du cocon qu'elle avait dressé pour ta sécurité. Tu allais à l'école  — à la maison. Tu jouais parfois  — à la maison. Quant à ton père, eh bien... il était partout, sauf à la maison. Jusqu'au jour où il comprit que fuir loin de cette femme et de ses troubles était le seul moyen de vivre une existence paisible. Il croyait mériter mieux, et le pire, c'est qu'il avait raison. Tu lui donnais raison. Au fond de toi, tu le jalousais peut-être un petit peu... Mais elle avait besoin de toi, alors tu ne pensas que très rarement à prendre la poudre d'escampette. D'autant plus que tu ne t'en croyais pas encore capable.

Une chose est sûre : si tu ne l'avais pas aimée, tu l'aurais prise en horreur — et aurais probablement tenté de l'étouffer d'un coussin pressé contre le nez pendant la nuit. Mais elle n'était qu'une pauvre femme pathétique et mal-aimée par la vie, qui te regardait grandir d'un œil inquiet et qui ne s'opposait jamais à tes décisions, par peur que tu ne la quittes à ton tour. Il fallait seulement que tu ne t'éloignes pas. Souvent, tu la provoquais par pure cruauté, clamant que tu vivais mieux dans la nouvelle famille de ton père (ce qui n'était pas un mensonge cette fois) et que tu allais demander au juge de vivre avec lui, puis t'excusais aussitôt en voyant que tes propos l'avaient profondément affectée. Par je-ne-sais quelle magie, tu as toujours su t'arrêter avec elle, surtout parce que tu n'avais personne d'autre. En dépit de toute ton affection pour ton père, ce n'était pas pareil : il commençait à forger son nouveau nid dont tu ne faisais qu'à moitié partie, pendant que toi, tu devais t'occuper du tien, et surtout de l'énorme poussin qui s'étalait en son centre.

Le plus triste, Oliver, c'est que toi et ta mère êtes les deux grands — et seuls — rôles du début de ta vie. Impossible de parler d'autre chose que de vous, puisqu'à part elle... eh bien, tu n'avais pas grand-chose, pour ne pas dire rien. Pas vraiment de famille, ni même d'amis, bien que tu aies rapidement eu accès à internet (et à la KPOP salvatrice): c'est même une chance que tu n'aies pas toi-même commencé à devenir fou de solitude. Vous auriez au moins eu le luxe de faire la paire ! Fort heureusement, ta simple présence à Ilukaan suffit à prouver que ton éloignement forcé du monde extérieur ne dura pas. Tu commençais à peine à entrer dans l'adolescence qu'une personne bien étrange s'invita dans ta vie, ainsi que dans ta maison après avoir reçu plusieurs fois la porte dans le nez. Ta mère avait en effet essayé de le garder loin de toi, mais ta curiosité prima sur son autorité ; tu laissas donc entrer l'homme au moment-même où elle le croyait parti. Il se présenta comme étant un inspecteur magique — ce qui te fit doucement sourire jusqu'à ce que tu comprennes qu'il ne te prenait pas pour le dernier des débiles et était bel et bien sérieux. Une impression qui ne fit que s'accentuer, alors qu'il t'annonçait que ta bizarrerie ne s'arrêtait pas seulement à ton hémophilie et à perturbante androgynie.

Il fallait en plus que tu sois un sorcier ; et pas des mieux lotis, non, un né-moldu. A croire que tu restais malchanceux même lorsque ta bonne étoile te faisait honneur ! L'espace d'une seconde, tu soupçonnas ta mère de t'avoir caché un tel héritage qui aurait pu tout expliquer (ou du moins, une partie) puis compris à son visage secoué de spasmes qu'elle en savait aussi peu que toi : c'était à peine si elle tenait assise, avec la crise d'angoisse qui remontait le long de sa gorge à chaque mot que prononçait l'inconnu. École de magie. Sorcellerie. Monde extérieur. Ceci allait à l'encontre de tout ce qu'elle s'était épuisée à façonner. Naturellement, elle refusa, prétextant que tu étais trop jeune et trop faible pour t'en aller de la sorte : à 11 ans, tu étais censé faire autre chose qu'apprendre à manier une baguette, comme... jouer à la DS en observant le jardin d'un air mélancolique. Comme tous les enfants normaux. Tu t'empressas aussitôt de contrer ces excuses, comme poussé par une force que tu ne te connaissais pas. Tu insistas même longuement, voyant en cette rencontre l'occasion de vivre autre chose que l'aventure d'une pauvre princesse enfermée dans sa tour à la Raiponce — d'autant plus que tu restais persuadé que ne pas maîtriser la magie allait  te faire courir plus de risques que de t'aventurer dehors.

Au fond, et malgré toute l'affection que tu avais pour elle, tu ne voulais pas finir par lui ressembler ; ton cas était déjà bien avancé pour vouloir continuer de cette façon.

En utilisant sa peur que tu te blesses avec un pouvoir non-canalisé, tu réussis étrangement à la convaincre, grâce à l'aide, et surtout aux paroles réconfortantes de l'invité. Elle ne t'accompagna cependant pas pour ton départ, ne supportant pas de te regarder partir : à la place et afin de « combler son absence », elle t'offrit une musaraigne (seul animal qu'elle ne jugeait pas assez dangereux pour toi) ainsi qu'une main de Myriam, qu'elle te fit promettre de porter afin que rien ne te mette en danger. Une fois cette dernière entre tes mains, tu l'enroulas autour de ta baguette, qui, après un long moment passé à être chérie et adorée, finit comme simple accessoire à cheveux après quelques années au sein de l'école. Ton besoin de prouver que ta place est méritée tout comme ta peur d'être ramené à la case départ t'ont néanmoins permis de faire tes preuves : en élève sérieux, tu es désormais en cinquième année, mais hélas ! Toujours aussi minable sur tous les points en matière de sociabilité, seule chose que tu n'as pas réussi à changer.



Dieu donne les noix, mais il ne les casse pas : c'est Oliver qui s'en occupe. [Fini] UsvgDieu donne les noix, mais il ne les casse pas : c'est Oliver qui s'en occupe. [Fini] Nna2Dieu donne les noix, mais il ne les casse pas : c'est Oliver qui s'en occupe. [Fini] 1533925853-pity-1


Spoiler:
 


Merci à Isaac (pas comme si je t'aimais bien ou quoi que ce soit, b-baka) et à Lu' d'amùr ♥:
 
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Cervirald
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Peter Gougnuf
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Sujet: Re: Dieu donne les noix, mais il ne les casse pas : c'est Oliver qui s'en occupe. [Fini]
Sam 2 Juin - 3:32
                    
Je m'excuse du double-post et invoque l’œil divin du staff (et notamment celui de Tam à qui j'ai -normalement- bien envoyé le code) car j'ai FINI ! flamme
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Monsieur le Directeur
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Vincent Leroy
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Sujet: Re: Dieu donne les noix, mais il ne les casse pas : c'est Oliver qui s'en occupe. [Fini]
Sam 2 Juin - 14:35
                    
Message du staff
Validation
Accompagné par d'autres nouveaux élèves, tu es appelé par le directeur à t'avancer au centre du Dôme. Scruté par les élèves et étudiants, tu regardes alors ton reflet dans la fontaine qui va décider de ton sort. D'abord voyant ta sale tête dans l'eau, tu remarques que le reflet semble se changer peu à peu jusqu'à prendre la forme d'une chouette.  Tu es d'autant plus surpris quand l'animal commence à pousser un cri dans toute la salle. Tout le monde se met soudainement à t'applaudir, tandis que le directeur s'approche de toi avec une améthyste brute qu'il met autour de ton cou. "Bienvenu à Strixyst !"

—> Te voilà validé, tu peux désormais poster dans tous les recoins du forum, RP-Post ainsi que RPCB.
—> N'hésite pas à voir la chambre qui t'a été attribuée.
—> Si ton personnage est en cursus universitaire, il peut postuler pour avoir un job d'étudiant.
—> Crée dès maintenant un topic pour récapituler les relations de ton personnage. Tu peux également acquérir un portable ou bien créer un blog.
—> N'hésite pas à faire une demande de RP pour trouver un partenaire d'écriture !
—> Enfin, amuse-toi bien sur le forum,  n'hésite pas à en parler autour de toi et à voter régulièrement aux TS !

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Sujet: Re: Dieu donne les noix, mais il ne les casse pas : c'est Oliver qui s'en occupe. [Fini]
                    
            
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